Chapitre 49 : sauvetage

Publié le par RoN

« Ici Jack Redfield, à la tête d’une équipe en mission vers la Filia, annonça le leader à la radio. Nous survolons actuellement le port du Delta de l’Ouest à bord d’un hélicoptère, et sommes en mesure de vous porter assistance. Veuillez nous indiquer votre position. »

Silence à l’autre bout du fil. Les survivants à l’origine de l’appel de détresse avaient-ils reçu la réponse de Jack ? Rien ne permettait de le savoir. Peut-être étaient-ils trop occupés à repousser les goules pour prendre le temps de donner leur localisation. Ou peut-être que tout était déjà fini.

Il fallait en tout cas prendre une décision concernant la suite des événements. Si le groupe était pour le moment en sécurité relative à bord de leur appareil, cela ne durerait sans doute pas éternellement. Les rives s’agitaient de plus en plus en dessous d’eux. Toujours aussi innombrables que terrifiants, les zombies sortaient peu à peu de leur torpeur nocturne. Pas de chants en l’honneur du soleil cette fois-ci. Car leur attention était logiquement focalisée sur le bruyant engin en surplace au dessus du fleuve.

Jack en vit plusieurs pointer l’hélicoptère du doigt en prononçant des paroles inaudibles, et sentit le stress monter d’un coup en lui. Oui, les goules étaient désormais capables de communiquer. Bien qu’il soit encore difficile de considérer leurs aboiements comme un langage articulé, on ne pouvait plus douter de leur capacité à s’échanger des informations - certes rudimentaires, mais qui pouvaient s’avérer primordiales pour ces êtres fonctionnant au seul instinct. Les mots, même simple, constituaient le premier pas vers la coopération véritable.

Mieux valait ne pas sous-estimer les capacités de ces millions d’évolués. Qui savait quelles tactiques ils étaient capables d’inventer ? Le cas de l’équipe bloquée dans les égouts prouvait bien que les goules pouvaient facilement prendre les humains au dépourvu.

 

Equipe qui redonna finalement signe de vie quand Jack réitéra son message. Derrière son ton enthousiaste, le jeune homme devina facilement la peur dans la voix de la femme. Le rythme des coups de feu avait dramatiquement ralenti, et les cris en fond sonore rendaient la discussion très difficile. Le groupe ne tiendrait sans doute plus bien longtemps. Sauf si les nouveaux arrivants parvenaient à éloigner le gros des goules.

« Bordel, j’espère que c’est pas une blague ! s’exclama Abbie. Vous avez vraiment un hélico ?

-         Affirmatif. Un gros modèle utilisé pour les sauvetages. Nous avons de la place pour une demi-douzaine de personnes.

-         Et combien êtes-vous ?

-         Six. Mais seulement quatre combattants.

-         C’est peu. Niveau équipement ?

-         Nous sommes bien armés et expérimentés au combat. Et nous possédons une sorte de vaccin empêchant la contamination.

-         Sérieux ? Putain, qui que vous soyez, je vous aime déjà ! Rappelez-moi de vous payer une bonne tournée…

-         Ce sera avec plaisir. Mais on va peut-être vous tirer de là avant… »

Jack ne put déterminer s’il s’agissait de la voix de son interlocutrice ou bien de parasites dans la transmission, mais il eut bien l’impression qu’Abbie venait d’éclater de rire. Au moins elle gardait le moral. Sa situation ne semblait pourtant pas très enviable.

A ce qu’elle décrivit, elle et son équipe étaient retranchés au niveau de l’évacuation des égouts, dans une large conduite empêchant les zombies d’attaquer à plus de deux ou trois. Le groupe pouvait a priori tenir la position, mais viendrait forcément un moment où leurs munitions se tariraient. Et même s’ils pouvaient toujours se défendre à l’arme blanche, il leur serait impossible de venir à bout de l’armée grouillant sur la rive. Leur meilleure option était de se frayer un passage dans la masse des prédateurs pour espérer atteindre les flots, où il serait plus facile de distancer les goules. Mais les monstres affluaient sans cesse, se pressant à la sortie des égouts sans laisser les humains avancer d’un mètre. Non, ils ne pourraient pas se sortir de ce guêpier sans assistance extérieure.

