Chapitre 47 : Serena

Publié le par RoN

Douze heures passèrent sans que Serena ne donne signe de vie. Tous dans le groupe pensaient pourtant qu’elle ne tarderait pas à se mettre à hurler ou à tambouriner contre la porte. Mais seul le silence régnait dans la pièce où l’adolescente avait été enfermée.

Plus intrigué que réellement inquiet, Kenji finit par se décider à aller la voir, ne serait-ce que pour s’assurer qu’elle était en vie. Peut-être aurait-il fallu s’en soucier un peu plus tôt. La gosse pouvait souffrir d’un traumatisme crânien, conséquence de la méchante droite qu’elle s’était mangée. Il était même possible qu’elle en soit morte. Auquel cas les longs débats pour décider de son sort se seraient révélés parfaitement inutiles.

Dès qu’il ouvrit la porte, Kenji put cependant constater que la gamine était en pleine forme. Car celle-ci se jeta immédiatement sur lui, tentant de le faire tomber à la renverse et de lui subtiliser son sabre. Bien que légèrement pris au dépourvu, le tueur de goule ne se laissa pas faire. Il la repoussa sans ménagement, dégaina son katana et lui ordonna de se calmer sur le champ. Ce qui n’eut strictement aucun effet. Serena revint immédiatement à la charge, peu soucieuse du Tenchûken prêt à mordre sa chair. Mourir lui était sans doute égal. Peut-être était-ce même ce qu’elle désirait.

Kenji songea un instant à accéder à cette demande muette. Après tout, cela constituait la manière la plus rapide de régler le problème. Une solution certes quelque peu expéditive. Mais le tueur de goule n’était pas du genre à se torturer l’esprit pendant des heures, surtout si une conclusion simple se présentait à lui. Cette gamine voulait crever ? Tel était son choix.

Le Tenchûken la frappa au niveau de l’estomac. Serena s’écroula à terre, le souffle coupé, les mains plaquées sur son abdomen. Elle sentait déjà le sang couler entre ses doigts ; d’une seconde à l’autre son ventre allait s’ouvrir, répandre ses tripes sur le sol.

Toujours sans dire un mot, elle ferma les yeux et attendit que la douleur s’évanouisse, que la mort l’enlace de son froid réconfort. Mais la douleur persistait, augmentait même. Et le liquide chaud qui maculait son pantalon semblait finalement bien peu visqueux.

Et pour cause, puisqu’il ne s’agissait pas de sang mais d’urine. Ce que constata l’adolescente en rouvrant les paupières. Pas la moindre trace d’hémoglobine sur son t-shirt. Mais un bleu aussi monumental que parfaitement rectiligne sur son abdomen.

« J’ai utilisé le dos de la lame, expliqua le tueur de goule en réponse à son air stupéfait. Pas trop déçue ? »

Visiblement si. Humiliée, incapable de soutenir le regard de son geôlier, elle se recroquevilla en position fœtale et se mit à sangloter silencieusement. Peut-être Kenji aurait-il dû l’exécuter pour de bon, finalement. Ce n’était pas en malmenant cette gosse qu’il allait lui faire entendre raison. Aussi lui expliqua-t-il patiemment pourquoi il ne l’avait pas tuée. Pourquoi il était important qu’elle vive. Il avait promis à Darius de faire tout son possible pour convaincre la gosse de les suivre dans leur voyage. Qu’ils soient ennemis importait peu désormais. Si Serena voulait survivre, elle devait venir avec eux.

Kenji aurait aussi bien pu parler à un mur. Son discours ne déclencha pas la moindre réaction chez l’adolescente. Soupirant de dépit, il ne chercha pas à aller plus loin pour le moment. Que pouvait-il faire au juste ? Comment rendre Serena plus coopérative ? Si le bâton ne fonctionnait pas, la carotte se révélerait-elle plus efficace ? Il entreprit de le vérifier, laissant l’adolescente à son chagrin pour aller lui chercher des habits propres. Ce qui lui prit un certain temps, le tueur de goule rencontrant quelques difficultés pour déterminer quels vêtements appartenaient à la jeune fille.

S’en retournant enfin auprès de Serena, Kenji eut un instant de panique en constatant qu’il avait omis de refermer à clé la porte de la « cellule ». La gosse ne s’en était heureusement pas rendue compte, toujours allongée en chien de fusil à même le sol. Elle avait au moins cessé de pleurer. Mais restait toujours bouche cousue, son regard évitant avec soin celui du tueur de goule.

