Chapitre 60 : les ogives

Publié le par RoN

« Je veux que cette faille soit surveillée en permanence, ordonna Abbie aux clopeurs une fois que leurs applaudissements se furent taris. Et s’il vous reste des filets, ce serait bien d’en placer un devant l’ouverture. Visiblement, ce genre d’obstacle est plus gênant pour les goules qu’une paroi blindée…

-         Au moins, on sait par quelles réparations commencer, déclara Jack en se séchant du mieux possible. Impossible de prendre le large tant que les trous dans la coque n’auront pas été comblés.

-         Détrompe-toi. Ce n’est pas parce qu’on prend un peu l’eau qu’on ne peut pas naviguer. Le Niels peut subir de graves dommages sans que son intégrité ne soit menacée. Les types qui l’ont conçu disaient qu’il continuerait à flotter même si la coque était éventrée sur la moitié de sa longueur. Aucun risque de naufrage avec un bâtiment comme celui-ci… »

Rien de bien étonnant à cela. Quand il s’agissait d’étaler la puissance militaire de son pays devant les voisins, les gouvernements ne lésinaient généralement pas sur les moyens. Le Niels était un monstre de résistance et de robustesse. Les ingénieurs responsables de sa conception avaient fait du bon travail, impossible de le nier. Qu’une partie de la cale soit inondée ne posait aucune difficulté pour la navigation ; le porte-avion n’en était même que plus stable. Tant que la moitié des compartiments de la coque restaient hermétiques, le navire ne pouvait sombrer en aucun cas.

Si le Niels avait été en train de couler, ses occupants s’en seraient de toute façon inquiétés bien avant. Les déchirures dans le blindage n’étaient pas un problème ; ce qui ne signifiait pas pour autant qu’il fallait les ignorer. Car toutes ces failles constituaient autant de points d’entrée pour d’éventuels assaillants. Et les goules avaient prouvé qu’elles étaient parfaitement capables d’atteindre le Niels. Avant de faire venir des gens dans la proue pour réactiver les machines, il était donc primordial de s’assurer qu’ils puissent travailler en sécurité.

 

Laissant Jack et Kenji se réchauffer et mettre des habits propres, Abernathy entreprit donc de répertorier toutes les fissures et de déterminer lesquelles devaient être comblées en priorité. Les dégâts étaient heureusement superficiels dans leur majeure partie. Seules deux ou trois failles pouvaient vraiment permettre le passage des goules. Il ne serait certainement pas trop difficile de trouver la tôle nécessaire aux réparations.

Et de toute façon, les zones les plus importantes semblaient a priori intactes. Aucun courant d’air une fois franchi le sas séparant la ferme des clopeurs du reste de la cale. Pas la moindre flaque d’eau dans la salle des machines, pas de rouille sur les moteurs, pas de dépôt salé sur les murs. Mise à part une couche de poussière omniprésente, les couloirs semblaient même plus propres que dans le reste du bateau. Pas plus entretenus, c’était sûr, mais définitivement moins fréquentés. Visiblement, les nielsiens ne devaient pas s’inquiéter très souvent de savoir ce qui s’y passait.

Cette partie du vaisseau semblait pourtant bien protégée : le risque d’attaque diminuait logiquement à mesure que l’on s’éloignait des couches externes de la coque. Dans un souci tactique, les équipements les plus importants avaient évidemment été placés au cœur du Niels, afin de garantir leur bon fonctionnement lors d’une bataille navale. Le porte-avion pouvait ainsi encaisser bon nombre de torpilles sans que ses moteurs ne soient endommagés. Que la coque soit éventrée n’empêchait pas le navire de rester parfaitement opérationnel.

Mais le temps et l’humidité étaient des ennemis insidieux, que même plusieurs couches d’acier ne pouvaient que difficilement arrêter. Un bateau laissé à l’abandon finissait inexorablement par tomber en pièces. La corrosion attaquait le métal, le sel court-circuitait les équipements électriques, l’humidité favorisait la moisissure. Mieux valait ne même pas essayer de mettre les moteurs en marche pour le moment : l’intégralité du système électrique pouvait très bien disjoncter.