 

En éternel humaniste, Jack n’avait pas hésité avant d’offrir son aide à ces survivants en mauvaise posture. Mais quand l’hélicoptère arriva au-dessus de la position indiquée par Abbie, le jeune homme réalisa qu’il aurait peut-être dû attendre de se trouver sur place avant d’offrir ses services.

Plus d’une fois il s’était représenté le spectacle de ces millions des goules se mettant brusquement en chasse, mues par des instincts collectifs et incontrôlables. Attirez l’attention d’une seule créature, et toutes partaient à votre poursuite dans l’instant. Il suffisait d’une proie pour mettre le feu aux poudres et déclencher la folie furieuse des prédateurs. Dans des territoires ou la population zombie était aussi dense, cela devait constituer des scènes sacrément impressionnantes. La poussière soulevée, le tonnerre des pieds foulant le sol, les claquements des mâchoires n’attendant que de broyer la chair, la forêt de bras coupants et griffus, la rumeur continue, aussi assourdissante que vide de sens pour les humains… Y assister devait donner une très bonne idée de l’enfer, toute religion confondue.

Existait-il seulement des gens capables de supporter une telle vision ? Etait-il possible de garder sa santé mentale après avoir vu de ses propres yeux la puissance brute des évolués, la force sauvage des goules les plus redoutables du continent ? Les témoins de telles scènes devaient en tout cas être rares.

Mais nos voyageurs ne se sentirent pas particulièrement privilégiés pour autant. Tous auraient largement préféré s’ennuyer ferme à Genesia. Même Kenji laissa échapper un commentaire impressionné quand l’hélicoptère fut suffisamment bas pour qu’apparaissent les détails de cette masse grouillante.

Difficile de croire que les monstres avaient un jour été humains. Depuis le temps que le tueur de goule les pourfendait, il s’était habitué à leur physique repoussant, à cette allure à la fois lourde et aérienne les faisant ressembler à des insectes géants. Le crâne boursouflé et les mâchoires proéminentes, les griffes acérées et les os coupants, la peau gris sombre, tout cela ne le choquait plus depuis longtemps. Les goules étaient terrifiantes, il ne prétendait pas le contraire. Mais tout survivant des terres infectées savait que leur talent de prédateur était bien plus à craindre que leur apparence. Les zombies se fichaient de faire peur : tout ce qui comptait pour eux était l’efficacité. Leur corps était une arme ; et une arme n’a pas besoin d’impressionner pour être mortelle.

Que penser alors de ces cauchemars vivants, démons frénétiques se précipitant vers la sortie des égouts avec plus de hargne qu’une horde de piranhas sur une carcasse ? Si leur allure n’était que le pâle reflet de leur force, le groupe avait affaire aux goules les plus dangereuses rencontrées jusqu’ici. Depuis combien de temps squattaient-elles ici, sans rien d’autre à faire que se dorer au soleil et laisser la Ghoulobacter les transformer peu à peu ? Combien d’énergie lumineuse avait-il fallu pour acquérir cette taille impressionnante, cette peau d’un noir charbonneux, ces os aussi durs et tranchants que des lames d’acier ? Et cette vivacité, cette manière de bouger… Les évolués avaient sans doute stocké assez de rayonnement pour survivre des semaines dans l’obscurité. Leur rapidité, leur force étaient sans égales. Sans parler de leurs capacités de réflexion, certainement bien plus avancées que ce que les humains soupçonnaient.

Pour l’instant en tout cas, cette supposée intelligence n’aidait pas beaucoup les monstres. Mais que pouvaient-ils faire au juste ? Retranchés dans une bouche d’évacuation large d’à peine trois mètres, les humains étaient inatteignables. Du moins tant qu’ils avaient des réserves de munition. Jack ne distinguait ni la dénommée Abbie ni le reste de son groupe, mais il voyait parfaitement les goules s’aventurant dans le tunnel se faire arroser d’une pluie de métal. Cela suffisait pour le moment à les repousser. Mais à moins de disposer d’une puissance de feu suffisante pour effacer la moitié de la Mater, ils n’en verraient jamais le bout. La patience des zombies ne connaissait pas de limite. Ils ne se décourageraient jamais, se lançant dans le tunnel l’un après l’autre jusqu’à ce que leurs proies abandonnent. Un, cent, mille pouvaient tomber dans la bataille ; cela ne faisait aucune différence. En masse, les goules gagnaient toujours.