Elle n’accorda pas la moindre attention aux habits secs qu’il déposa à côté d’elle, ignora tout autant la nourriture qu’il lui apporta peu après. La pauvre devait pourtant être affamée. Mais elle refusait d’accepter quoi que ce soit de la part des meurtriers de sa famille. Attitude qui, au bout de deux jours, finit par sérieusement exaspérer Kenji. Le tueur de goule déployait pourtant des trésors de gentillesse et de patience. Mais Serena s’enfermait toujours aussi profondément dans son mutisme et son inactivité.

 

Il allait pourtant falloir décider de son sort une bonne fois pour toute, car les voyageurs ne tarderaient plus à reprendre leur périple. Pour leur plus grand soulagement, Jonas avait survécu à ses blessures. Même s’il passait encore le plus clair de son temps plongé dans l’inconscience, son état n’était plus trop préoccupant. Il aurait bien évidemment été préférable de le faire suivre par un médecin digne de ce nom, mais l’ex-passeur avait refusé tout net la proposition de ses camarades de le ramener à Genesia.

Soit, il ne serait pas d’une grande utilité au groupe tant que ses cicatrices l’empêcheraient de bouger. Mais cela n’était pas une raison pour réduire à néant les efforts fournis pour arriver jusqu’ici. Les enjeux de leur voyage dépassaient de loin l’importance d’une seule vie. Hors de question d’être un boulet. Jonas préférait mourir que de mettre la mission en péril. S’il ne pouvait plus suivre le groupe, il était prêt à se tirer une balle lui-même.

Cela ne fut heureusement pas nécessaire. Après tout, Béate était certainement capable d’assurer le pilotage de l’hélicoptère le temps de sa guérison. Jonas passa donc la majeure partie de ses heures d’éveil à compléter la formation de la jeune femme, lui apprenant quand et comment utiliser les différents appareils, quelles jauges et voyants il était le plus important de contrôler, et enfin les manœuvres les plus courantes. Cette dernière partie fut cependant purement théorique, Jonas préférant éviter d’allumer les moteurs inutilement. Béate semblait assez soucieuse, mais son professeur la rassura : il serait de toute manière à ses côtés pour la guider lors des décollages, atterrissages et autres manipulations délicates.

De leur côté, Jack et les frères Bronson profitaient de cette attente pour étudier avec soin la prochaine étape du voyage. Si des préparatifs minutieux leur permettaient d’éviter quelques péripéties, cela valait le coup d’y consacrer un peu de temps. Après les nombreux problèmes rencontrés jusque là, tous ne désiraient qu’une seule chose : que le reste de leur périple se déroule sans encombre. Et vu ce qui les attendait, mieux valait élaborer plus d’une stratégie. La côte n’était certes plus très loin, mais restait protégée par un véritable océan de goules.

« Bordel, il y en a combien, à votre avis ? interrogea Arvis en observant les dernières images envoyées par les satellites.

-         C’est pas difficile à calculer, répondit son frère en pianotant pour observer la situation à l’échelle mondiale, puis zoomant à nouveau sur la zone d’intérêt. La population de la Mater était d’environ un milliard de personnes. La quasi-totalité d’entre elles ont été contaminés, et une bonne partie a migré vers l’ouest. Je dirais au moins quatre-vingt pour cent. Ce qui signifie que le secteur dans lequel on va s’aventurer comprend certainement sept ou huit cent… millions de zombies.

-         Tu oublies les chimères. Ça doit au moins doubler le compte…

-         Foutue saloperie de merde… souffla Lloyd, pris de vertige en imaginant la puissance d’une telle armée. Je n’ose même pas penser à ce qui se passe sur le Pater. Là-bas, les goules doivent se compter en milliards… Si elles réussissent à traverser l’Aglacies, rien ne pourra les arrêter. »

Tout cela n’avait pas grande importance pour le moment. Bien que les goules du Pater aient commencé à s’aventurer dans les glaces du pole nord, il leur faudrait encore plusieurs mois avant d’atteindre la Filia. Quant à celles qui squattaient le littoral de la Mater, peu importait leur nombre. Qu’elles soient cent, mille ou un million ne faisait strictement aucune différence, puisque les voyageurs étaient seulement six. Cinq, si on oubliait Jonas. Combattre était donc exclu. A moins qu’ils y soient contraints, bien entendu.