 

Malgré le manque d’entretien, la salle des machines semblait heureusement dans un état satisfaisant. Les turbines rutilaient sous la poussière, les panneaux de contrôle étaient intacts, l’éclairage et le système de communication se mirent en route dès qu’Abernathy les réactiva. L’amirale entreprit ensuite d’expliquer sommairement à ses camarades de quelle manière cette complexe machinerie fonctionnait ; elle ne possédait cependant que des connaissances strictement théoriques, ignorant parfaitement les caractéristiques techniques de la plupart des appareils.

Jack n’était pas non plus capable de déterminer la fonction de la moitié des mécanismes ; une raison de plus de prendre autant de clichés que possible. Les genesiens ne pourraient les aider à comprendre tout ça que s’ils avaient un maximum de données à disposition. Aussi Jack entreprit-il de photographier les moteurs sous toutes leurs coutures, de récupérer les notices techniques, de noter les références de chacune des machines, espérant que la bibliothèque universitaire de Genesia serait assez fournie pour que ses amis trouvent des informations utiles

Peut-être que Mitch pourrait également les aider en obtenant des renseignements plus récents : aux dernières nouvelles, le supergeek genesien avait en effet entrepris de pirater les serveurs informatiques continentaux, afin de récupérer l’intégralité des données qui circulaient sur internet avant l’épidémie. Un projet aussi ambitieux que complexe, mais qui pourrait constituer le plus formidable des progrès depuis la catastrophe. Protéger le savoir était en effet d’une importance capitale : si l’humanité ne voulait pas retourner des siècles en arrière, il lui fallait absolument sauvegarder ses connaissances. Les enfants ne devaient pas seulement savoir que les hommes étaient autrefois capables de voler dans le ciel, de soigner les maladies, de faire pousser des cultures dans des milieux hostiles ; ils devaient aussi savoir comment leurs ancêtres avaient réalisés ces exploits.

 

Accéder à une banque de données quasi-illimitée serait en tout cas d’une grande aide aux nielsiens complètement dépassés. Pas d’ingénieur en aéronautique sur le porte-avion. Ni de physicien nucléaire. Et s’il y avait bien une chose qui avait tendance à empêcher Jack de dormir, c’était de savoir que personne sur le navire n’était qualifié pour et entretenir le réacteur. Le jeune homme avait bien quelques connaissances en physique atomique ; suffisamment en tout cas pour savoir qu’une telle technologie était basée sur des réactions en chaînes aussi complexes que précises. Et que le moindre déséquilibre pouvait signifier un effondrement ou un emballement du cœur du réacteur.

S’il était donc strictement hors de question de toucher à ces équipements, il semblait tout de même judicieux de s’assurer de la stabilité du réacteur. Abernathy avait promis à Jack que du poste de commande, ses hommes gardaient constamment un œil sur les voyants et jauges indiquant les températures et pressions. Mais cela ne remplaçait pas un bon contrôle visuel. Malgré la réticence de l’amirale, Jack insista donc pour qu’elle lui fasse visiter la salle du réacteur. Et fut immédiatement rassuré : visiblement, les nielsiens passaient quand-même par ici de temps en temps. Eux non plus ne devaient pas se sentir bien tranquilles avec une bombe de plusieurs kilotonnes sous les fesses

Inutile donc de leur démontrer l’importance d’une surveillance constante et d’un entretien rigoureux de la « pièce nucléaire ». A l’image de l’infirmerie, la salle du réacteur était ainsi régulièrement nettoyée et contrôlée. La première chose que fit l’amirale en y pénétrant fut de s’équiper d’un compteur Geiger et de s’assurer que le niveau de radioactivité restait correct. Visiblement satisfaite, elle pria néanmoins ses camarades de ne pas traîner.