 

« Franchement, je le sens mal… commenta Lloyd Bronson en observant d’un œil inquiet une partie des zombies se détourner de leurs proies acculées pour observer l’hélicoptère en vol stationnaire.

-          Sans déconner ! ironisa son frère. Moi, ça me semble pourtant optimal. Un beau terrain à découvert, avec une topographie bien merdique ! Seulement trois directions à défendre ! Des évolués par millions ! Et une bande de glandus à sauver !

-         La routine, quoi… commenta Kenji avec un petit sourire. »

Ce qui apporta une certaine sérénité au groupe. Ils retrouvaient là le tueur de goule tel qu’ils le connaissaient. A la perspective d’une bonne bataille, il sortait enfin du nuage morose qui l’avait accompagné depuis l’île de Darius. La visque ne laverait pas le sang qui tachait ses lames, mais un combat sérieux aurait au moins l’avantage de lui changer les idées. Et si les évolués s’avéraient finalement trop redoutables, il paierait enfin le prix de ses crimes.

Quoiqu’assez sombres, ces motivations permirent à Kenji de se replonger pleinement dans ses instincts guerriers. C’était tout ce que souhaitaient ses camarades : si le tueur de goule était motivé, ils avaient leurs chances. Même si ce sauvetage restait extrêmement périlleux. Ce que n’oubliait pas Lloyd.

« Non mais sérieux, on ne va pas se poser ici ? insista-t-il.

-         Calme-toi, mon vieux, lui répondit Jack en étudiant attentivement les environs. Evidemment qu’on ne va pas atterrir dans ce merdier. La berge n’est même pas assez large. Béate restera en vol pendant que nous débarquerons. On doit avoir des cordes dans le coin…

-         Etant donné que tu as l’air de vouloir te suicider, autant sauter directement par-dessus bord… Parce que ça m’étonnerai que les goules nous laissent descendre gentiment.

-         Tu veux pas la fermer ? Personne ne t’oblige à venir. Moi aussi je balise, Lloyd. Mais faut faire avec.

-         Hey ! J’ai jamais dit que j’avais peur ! Je pense juste qu’il va nous falloir un sacré bon plan pour réussir à poser un pied au sol… Et un plan excellemment génial si on veut vraiment sauver ces gens.

-         J’ai un plan, lui rétorqua Jack, presque pressé d’expédier son camarade dans les griffes des goules. Tu auras juste à trouver le qualificatif adéquat.

-         Ce sera bonne occasion de tester les combinaisons furtives en combat réel… rappela Béate.

-         Oui, et pas seulement. Dans cette manche, on va avoir besoin de tous nos atouts. Jonas, tu te sens capable de manier la mitrailleuse ? »

Le pilote blessé leur assura à tous qu’ils pouvaient compter sur lui. Ce n’était pas parce qu’il était handicapé qu’il ne pouvait pas leur prêter main forte. Il les couvrirait jusqu’à ce qu’ils soient à nouveau en sécurité à bord de l’appareil, et ce même s’il devait se vider de son sang dans la manœuvre. Mais tant que Jonas se contenterait d’utiliser la mitrailleuse lourde, solidement soudée à l’habitacle, ses sutures devraient tenir.

Béate resterait également à l’abri du danger, puisqu’elle devait manœuvrer l’appareil. Jack ne lui demandait aucun exploit ou prouesse particulière. Mais il lui recommanda d’être tout de même extrêmement vigilante. Impossible de savoir ce qui pouvait arriver durant l’opération. Si un évolué parvenait à s’accrocher à la carlingue ou à grimper à la corde, elle serait sans doute la seule en mesure de le repousser.

