Chapitre 29 : la responsabilité

Publié le par RoN

« Voici la situation mondiale telle qu’on la connaît aujourd’hui, soit environ deux ans après le début de l’épidémie » annonça Jack sans préambule.

En un clic, le jeune homme fit apparaître sur l’écran géant la carte de localisation des goules qu’il connaissait depuis la veille. Le vacarme qui régnait jusque là dans le gymnase céda immédiatement la place à un silence de glace, le temps que les deux cent cinquante genesiens réunis pour une assemblée générale exceptionnelle puissent observer l’image agrandie par le rétroprojecteur. Il ne fallut pas attendre plus de quelques instants pour que les premières exclamations de surprise retentissent, bientôt suivies de jurons et autres démonstrations de stupeur. Jack laissa ses camarades discuter entre eux pendant deux ou trois minutes, avant de lever les mains pour rétablir le calme.

« Ayant moi-même passé pas mal de temps à examiner cette carte depuis hier, je vous propose d’en faire une petite analyse, continua-t-il quand tous furent attentifs à nouveau. Ça gagnera du temps et répondra sans doute à pas mal de questions. Si Rick et Mitch ont des informations complémentaires à ajouter, qu’ils se sentent libres de m’interrompre. »

Plusieurs genesiens manifestèrent leur approbation en hochant la tête, et Jack s’empara d’une feuille sur laquelle il avait passé la matinée à gribouiller des tas de notes.

« Nous estimons qu’à l’heure actuelle, environ quatre-vingts pour cent de la population mondiale a été contaminée par la Ghoulobacter, lâcha-t-il. Est-ce mieux que ce que nous espérions ? Ou pire ? A vous de vous faire votre avis. Pour ma part, je suis toujours parti du postulat que l’intégralité de la planète avait été touchée. Or comme vous pouvez le voir, ce n’est pas le cas. Sur les cinq principaux continents colonisés par l’être humain, deux ont été épargnés : la Filia et l’Insula.

-         Bon dieu, mais comment c’est possible ? s’exclama Charles Moncle. Depuis tout ce temps, ces saloperies de zombies n’ont pas réussi à aller jusque là ? Les océans n’ont pourtant pas l’air de constituer un obstacle… Vous avez vu le taux de contamination du Soror et de la Fragma ?

-         D’après ce qu’on a observé, les goules ne traversent toujours pas les mers et autres étendues d’eau, opposa Rick. La plupart des continents insulaires ont été atteints quelques semaines ou quelques mois après le début de l’épidémie chez nous, et sont donc maintenant aussi dévastés que le Pater ou la Mater. Vraisemblablement, la Ghoulobacter y a été amenée par l’être humain, pas par des goules qui auraient miraculeusement réussi à traverser l’océan.

-         On peut supposer que des survivants ont tenté de fuir l’épidémie en voyageant sur les îles, sans savoir qu’ils emmenaient avec eux des contaminés, ajouta Mitch. Ou bien des goules se sont planquées dans leurs bateaux…

-         La contamination de certaines îles semble parfois plus récente, objecta cependant Jack. Si on zoome sur le territoire à l’ouest du Pater, par exemple, on peut voir que la plupart des goules sont beaucoup plus « jeunes » que celles des continents de l’est, le notre compris. Ce qui veut dire que là-bas, la pandémie est beaucoup plus récente. Quelques semaines, quelques mois tout au plus. On pourrait sans doute y trouver un certain nombre de survivants.

-         Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? interrogea Carolane qui, comme beaucoup de genesiens, ne voyait pas où Jack voulait en venir.

