Chapitre 37 : le village du repos bien mérité

Publié le par RoN

Après les événements surprenants auxquels avaient pu assister nos voyageurs lors de la nuit au stade s’ensuivit une journée de vol très calme, presque ennuyeuse. Du moins pendant un temps. L’hélicoptère dévorait les kilomètres, les paysages dévastés et grouillant de goules défilaient sans varier notablement. Si Kenji ne se lassait pas d’observer aux jumelles ces panoramas apocalyptiques, ses camarades ne manifestaient plus énormément d’intérêt pour ce qui se passait en-dessous d’eux. Ils avaient déjà bien assez de sujets de réflexion.

Jack avait réussi à transmettre à leurs camarades de Genesia les étonnantes images qu’ils avaient capturées jusque là. La scène du chant des goules avait apparemment fait grand bruit dans la communauté. Même Saul Gook, qui avait vadrouillé plus que quiconque dans les terres infectées, n’avait jamais eu l’occasion d’observer un pareil spectacle. Jack s’était longuement entretenu avec Marie et Samuel, essayant d’émettre des théories expliquant ce comportement pour le moins étrange. Les hypothèses étaient nombreuses ; mais avec leur esprit humain, pouvaient-ils réellement comprendre ce qui se passait dans le cerveau des zombies ? C’était peu probable.

Aussi les scientifiques avaient-ils eu l’idée de montrer ces images à leur goule apprivoisée. Libérée de l’emprise de la Ghoulobacter grâce aux injections intracrâniennes de buster-weed, Lydia pouvait peut-être leur fournir des explications. Après tout, son élocution et sa faculté de raisonnement progressaient de jour en jour. Si ses souvenirs pré-infection étaient toujours aussi brumeux, sa mémoire à court terme s’était en revanche beaucoup développée. Elle n’oubliait presque plus rien désormais, même en espaçant ses « traitements » de plusieurs jours. Elle possédait au moins autant de vocabulaire qu’un adolescent, et était capable de résoudre des problèmes simples sans avoir à y réfléchir pendant des heures.

Le développement de ses capacités mentales était-il la conséquence naturelle de l’évolution des goules, ou bien cela était-il permis par l’administration de doses de buster-weed de plus en plus précises, qui libéraient son cerveau sans plonger celui-ci dans un tourbillon cannabique empêchant toute pensée claire ? Difficile de le savoir pour le moment.

Une chose était certaine : les images des goules sauvages l’avaient captivée au plus haut point. Habituée à ne côtoyer que quelques humains, Lydia avait visiblement éprouvé d’intenses émotions en observant ces milliers de créatures lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Bouche béante, yeux écarquillés, elle avait visionné les vidéos avec un intérêt croissant, se mettant même à trépigner d’enthousiasme quand vint la scène du lever du soleil. Après avoir écouté le chant de ses semblables pendant une ou deux minutes, elle aussi s’était laissée aller à psalmodier, comprenant sans qu’on ait besoin de lui expliquer que le mot scandé par les zombies se rapportait à l’astre solaire.

« Mais pourquoi ? interrogea Jack via le téléphone satellite. Qu’est-ce que ça apporte aux goules de chanter ainsi ?

-         Ça, Lydia a été incapable de nous le dire, répondit la voix de Marie, légèrement parasitée par la distance. A mon avis, ni elle ni les zombies sauvages n’ont véritablement conscience de l’importance de développer un langage. Mais ça leur procure un certain plaisir, impossible d’en douter. Un peu comme les gosses qui viennent d’apprendre à compter, et qui résolvent avec succès leur premier problème. Ils ne savent pas qu’ils viennent d’entrer dans un territoire aussi vaste que complexe, mais ressente inconsciemment le pouvoir d’un tel outil.