Quant aux quatre combattants, ils allaient logiquement avoir fort à faire pour survivre. Mais ne se défilèrent à aucun moment, et ce malgré une trouille de plus en plus collante. Ils s’évertuaient à ne pas trop penser aux centaines de goules en train de les observer, à quelques mètres en contrebas. Mais comment ignorer une présence aussi lourde, une menace littéralement omniprésente ? Jack lui-même eut bien du mal à revêtir sa combinaison ignifugée tant ses doigts tremblaient.

Réunissant tout son courage, il s’assura une dernière fois via la radio que le groupe d’Abbie se tenait prêt à mettre les voiles, et les avertit de ce qui allait suivre. Ils risquaient d’être surpris. Mais certainement pas autant que les goules.

 

« Cessez le feu dès que vous sentirez la fumée, prévint le jeune homme. Ça va déjà être suffisament la merdre, pas besoin de se manger une balle perdue en plus…

-         Te fais pas de souci, chevalier, le rassura Abbie. On réussira à repousser ces saletés sans nos flingues. J’ai l’impression qu’elles ne sont plus aussi nombreuses… »

Probablement parce que la majeure partie des créatures s’intéressait maintenant à l’hélicoptère se rapprochant dangereusement du sol. Jack les voyait trépigner en claquant des mâchoires, attendre patiemment l’instant où l’engin serait suffisamment bas pour pouvoir s’y accrocher en bondissant. Mais le jeune homme n’avait aucune intention de leur en laisser l’occasion.

Dès qu’il jugea l’altitude assez basse, Jack fit coulisser la porte de l’appareil. Ce qui déclancha sur le champ la frénésie des goules. Leurs mains griffues se tendirent vers les proies aériennes dans une simultanéité parfaite, tandis qu’elles se mettaient à aboyer des paroles incompréhensibles. Mieux valait agir sans attendre de voir ce qu’elles allaient faire.

Arvis Bronson, le meilleur lanceur du groupe, se présenta devant l’ouverture, un petite brique molle en main. Le briquet de son frère crépita. Le pain verdâtre s’envola en grésillant légèrement, disparut dans la masse grouillante. Pour y déclencher une véritable panique dès l’instant où s’élevèrent les premières volutes de buster-weed.

Les goules s’écartèrent du fumigène en glapissant, laissant enfin apparaître une trouée dans leurs rangs, minuscule oasis dans un désert de griffes et de dents. Jack jubila en constatant que sa marijuana génétiquement modifiée était toujours efficace, même sur des monstres aussi évolués. La buster-weed restait la seule arme capable d’effrayer les goules, de semer la confusion dans leurs hordes d’habitude si compactes. Même si elles se rendaient bien compte que l’effet de la fumée n’était pas immédiat, elles étaient incapables de la supporter. Leur répulsion était instinctive, incontrôlable, et il fallait vraiment que l’évolué soit très motivé pour oser s’élancer à travers le nuage.

Mais même hésitants, les zombies restaient extrêmement dangereux. Et réussissaient toujours à s’infiltrer dans le tunnel d’évacuation, interdisant toute sortie. Aussi Arvis balança-t-il une demi-douzaine de fumigènes supplémentaires, de quoi noyer toute la zone dans des vapeurs aussi fortes qu’épaisses. Les goules n’étaient plus que des silhouettes fuyantes, se dispersant dans le chaos pour essayer de se tenir hors de la fumée. Nombre d’entre elles préféraient même se jeter volontairement à l’eau plutôt que de se trouver en contact avec les volutes empoisonnées.

 

Satisfait mais plus nerveux que jamais, Jack s’assura qu’aucune goule n’avait eu le courage d’endurer la souffrance pour les attendre en embuscade. Non, les alentours semblaient bien dégagés. Les goules avaient évacué, tournant en rond en périphérie de la fumée sans oser la traverser. Jack avait du mal à croire que cela ait pu fonctionner si efficacement. Mais il n’avait pas le temps de s’extasier. S’ils voulaient mener à bien ce sauvetage, il fallait se lancer maintenant.