-         Que si l’eau empêchait au départ les goules d’attaquer les îles, ce n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Les oiseaux-zombies ne doivent pas avoir grand mal à traverser quelques dizaines de kilomètres d’océan, par exemple…

-         OK. Mais visiblement, ils n’ont toujours pas réussi à aller jusqu’à la Filia. Pas la moindre goule sur tout le côté ouest du globe ! Merde, c’est quand-même dingue ! »

Jack ne pouvait qu’être d’accord avec cette remarque. Lui-même ne s’expliquait absolument pas comment cela était possible. C’était presque trop beau pour être vrai. Mitch et Rick avaient vérifié et revérifié des dizaines de fois les données fournies par les satellites, et il n’y avait pas d’erreur : la Filia et l’Insula avaient échappé à la contamination. Un peu plus d’un milliard d’hommes et de femmes, n’ayant d’autre choix que de vivre en autarcie dans une société relativement inchangée.

Non, leur mode de vie avait forcément été bouleversé. Il faudrait étudier les données du mode observation de façon plus précise pour en savoir davantage, mais la fermeture des frontières devait nécessairement avoir eu des conséquences.

« Pauvreté, pénuries… Rationnement de l’eau, de la nourriture, des médicaments et de l’électricité… décrivit Aya, imaginant très bien dans quel état se trouverait un pays coupé du reste du monde. La loi martiale a probablement été déclarée, autant pour réprimer le mécontentement populaire que pour protéger les citoyens de toute menace provenant de l’extérieur.

-         Il me semble en effet que nous y avons détecté une importante présence militaire, confirma Mitch. En particulier au niveau des côtes…

-         Alors ils savent, en déduisit Hadida. Ils savent ce qui se passe sur les autres continents, et essaient de s’en protéger.

-         Le gouvernement est au courant, oui. Après tout, eux aussi peuvent utiliser des satellites d’observation. Mais pour ce qui est du peuple, je suis plus dubitatif…

-         En effet, ajouta Rick. Il semble que l’information soit sévèrement contrôlée. Quand on a découvert que la Filia était intacte, on a bien évidemment essayé d’en savoir plus. Or il semble que leur réseau extranet soit tout bonnement inexistant. Plus aucune communication numérique, seulement quelques échanges militaires cryptés. Même chose du côté de leurs émissions hertziennes. Tous les programmes télévisés sont constitués de rediffusions, et les informations actuelles sont exclusivement consacrées à ce qui se déroule dans le pays. Je crois bien que les citoyens n’ont aucune idée de ce qui se passe sur les autres continents…

-         Merde, c’est pas possible ! grogna Charles. Les gens sont curieux. Ils doivent forcément chercher à savoir !

-         J’imagine qu’on a dû leur donner une explication. Un conflit majeur ou une épidémie, tout simplement. Qu’en pense notre expert en manipulation publique ? interrogea Jack en jetant un regard appuyé à Krayzos, silencieux mais parfaitement attentif.

-         Un gouvernement cherche toujours à maintenir l’ordre dans son pays, expliqua l’ancien président. Ce n’est pas par plaisir que les dirigeants mentent à leurs électeurs, mais simplement pour les garder sous contrôle. Si les gens ont peur, ils ne travaillent plus, ne consomment plus. Sans sécurité, c’est toute l’économie qui s’écroule.

-         A mon avis, leur économie ne doit déjà plus être très brillante, décréta Aya. Plutôt que de protéger leurs richesses, ils feraient bien de songer à l’avenir du peuple… »

Car en effet, celui-ci s’annonçait comme très incertain. La carte de la présence goule mondiale confirmait les observations faites par Saul Gook sur le terrain. Que ce soit sur le Pater ou la Mater, les goules se regroupaient vers l’occident. Inutile de s’interroger sur leur objectif. Le magnifique gradient est-ouest prouvait que les zombies marchaient vers les terres encore vierges de la Filia. Beaucoup semblaient déjà en train de piétiner sur les côtes. Combien de temps l’océan et les glaces du continent nord les retiendraient-ils ? Combien de temps faudrait-il aux chimères volantes pour atteindre ces territoires regorgeant de proies ? Tôt ou tard, les survivants de l’ouest verraient les premiers cas de contamination par la Ghoulobacter. Peut-être était-ce déjà le cas. Le moment venu, seraient-ils prêts à faire face aux milliards de goules venues de l’est ? Là était toute la question. Mais pour Jack, la réponse était évidente.