Jack avait échafaudé nombre de stratégies visant à s’emparer d’un bateau tout en évitant d’affronter les zombies. Difficile d’estimer leurs chances tant qu’ils n’étaient pas sur place. Mais le jeune homme croyait sincèrement en la réussite de leur entreprise. Qui plus est, il soupçonnait de plus en plus fortement qu’un autre groupe de survivants traînait aux alentours du Delta de l’Ouest. Les données du mode observation récemment actualisées avaient en effet mis en évidence une certaine activité navale. Si le gros porte-avion repéré quelques jours auparavant n’avait pas bougé, de nombreux bateaux plus petits avaient en revanche changé de place. Peut-être n’était-ce dû qu’aux courants marins. Mais Jack ne pouvait s’empêcher d’espérer trouver d’autres humains.

Comment expliquer autrement la profusion de matériel dans l’abri de Darius et les corps démembrés dans le garde-manger ? Les victimes des cannibales venaient nécessairement de quelque part. Jack espérait de tout cœur que cet endroit était celui où son groupe se rendait.  D’éventuels renforts humains ne seraient pas un luxe. Et leur tache serait grandement facilitée s’ils rencontraient des gens qui connaissaient déjà le coin.

L’étude des mouvements des goules qui grouillaient autour du port transforma bientôt ces espoirs en certitudes : les incessants vas-et-viens des monstres sur les côtes du Delta ne pouvaient s’expliquer que par la présence de proies. Sans doute des survivants s’étaient-ils installés au milieu des flots, en sécurité relative. Peut-être justement sur le fameux porte-avion. Voilà qui constituerait assurément un bon refuge, même si le vaisseau n’était plus en état de fonctionnement.

Jack et les frères Bronson convinrent que le bâtiment militaire représentait un intérêt certain. S’ils ne parvenaient pas à trouver un bateau utilisable dès leur arrivée au port, ils pourraient toujours s’y planquer pour réfléchir et se réorganiser.  

 

La destination était choisie. La date de départ également. Les voyageurs décidèrent de repartir dès le lendemain, Jonas leur assurant qu’il était capable de se déplacer. Restait toujours à régler le problème constitué par la jeune Serena. La gosse était-elle enfin décidée à les accompagner ?

« Je suis allé la voir deux fois aujourd’hui, et elle n’a toujours pas lâché un mot, annonça Kenji, l’air plus dépité que jamais.

-         Mais qu’est-ce qu’elle veut au juste ? interrogea Béate.

-         Nous faire la peau, je crois. Pas besoin d’être un génie pour voir qu’elle bouillonne de rage. C’est certainement ce qui la tient en vie, d’ailleurs. Pas besoin de nourriture quand on se nourrit de haine…

-         Qu’est-ce qu’il faut faire d’elle, d’après toi ?

-         Je ne vois que deux possibilités : soit on l’emmène avec nous de force, en la maintenant ligotée par exemple ; soit on l’abandonne ici. »

Cette seconde solution revenant en gros à exécuter la gamine eux-mêmes. Serena ne pourrait jamais survivre seule, pour la simple et bonne raison que les ressources stockées dans l’abri finiraient inévitablement par se tarir. Nourriture, eau, charbon pour le générateur, toutes ces réserves ne dureraient pas plus de deux ou trois semaines. Et l’adolescente n’aurait certainement pas la force et le courage nécessaires pour se ravitailler dans les terres infectées. Mais peut-être cela lui serait-il égal.

Il était en tout cas temps qu’elle prenne sa décision. Les alternatives lui furent clairement présentées, et Kenji lui laissa jusqu’au dernier moment pour faire son choix. Quand le soleil se coucha sur la Mater le lendemain soir et que l’hélicoptère fut chargé de toutes les denrées récupérables, le groupe fit venir l’adolescente dans le salon.

« Qu’est-ce que tu as décidé ? l’interrogea Kenji, bras croisés et regard sévère. Réfléchis bien, car tu devras en assumer les conséquences.

-         Oh, mais ma décision est prise depuis longtemps » répondit Serena avec un rictus.

Plongeant la main dans son pantalon, elle en ressortit un objet qui fit avoir un mouvement de recul à l’assemblée. Un objet que l’adolescente s’était déjà essayée à manipuler, malheureusement en vain. Mais elle avait retenu la leçon : cette fois, ses doigts saisirent fermement la goupille de la grenade. Un simple mouvement de poignet, et tous partaient en fumée.