-         Bref, tout ça sent plutôt mauvais…

-         Pas nécessairement. Imagine qu’il devienne possible de communiquer avec les goules sauvages. On pourrait peut-être… je ne sais pas… les convaincre de nous laisser tranquilles, par exemple… »

Tous dans l’hélicoptère éclatèrent d’un rire quasi-hystérique, favorisé par la fatigue et les joints qui tournaient continuellement. La bonne blague ! En sécurité à Genesia, où pas un zombie n’avait été vu depuis des mois, Marie pouvait peut-être se permettre de formuler des hypothèses aussi grotesques. Mais nos voyageurs étaient incapables de s’illusionner ainsi. Ils avaient vu de très près la véritable folie furieuse qui s’emparait des goules dès l’instant où elles repéraient une proie. Un zombie en chasse n’était plus qu’un bouillon de Ghoulobacter et d’agressivité, dénué de toute pensée ou émotion. Multipliez cela par quelques milliers, et vous obteniez une vague idée de ce qui se passait au sein d’une horde ayant flairé de la chair fraîche. Non, même si elles devenaient capables de penser, jamais les goules ne pourraient être raisonnées. Ou en tout cas pas par un être humain.

 

« Désolé d’être celui qui apporte les mauvaises nouvelles, mais il va bientôt falloir songer à refaire le plein… annonça Jonas en début d’après-midi.

-         On ne pourrait pas attendre ce soir ? interrogea Béate. Se poser de nuit serait moins risqué…

-         C’est certain. On peut encore voler quelques heures, pas de souci. Mais il serait préférable de se réapprovisionner avant que le réservoir ne soit vraiment vide. Qu’est-ce qu’on fera, si le point de ravitaillement n’est pas atteignable, ou si les réserves de carburant sont taries ? Mieux vaut se garder une bonne marge de sécurité. »

Même si ses camarades étaient aussi peu enthousiastes que Béate à l’idée d’atterrir en plein jour, ils devaient bien avouer que les arguments du pilote avaient du poids. Courir le risque de la panne sèche était absolument inenvisageable. Inutile d’espérer continuer le voyage à pied en cas de problème : ils étaient déjà beaucoup trop loin dans l’ouest. Les goules étaient partout, partout ; abandonner leur moyen de transport équivaudrait à un suicide pur et simple.

Tous se résolurent donc à un nouvel arrêt en territoire infecté.

Essayant d’ignorer sa propre appréhension, Jonas commença à faire descendre l’hélicoptère. Pour être interrompu par Kenji.

« Je ne suis pas sûr qu’atterrir dans ce coin soit une bonne idée, commenta-t-il, les yeux éternellement vissés dans les jumelles.

-         On en a déjà discuté, soupira Jack. C’est quoi, le problème ? Il y a des goules dans les environs ? Ce sera toujours le cas, dorénavant. Il faudra être assez rapide pour faire ce qu’on a à faire avant qu’elles nous tombent dessus, c’est tout.

-         Cette zone me semble tout à fait convenable, ajouta Jonas alors que leur altitude continuait à diminuer. Ça ressemble à un lotissement pour riches. Une sorte de banlieue pavillonnaire, sans la mégapole qui va avec.

-         Nous survolons actuellement le « village du repos bien mérité », l’informa Jack, consultant les informations qu’il avait préalablement stockées dans son portable. Un lotissement de campagne avec tout le luxe des grandes villes, réservé aux retraités aisés souhaitant couler des jours paisibles…

-         … jusqu’à ce que des hordes de monstres cannibales viennent prendre leur place, précisa Béate.

-         Un vrai petit paradis pour les vieux, continua son frère. Piscines privées, équipements adaptés, assistance à domicile… Sans oublier la sécurité : enceinte protégée, caméras partout, vigiles à chaque coin de rue… Et surtout : pas moins d’une dizaine de pistes d’atterrissage pour hélicoptères et avions légers. On ne trouvera pas de meilleur point de ravitaillement. D’autant plus qu’il ne me semble pas voir tant de goules que ça dans le coin…

-         Le logiciel de détection doit sans doute être d’un avis différent… » objecta Kenji en passant les jumelles à Lloyd.