« Il faut aller les prévenir, déclara-il en pesant soigneusement ses mots.

-         On a admis que les dirigeants devaient être au courant de la situation, objecta Krayzos. Je ne vois pas ce qu’on pourrait leur apprendre… Le gouvernement de Filia fera ce qu’il faut en temps voulu.

-         Oh, bien sûr. Tout le monde ici sait que les politiques sont toujours dignes de confiance. Il n’y a qu’à voir de quelle façon ils ont fait face à l’épidémie dans notre pays…

-         Là, Jack marque un point, commenta Rick. Mais tu oublies un problème de taille : jusqu’ici, entrer en contact avec la Filia s’est révélé impossible.

-         Voilà pourquoi il faut y aller nous-mêmes.

-         Bordel, j’espère que tu déconnes ! explosa soudain Aya, s’attirant les regards surpris de ses camarades. Tu penses vraiment ce que tu dis ? Après tout ce que nous avons vécu ? Nous avons traversé l’enfer pendant des mois. Jusqu’à trouver cet endroit. Genesia est une oasis dans un désert désolé, sans doute la seule poche de résistance humaine encore présente sur le continent. Et tu serais prêt à la laisser tomber, à abandonner tout notre travail pour aller vivre dans un pays où règne la dictature, peut-être même la guerre civile ? Tout ça pour quoi ?

-         Pour protéger ce qui reste de l’humanité, l’interrompit Jack en faisant de son mieux pour garder un ton calme. Qu’est-ce que tu crois, Aya ? Ici, on a la belle vie. Mais tu crois vraiment que nous réussirons à reconstruire une société digne de ce nom si on reste entre nous ? Nous ne sommes que deux cent cinquante, bon sang ! Il est mathématiquement impossible que notre descendance survive à long terme. Nous avons besoin de ces gens, tout comme ils ont besoin de nous.

-         Mais quelle différence ferions-nous là-bas ? Des milliards de goules vont bientôt déferler sur la Filia. J’imagine parfaitement le tableau : guerre, chaos, mort, destruction… Que nous participions ou non, ça ne changera rien.

-         Il faut pourtant essayer. Nous pouvons apprendre des tas de choses à ces gens : comment se cacher des goules, comment lutter contre elles, comment s’organiser pour survivre… Comment se protéger de la Ghoulobacter. Jusqu’à présent, l’unique moyen d’empêcher la goulification reste la consommation de buster-weed. Et nous sommes les seuls à la posséder. Si on a la possibilité de sauver une personne en danger de mort, mais qu’on ne le fait pas, ça revient à un meurtre, non ? C’est notre responsabilité… non, c’est ma responsabilité que de transmettre ce trésor à ceux qui en ont besoin. »

Jack constata que leur échange s’était déroulé dans un silence complet, aucun genesien n’ayant eu l’audace d’interrompre cette discussion pour le moins énergique. Visiblement, le jeune homme conservait une forte influence parmi ces camarades : beaucoup semblaient avoir été convaincus par la démonstration de leur leader. En tant que philosophe, Aya ne pouvait que difficilement rejeter ses arguments. Pourtant, ses yeux scintillaient de larmes contenues, et elle paraissait au bord de la crise de nerfs.

« Responsabilité… grommela-t-elle, les mâchoires serrées. Putain, c’est de la belle connerie ! Tu n’es qu’un être humain, Jack ! Ta responsabilité ne va pas au-delà de la longueur de ton bras. Tu n’as aucun devoir envers ceux qui te sont étrangers. Merde, c’est quand même plus important de prendre soin de tes proches que d’aider des inconnus ! Vous n’êtes pas d’accord avec moi, vous autres ? Vous allez laisser votre pseudo-leader mettre en danger notre communauté ? Nos enfants ?