Les cordes étaient déjà sorties. Jack n’eut qu’à s’y agripper de sa main gantée et à se laisser glisser. Deux secondes plus tard il posait pied à terre. Il eut tout juste le temps de s’écarter avant que Kenji atterrisse à son tour, Tenchûken en main et prêt à en découdre sérieusement. Cela ne fut cependant pas nécessaire. Les jeunes gens voyaient bien que les goules les avaient repérés. Celles-ci devaient certainement faire face à un cruel dilemme, ne pouvant atteindre ces proies qu’en se lançant dans la fumée toxique. Pour le moment, la peur était plus forte que le désir.

Mais quelques évolués ne purent résister à la tentation quand les frères Bronson eurent rejoint leurs camarades. Une dizaine d’entre eux s’élança soudain à travers le nuage, manquant déclancher un mouvement de foule qui aurait engloutit les combattants en un instant. Heureusement, les zombies ne semblaient pas aussi braves les uns que les autres. Ou pas aussi obsédés par leurs proies. Le gros des troupes resta donc à l’écart, attendant de voir l’échec ou le succès de cette avant-garde.

« Ceux-là, ils sont pour moi, déclara Kenji en prenant les devants.

-         Tout seul ? l’interrogea Jack, dubitatif. Tu es sûr que… »

Il n’eut même pas le temps de finir sa phrase. Le tueur de goule avait déjà bondit à la rencontre de ses adversaires. Son ami constata cependant qu’il n’avait aucun souci à se faire. Kenji semblait dans une forme éblouissante. En temps normal, il était certainement capable de rivaliser avec les plus dangereux évolués. Avec l’aide de la buster-weed et de sa combinaison ignifugée, il devenait invincible.

Le Tenchûken fit en tout cas tomber trois têtes en moins d’une seconde. Kenji n’eut même pas à parer ou à feinter. Les goules ne firent rien pour se défendre, essayant désespérément de saisir cette anguille mortelle sans se soucier des coups reçus. Les malheureuses n’étaient peut-être même pas capables de le voir bouger. Le guerrier était trop rapide, ses sabres trop tranchants.

Jack ne l’aurait pas juré, mais il eut bien l’impression que Kenji se débarrassa des zombies en moins de coups qu’il n’y avait d’ennemis. Le tueur de goule ne connaissait donc aucune limite ? Ses camarades avaient presque envie de croire que, dans des conditions adéquates et avec une bonne motivation, il aurait pu venir à bout de l’intégralité des monstres de la Mater. Un défi dans lequel Kenji se serait sans doute lancé avec joie. Rien n’égalait pour lui le plaisir de se confronter à des adversaires puissants.

Ce simple combat, qui au final tint plus de l’échauffement que de l’affrontement véritable, lui apporta une confiance et une clarté d’esprit qui effacèrent momentanément ses sombres pensées. Il ressentit même une certaine déception quand le dernier évolué s’écroula sans avoir pu l’effleurer, et dut se retenir de provoquer les autres, toujours massés derrière le rideau de fumée.

Il allait de toute façon avoir d’autres occasions de démontrer son talent. Il faudrait au minimum quelques minutes avant de pourvoir se tirer d’ici, et les goules n’allaient certainement pas s’arrêter là. Si Jack avait choisi de faire débarquer les combattants, ce n’était pas par simple témérité, mais bien parce que la femme avec qui il s’était entretenu avait besoin d’eux pour évacuer son équipe. En effet, plusieurs hommes avaient été blessés lors de leur retraite précipitée, et certains d’entre eux ne pouvaient se déplacer que très difficilement. Les sortir de là allait certainement être un beau merdier. 

Jack n’imaginait pas à quel point. Car contrairement à ce qu’il croyait, le sauvetage des blessés n’était même pas la principale préoccupation de la dénommée Abbie.

Publié dans Chapitres

Commenter cet article

tistoulacasa 16/08/2011 11:01


Rhaaa on se laisse entrainer dans ces scènes d'action et c'est horrible de devoir attendre 1 semaine avant de pouvoir lire la suite...