 

Comment s’était-elle procuré l’explosif ? Pourquoi ne se décidait-elle à l’utiliser que maintenant ? Les réponses n’étaient certainement pas difficiles à trouver, et constituaient de toute manière le cadet des soucis de nos amis. Si Serena était vraiment décidée à se suicider en emportant les meurtriers de sa famille avec elle, ils ne pourraient rien faire pour l’en empêcher. Ce qui ne signifiait pas qu’il ne fallait pas essayer.

Jack fit mine de bondir vers elle pour lui arracher l’explosif des mains. L’adolescente se raidit ; le jeune homme suspendit son geste. La goupille resta en place.

Finalement, la gosse n’était pas aussi sûre d’elle qu’elle voulait le faire croire. Rien de bien étonnant à cela, une telle situation réclamant un sang-froid et une détermination à toute épreuve. Cette enfant était désespérée, au bout du rouleau ; mais avait peur, doutait d’elle-même. Peut-être était-il encore possible de la raisonner ?

« On reste calme, souffla Jack en levant les mains. Pose cette grenade, on va discuter tranquillement.

-         Ta gueule !! lui rétorqua Serena, les yeux déjà humides. Tout le monde la ferme ! Je… Je veux…

-         Dis-le nous, ce que tu veux, bordel ! s’exclama Kenji en faisant un pas en avant.

-         Je veux que vous creviez tous !!

-         Et quelle différence ça ferait, hein ? Ta famille ne reviendra pas. T’apitoyer sur le passé ne sert à rien. Il faut penser au futur. A ton avenir.

-         Tu sais que nous allons vers la Filia, ajouta Jack. Là-bas, il n’y a pas de zombie. Tu pourrais peut-être reprendre une vie normale…

-         Normale ? Comment je pourrais être normale ?!? hurla Serena, ses doigts tremblants menaçant à chaque instant de faire sauter la fameuse goupille. Je suis une putain de cannibale ! Je pourrai jamais oublier ce que j’ai fait !

-         Mais visiblement, tu le regrettes. C’est déjà un premier pas pour retrouver ton humanité.

-         Non. Non non non, répéta-t-elle en secouant la tête, les joues déjà rougies par ses larmes. Je veux en finir. Je vais payer pour mes crimes. Et vous aussi.

-         Arrête ! lui ordonna Kenji, la main sur le manche du Tenchûken. Je ne te laisserai pas faire. Et crois-moi, je suis plus rapide que toi. Tes mains tomberont avant la goupille. Pose ce truc si tu ne veux pas te faire mutiler…

-         Mais j’en peux plus ! J’ai mal, j’ai trop mal ! »

Effondrée, Serena glissa à genoux, laissant la grenade intacte rouler loin de ses doigts. Jack s’empressa de la récupérer, poussa un long soupir de soulagement et essuya la sueur qui brillait sur son front. Encore une fois, ils avaient eu très chaud aux fesses. Même si Kenji paraissait sûr de lui, son camarade voyait mal comment il aurait pu empêcher l’adolescente de les envoyer ad patres. Tout était heureusement réglé, Serena ne montrant plus la moindre agressivité. Mais elle n’était pas calmée pour autant.

« Pitié… gémissait-elle entre deux sanglots. Aidez-moi, je n’en peux plus…

-         On pourrait lui donner un peu de buster-weed, ça lui ferait du bien, proposa Lloyd, pris de pitié.

-         Ce qu’il lui faudrait surtout, c’est un psychiatre, de l’attention et beaucoup, beaucoup de temps, observa son frère. Et on n’a rien de tout ça.

-         Sur la Filia, peut-être…

-         Je veux pas aller sur la Filia !! hurla Serena. Je veux rester avec mon papa et ma maman… »

Tous sentirent leur cœur se serrer devant ce spectacle. L’adolescente était complètement anéantie. Ses pleurs étaient si violents qu’ils lui arrachaient des cris de douleur. Ou bien était-ce la souffrance d’avoir tout perdu qui lui paraissait insoutenable. Il était en tout cas hors de question de la laisser dans cet état.

« Sortez tous, on met les voiles, déclara Kenji.

-         Et donc, qu’est-ce qu’on fait de Serena ? interrogea Jack en réunissant leurs dernières affaires.