-         Genesia ne courra jamais aucun danger, répondit Jack. Maintenant que le système de surveillance est au point, on verra les goules venir de loin. La vie ici ne changera pas. Il est bien entendu hors de question de faire voyager tout le monde vers la Filia. Comme tu l’as souligné, ma chérie, on est bien mieux ici que là-bas. Il n’empêche que certains d’entre nous devront se rendre sur place. Une équipe d’une dizaine de personnes devrait suffire. Et la première place est pour moi.

-         Alors tout est déjà décidé ? ragea Aya en perdant contenance. Ton choix est fait, quoi que l’on puisse t’opposer ? Putain, ça me dégoûte… Comment pouvez vous considérer cet homme comme votre leader ? Un mec qui se fiche de ce que l’on pense, un mec qui abandonne sa famille dès la première occasion ! Un mec comme ça ne mérite aucune confiance !

-         Calme-toi un peu… lui murmura Gina. On pourrait peut-être discuter de ça en privé…

-         Ça ne sert plus à rien de discuter, Gina. Après tout, on est habituées à ce que Jack nous laisse derrière lui. Avec un peu de chance, il se trouvera une jolie petite filienne qui viendra compléter sa collection… »

Incapable de retenir ses larmes plus longtemps, Aya se leva et quitta précipitamment le gymnase, les épaules agitées de sanglots incontrôlables. Sans doute lui faudrait-il un peu de temps pour reprendre le contrôle de ses émotions et accepter la décision de Jack. Mais le jeune homme choisit de la rattraper immédiatement, ne pouvant supporter de voir sa bien-aimée dans cet état. Il n’avait de toute façon plus grand-chose à dire à ses camarades.

Si l’assemblée générale ne s’était pas déroulée exactement comme prévu, les genesiens n’hésitant pas à interrompre le discours de leur leader, le débat en était tout de même arrivé au point où Jack le souhaitait. Les survivants devaient maintenant réfléchir à tout ce qui avait été dit, peser le pour et le contre et choisir qui accompagnerait le jeune homme dans ce périple incertain. Une chose au moins était sûre : Aya ne ferait pas partie du voyage.

 

La tête enfouie dans un oreiller, la philosophe pleurait toujours à chaudes larmes quand Jack la retrouva à leur domicile. Ne sachant trop quoi lui dire pour le moment, le jeune homme s’allongea à ses côtés et la laissa venir. Ce qui ne tarda pas, Aya roulant bientôt contre lui pour l’étreindre avec l’énergie du désespoir. Leurs lèvres se frôlèrent, se rencontrèrent brièvement, puis plus longuement, plus intensément. Quelques instants plus tard, le chagrin de la jeune femme s’était mué en un désir presque sauvage, et tous deux se livrèrent à des ébats aussi passionnés que vigoureux. Les yeux d’Aya étaient encore rouges quand ils en eurent terminé, mais elle semblait s’être détendue, à nouveau maîtresse d’elle-même.

« Si je te dis que j’attends un bébé, tu resteras avec moi ? interrogea-t-elle d’une voix dans laquelle la résolution supplantait l’espoir véritable.

-         Tu es enceinte ? s’exclama Jack en se redressant, le cœur battant.

-         Hélas non… Mais ça arrivera tôt ou tard, à condition que tu restes près de moi. »

La réalité semblait pourtant contredire cette affirmation. Depuis plus d’un an qu’ils s’envoyaient en l’air sans se soucier de contraception, ni Gina ni Aya n’étaient tombées enceintes. Jack n’avait pas besoin de ses connaissances scientifiques pour déterminer la nature du problème : quand des graines refusent de germer quel que soit le terreau utilisé, c’est que l’arbre a un problème. Jack était peut-être stérile. S’il faisait de son mieux pour y penser le moins possible, il ne pouvait nier la réalité. Pas plus que ses femmes.