Lequel ne put retenir une exclamation de stupeur une fois qu’il eut observé le lotissement en question. En quelques clics, Jack obtint les dernières images collectées par les satellites, pour constater que, comme l’avait prévu Kenji, la zone était recouverte des points jaunes caractéristiques d’une importante présence goule. Des zombies par centaines, par milliers peut-être. Mais comment se faisait-il alors que rien ne semble bouger en contrebas ? La réponse était pourtant simple : les créatures étaient bien là, mais trop petites ou trop bien camouflées pour être visibles à l’œil nu.

Et en effet, Jack n’eut qu’à s’équiper à son tour de la paire de jumelles pour se rendre compte que, comme partout ailleurs, la région était littéralement envahie de zombies. A ceci prêt que ces monstres là étaient d’un type particulier.

« Des chimères… grinça le jeune homme entre ses dents. Des putains d’animaux goules… »

Et ceux-ci n’étaient pas des plus inoffensifs.

 

Vraisemblablement, il devait exister autant de chimères différentes que d’espèces d’animaux présentes sur le territoire avant l’épidémie. Lors de leurs pérégrinations dans les terres infectées, Jack et sa bande en avaient rencontré un panel aussi divers que dangereux : des anciens animaux domestiques, comme les chiens ou les chats, mais aussi toute la ménagerie d’élevage et un nombre incroyable d’espèces sauvages peu à peu contaminées par des goules humaines de plus en plus vives ; sans parler des créatures cauchemardesques issues de la transformations d’animaux gardés dans les zoos.

Le nombre total de ces chimères devait être au moins égal à celui des zombies humains. Peut-être même plus important encore. Captivés par leurs découvertes sur le comportement des goules en communauté, Jack et ses camarades en avaient presque oublié qu’ils finiraient inévitablement par tomber sur des animaux transformés par la Ghoulobacter.

Mais tous ces monstres ne constituaient pas de vraie menace pour nos voyageurs aériens. En sécurité à bord de leur hélicoptère, il n’existait qu’un seul genre de chimère capable de leur poser des problèmes : les oiseaux-goules, nouveaux maîtres des hauteurs. Et c’était bien ce type de créature qui avait élu domicile au « village du repos bien mérité ».

Des démons volants d’envergure et de faciès variable, dotés d’ailes grises largement écartées pour capturer le maximum de soleil, n’attendant qu’une cible pour prendre leur envol et fondre sur leur proie tel un essaim de griffes et de becs. Comment ne pas se rappeler l’attaque qui avait eu lieu au village de Nemace des mois auparavant ? Quelques secondes avaient suffi à un vol de chimère pour semer le chaos parmi les survivants. Les oiseaux-goules constituaient un fléau que les humains n’étaient pas prêts d’oublier.

Dans ces conditions, la décision la plus sage était évidemment de reprendre de l’altitude et de s’éloigner sans attendre. Ce que Jack recommanda vivement à son pilote.

« J’ai bien peur qu’il ne soit déjà trop tard… objecta celui-ci.

-         Ça commence à bouger sérieusement, là-dessous » confirma Kenji sans paniquer outre mesure.

Pour la simple et bonne raison que les voyageurs avaient plus d’une corde à leur arc. Les chimères volantes étant celles qu’ils redoutaient le plus, ils s’étaient bien évidemment préparés à ce genre de rencontre. Restait cependant à savoir si leur plan allait fonctionner.

 

Partout en-dessous d’eux, le sol semblait en ébullition. Par dizaines, par centaines, les oiseaux-goules prenaient leur envol, leurs battements d’ailes soulevant des nuages de poussière. Un tornade vivante qui gagnait rapidement en l’altitude, menaçant d’avaler l’hélicoptère d’apparence soudain très frêle au milieu de ce tourbillon.

« On n’aura pas le temps de s’éloigner, déclara Jonas en observant avec une inquiétude grandissante la marée volante se rapprocher à chaque seconde. Je peux essayer de monter le plus haut possible, mais rien ne nous dit que ça suffira pour les semer.