-         Je m’en occupe.

-         Qu’est-ce que tu vas faire ?

-         J’ai dit que je m’en occupais. Attendez moi dans l’hélico. »

N’ayant pas l’intention de se satisfaire de cette réponse, le jeune homme tenta de protester. Il ignorait ce que Kenji avait en tête, mais son air froid et résolu ne présageait rien de bon. Ses amis semblaient en revanche d’accord pour laisser le tueur de goule régler la question comme il l’entendait. Ils ignorèrent donc les objections de Jack et l’entraînèrent à l’extérieur, laissant Serena entre les mains de Kenji.

 

Le jeune homme observa silencieusement l’adolescente quelques minutes encore. Puis dégaina son sabre. Serena se redressa lentement en entendant le grincement de l’acier. Ses yeux humides parcoururent la lame, détaillèrent la garde et le manche, remontèrent vers le visage imperturbable de Kenji. Elle le sonda du regard puis hocha la tête, sa souffrance semblant s’atténuer légèrement. Le tueur de goule crut même voir un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.

« C’est vraiment ce que tu veux ? » interrogea-t-il.

Pas de réponse. Mais le jeune homme voyait bien l’acceptation, la résolution dans les yeux de Serena. Peut-être même du désir. La malheureuse ne souhaitait qu’une seule chose : qu’on mette fin à ses souffrances, qu’on l’aide à oublier l’enfer qu’elle avait vécu ces derniers jours.

Le Tenchûken avait déjà volé nombre de vies. Une de plus ou de moins ne faisait aucune différence pour cette pièce d’acier dépourvue de toute volonté, de tout jugement. Le sang de Serena ne tacherait pas plus la lame que la visque des centaines de goules ayant fait la rencontre du sabre mono-moléculaire. Sa pureté comme sa létalité étaient inaltérables.

Pour Kenji cependant, Serena n’était pas qu’une victime de plus. Car elle était certainement la première qu’il tuait par pure compassion.

Quand il émergea de l’abri, seul, ses amis virent immédiatement qu’il avait changé. En bien ou en mal, cela restait à déterminer. Mais le tueur de goule n’était définitivement plus le même. Le souvenir de cette adolescente détruite psychologiquement, appelant la mort de tous ses vœux, resterait à jamais gravé en lui.

 

 

 

Enfin ! Enfin nos amis reprennent leur voyage !

J'ai parfaitement conscience que cette histoire de cannibales s'est éternisée en longueur, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyés. Je suis moi-même content d'en être sorti. Cette situation a bien failli me plonger dans une véritable crise de motivation... J'ai rencontré pas mal de difficultés pour raconter ces péripéties, qui au final auraient certainement pu se résumer en un ou deux chapitres. Mais on aurait sans doute perdu en profondeur...

Quoi qu'il en soit, n'oubliez pas que ce que vous lisez sur ce blog n'est pas la version finale du roman. Ceux qui ont lu la version blog et la version papier de la saison 1 de Ghoul-Buster auront noté quelques différences, parfois subtiles, parfois plus importantes. Je modifierai donc probablement ce passage lors de la relecture finale.

En tout cas, vous pourrez retrouver la suite des aventures de Jack et ses potes dès la semaine prochaine, comme d'habitude.

 

A part ça, j'aurais sans doute une excellente nouvelle à vous annoncer d'ici fin août... En effet, Charlie Adlard, le dessinateur du comics Walking Dead, vient faire des dédicaces au Mans (72) le 25 septembre, en compagnie des auteurs du livre-documentaire Zombies. J'ai donc présenté Ghoul-Buster aux organisateurs, qui ont paru très intéressés. Peut-être pourrez vous donc me trouver moi aussi lors de cette fameuse journée. Mais même si on ne peut m'acceuillir en tant qu'auteur, je serai là, histoire de donner des flyers ou ce genre de truc...

Bref, plus d'infos très bientôt j'espère !

 

A jeudi pour le prochain Fragma !

Publié dans Chapitres

Commenter cet article

tistoulacasa 28/07/2011 12:14


Blessure interessante dans la vie de Kenji, reste à voir comment cela va l'affecter dans le futur...


RoN 28/07/2011 21:51



Le tueur de goule a déjà tellement de victimes derrière lui (la plupart goules, soit) que j'ignore moi-même si celle-ci comptera vraiment...