Si Aya en était réduite à prétexter une fausse grossesse pour garder son amoureux auprès d’elle, c’est qu’elle devait être réellement désespérée. Jack s’en voulut de ne pas avoir discuté de son projet avec elle et Gina avant l’assemblée générale. L’institutrice n’avait certainement pas apprécié non plus d’apprendre publiquement que son homme comptait prendre le large. Jack allait avoir fort à faire pour espérer obtenir leur pardon.

Mais cela ne diminuait en rien sa motivation. Quel qu’en soit le prix, il devait aller prévenir les filiens. Les préparer à l’inexorable invasion ; leur fournir des graines de buster-weed ; leur apprendre à vivre dans un monde infesté de prédateurs. Après tout, il s’était jadis fait la promesse de protéger et d’aider chacun de ses semblables. Qu’il reste un milliard de survivants sur cette planète au lieu de quelques centaines ne changeait rien. Jack devait s’évertuer à les sauver tous. Ce qu’il expliqua patiemment à Aya, qui l’écouta avec plus de retenue cette fois.

« Mais pourquoi te crois-tu obligé de sauver tout le monde ? interrogea-t-elle. Tu n’es pas responsable de ce chaos !

-         J’aimerais tellement que ce soit vrai… soupira-t-il. Mais je dois faire face aux conséquences de mes actes. Réparer mes erreurs. Même si je dois y laisser la vie.

-         Je ne comprends toujours pas… Tu veux dire que cette épidémie… serait ta faute ? Je ne vois pas comment c’est possible.

-         Est-ce que ça a un rapport avec le fait que le patient zéro était ton mentor ? intervint Gina, debout sur le pas de la porte. Le professeur Lyons, c’est bien ça ? »

Jack se raidit en entendant le nom de son ancien maître scientifique. Le patient zéro. Le premier être humain à avoir été contaminé par la Ghoulobacter. Ou plus précisément par la spore de Ghoulobacter.

 

Jusqu’ici, seule Marie était au courant du terrible secret de Jack. Un fardeau tout bonnement écrasant, qui torturait sa conscience jour après jour, nuit après nuit. Il avait jugé préférable d’épargner cela à ses femmes, mais la donne avait maintenant changé. Pour comprendre pourquoi il ne pouvait faire autrement que se donner corps et âme à sa tâche, elles devaient être mises dans la confidence. Il fallait qu’elles sachent.

Tout était de sa faute, oui. L’épidémie qui avait ravagé la moitié du monde n’était que la conséquence d’une plaisanterie stupide. Une blague aussi idiote qu’irréparable, qui avait coûté la vie à pas moins de quatre milliards d’hommes et de femmes.

Depuis le jour où il avait pris conscience de sa responsabilité, Jack n’avait eu de cesse de se rattraper. D’en payer le prix. Cela lui avait déjà coûté des litres de sueur et de sang. Il avait même sacrifié son propre corps, donnant un de ses yeux pour protéger ce qui restait de l’humanité. La facture n’était cependant pas prête d’être réglée. Au vu de ce qui restait à réaliser, on pouvait même considérer que sa besogne commençait à peine…

 

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tistoulacasa 16/04/2011 23:16


Et c'est reparti pour un périple à travers les territoires infestés.... COOL !!!!!!!!


Arty 28/03/2011 02:47


Je suis du même avis, mais c'est pas important. Ce qui compte c'est que Jack se considère lui même comme responsable, le fait qu'il le soit véritablement (ou pas) n'y change rien.


Marianne 27/03/2011 11:29


Quelques fautes d'orthographe dans ce chapitre: quatre-vingtS, l'océan et les glaces les retiendraiENt-ilS, on a admiS.
Sinon, toujours le même avis sur la pseudo-responsabilité de Jack: si Lyons a été contaminé, c'est qu'il ne s'était pas bien équipé, ce serait arrivé même sans la blague de Jack! L'autre
responsable, c'est l'archéologue, frère de Lyons, qui a pris la responsabilité de faire voyager une poudre potentiellement dangereuse...