-         Laisse tomber, lui répondit Jack. De toute façon, ces saloperies seront sur nous avant. C’est l’occasion de tester les fumigènes…

-         Et si ça ne marche pas ? Ces chimères sont quand-même un sacré paquet… »

Inutile de songer à lutter directement contre un tel flot de monstres. Non, il n’existait qu’une seule arme capable de repousser un ennemi de ce type. Une arme qui avait fait plus d’une fois ses preuves, jouant un rôle primordial dans de nombreuses batailles contre les goules. Mais celle-ci fonctionnerait-elle en plein vol ? Il n’était plus temps d’en douter.

Faisant de leur mieux pour garder leur sang-froid, les frères Bronson récupérèrent deux briques de couleur verdâtre dans le capharnaüm qui régnait à l’arrière de l’hélicoptère. Quelques crépitements de briquet, et les pavés s’allumèrent en dégageant immédiatement une intense fumée à l’odeur bien caractéristique. De la buster-weed mélangée à une pâte à combustion lente, préparation qui avait demandé plusieurs semaines d’étude et de tests jusqu’à obtenir un véritable fumigène anti-goule. Lequel n’avait pas encore été testé en conditions réelles.

Le moment était maintenant venu. Lloyd et Arvis entrouvrirent les portes de l’appareil pour laisser s’échapper la fameuse fumée, alors que les premiers oiseaux n’étaient plus qu’à une dizaine de mètres sous l’hélicoptère. Par bonheur, les voyageurs n’eurent pas à attendre bien longtemps pour observer l’effet de la buster-weed.

Propulsée vers le bas par le souffle des pâles, la fumée se déversa sur les chimères, brisant immédiatement toute cohésion dans leur vol. Alors que les oiseaux-goules avaient jusque là montré une coordination quasi-surnaturelle, leur flot compact gagnant de l’altitude en s’enroulant de façon à ne jamais se gêner les uns les autres, ils se mirent tout à coup à voler dans toutes les directions, essayant désespérément d’échapper aux vapeurs toxiques. Certains descendaient brusquement sans se soucier de percuter leurs congénères, d’autres tentaient de s’écarter de la colonne, se dispersant dans un magnifique chaos paniqué. Pour le plus grand bonheur de nos voyageurs.

Mais passé l’instant de surprise, les chimères ne tardèrent pas à retrouver un semblant d’organisation. La fumée de buster-weed leur interdisait toute approche par le bas, et elles n’étaient pas assez stupides pour tenter d’attaquer l’hélicoptère par le haut, les pâles en rotation rapide constituant un bouclier infranchissable. Ce qui n’allait pas pour autant suffire à leur faire abandonner la chasse.

« Elles sont en train de nous encercler ! constata Béate, une légère panique dans la voix.

-         Te fais pas de souci, la rassura Arvis. On a assez de buster-weed pour les tenir hors de portée indéfiniment. »

Ce qui n’était pas tout à fait exact. Leurs réserves de drogue étaient certes gargantuesques, mais ils ne possédaient qu’une dizaine de pains fumigènes. Pas de quoi repousser les chimères plus d’une heure, deux au maximum. Pour le moment en tout cas, ils étaient en sécurité relative. Mais ne se sentaient pas en confiance pour autant.

 

Partout autour d’eux planaient les oiseaux-goules. Un véritable nuage d’ailes, de griffes et de becs, qui tournoyait lentement, masquant jusqu’à la lumière du soleil. Les créatures restaient à distance respectable, mais leur étau se refermerait dès l’instant où l’hélicoptère ne serait plus protégé.

Aussi fascinés que terrifiés, les voyageurs s’entretinrent rapidement. Fallait-il mettre immédiatement les gaz et tenter de passer à travers ce rideau vivant, ou bien profiter du répit dont ils bénéficiaient pour se ravitailler comme prévu ?

« On ne va pas atterrir maintenant ! s’offusqua Lloyd. C’est de la folie !

-         Cette mission, c’est de la folie, ironisa son frère. Mais on était prévenus…

-         Quand-même, il y a des limites ! Hors de question de se poser dans cet enfer !

-         L’enfer est partout, maintenant… »

Et il aurait été stupide de ne pas profiter de cette opportunité. Comme l’avait souligné Jonas, ne pas faire le plein maintenant signifiait courir le risque de la panne sèche. Aussi tous finirent-ils par convenir que se ravitailler ici restait l’option la moins dangereuse.

Deux fumigènes supplémentaires furent allumés pendant la descente. Le nuage de chimère semblait se resserrer à mesure que l’hélicoptère se rapprochait du sol. Pas une n’avait encore tenté d’en attaquer les occupants, ce qui n’empêcha pas ceux-ci de sérieusement baliser  lorsqu’ils ouvrirent les portes pour de bon. Inutile de décrire leur appréhension quand ils mirent les pieds à l’extérieur.

Le vacarme produit par les dizaines de milliers d’ailes battant l’air dépassait même le bruit de l’hélicoptère. Les chimères tournoyaient, piquaient, se posaient parfois quelques secondes avant de reprendre leur vol. Par bonheur, leur intelligence et leur hargne paraissaient beaucoup plus limitées que celles de leurs homologues humanoïdes. Certaines tentèrent de passer à travers l’hélice tournant à faible régime, pour être instantanément déchiquetées. Mais la plupart se contentaient d’attendre patiemment que leurs proies sortent à découvert sans vraiment essayer de les y attirer.

Les humains ne perdirent pas un seul instant, n’ayant aucune envie de s’attarder plus que nécessaire dans cet œil du cyclone. Pendant que ses camarades surveillaient ses arrières, Jonas alla inspecter la pompe associée à la piste sur laquelle ils s’étaient posés. Avec un soulagement certain, il constata que celle-ci disposait encore de quelques réserves de carburant. En revanche, pas d’électricité pour faire fonctionner les installations.

Qu’à cela ne tienne : l’hélicoptère était équipé pour pouvoir se réapprovisionner de façon autonome. Le pilote n’eut qu’à brancher la batterie du véhicule à la pompe pour que celle-ci s’allume.

Cinq minutes plus tard, le plein était fait. Les voyageurs embarquèrent sans tarder, ayant encore du mal à croire que tout se soit si bien passé. Tout n’était pas gagné cependant. Restait encore à redécoller et à semer les chimères. Mais maintenant que le réservoir était rempli, les capacités de l’hélicoptère pouvaient être poussées au maximum.

« Accrochez-vous bien, prévint Jonas alors que les pâles accéléraient. Et fermez les portes, car ça risque de tâcher… »

Les frères Bronson eurent à peine le temps de jeter leurs fumigènes et d’obtempérer que l’hélicoptère s’arrachait violement du sol, prenant de l’altitude à une vitesse vertigineuse. Avec un rire jubilatoire, Jonas transperça le nuage de chimères, les créatures prises dans l’hélice instantanément réduites en charpie. Combien furent exterminées de cette manière ? Plusieurs centaines sans doute. Le massacre fut tel que le pare-brise de l’appareil se retrouva bientôt maculé de visque et de fragments de chair. A la grande joie des humains, qui complimentèrent vivement le pilote pour son style.

« Ces saloperies ne sont pas si difficiles à tuer, finalement, commenta Lloyd, soulagé une fois que les oiseaux survivants furent loin derrière.

-         Encore faut-il avoir un hachoir géant sous la main, précisa Jonas, riant toujours.

-         Juste une petite question, intervint Béate d’un air grave. Qui va se charger du nettoyage ? »

 

 

 

 

 

A jeudi pour le troisième chapitre de Ghoul-Buster / Fragma !

Publié dans Chapitres

Commenter cet article

tistoulacasa 17/05/2011 19:16


Visuellement ça serait sympa à voir...


Bigdool 16/05/2011 18:58


Mouahaha trop bien, vivement la suite!