« Même s’il n’y a aucun danger, j’aime autant ne pas m’attarder ici, déclara-t-elle. Normalement, on ne fait jamais rentrer plus de deux personnes à la fois. On n’est jamais à l’abri d’une maladresse…

-         Ouais, j’imagine qu’il vaut mieux éviter de faire tomber une tête nucléaire, acquiesça Jack, soulagé de constater que tous les voyants du réacteur étaient dans le vert. Elles sont aussi stockées ici ?

-         Dans le fond de la salle, confirma Abernathy. Mais par pitié, n’y touchez pas.

-         Je préférerai encore faire un câlin à une goule, la rassura Kenji. Mais dis-moi, ce n’est pas un peu risqué de laisser les ogives à proximité du réacteur ?

-         Bah, si l’un de ces trucs doit péter, on aura juste une explosion plus puissante. Aucune différence pour nous. Alors autant éviter que du matériel radioactif ne traîne partout sur le Niels. Mais vous faites pas de souci, les têtes ne sont pas armées. »

Ni Jack ni Kenji ne s’y connaissaient assez en armement pour savoir ce que cela signifiait exactement. Ils purent en tout cas voir par eux-mêmes que les ogives nucléaires étaient parfaitement sécurisées. Une dizaine de tubes d’acier rutilants, longs de trois mètres, bien fixés aux parois et ne portant pas la moindre trace d’usure. Difficile de croire que des objets aussi propres, aussi  brillants de technologie, étaient destinés à semer le chaos le plus absolu. L’être humain était décidemment devenu un maître dans l’art de la destruction. Combien de bombes de ce type avaient été produites avant l’épidémie ? Mieux valait ne pas chercher à le savoir. L’humanité avait assez de puissance de feu pour raser plusieurs planètes.

Les dix torpilles nucléaires que Jack avait sous les yeux pouvaient en tout cas suffire à éradiquer toute vie sur la Mater. Même si d’après l’amirale, les engins ne pouvaient pas exploser en l’état. Les ogives étaient toutes verrouillées par un code individuel ; les têtes nucléaires démontées ; le matériel radioactif responsable de la réaction atomique n’était même pas à l’intérieur, mais stocké séparément dans un compartiment parfaitement hermétique.

Dans ces conditions, effectuer un lancement quelconque demandait une préparation aussi longue que précise. A l’époque où les militaires se faisaient un plaisir de jouer à s’entretuer, cela constituait une sécurité parfaitement légitime : mieux valait éviter que le premier cinglé un peu fortuné n’atomise une capitale de façon impromptue. Celui qui désirait détourner une arme nucléaire se retrouvait inévitablement bloqué à un moment ou à un autre.

Si l’amirale Banks avait réellement l’intention d’utiliser ces bombes sur les goules de la Mater, il allait lui falloir passer par toutes les étapes d’assemblage et d’armement des têtes. Encore une tâche qu’il lui serait bien difficile de mener à bien seule. Abernathy était devenue amirale par la force des choses : jamais elle n’avait reçu la moindre formation nucléaire.

Ce qui n’allait pas pour autant l’empêcher d’accomplir son devoir. La côte de la Mater devait être nettoyée, purifiée par le feu atomique. Jack eut beau lui présenter quantité d’arguments opposés, Abernathy n’en démordit pas. C’était là sa mission, et elle la mènerait à bien quel qu’en soit le prix.

« Bon, alors autant faire ça bien, maugréa son camarade en mitraillant les ogives avec son appareil photo. J’ai pas très envie que tu fasse péter ces trucs par accident…

-         Et vue l’onde de choc que ça risque de produire, mieux vaut qu’on soit à quelques dizaines de kilomètres avant d’envoyer la sauce, ajouta Kenji.

-         Alors on ferait bien de se mettre au boulot. Parce que les goules n’attendront pas forcément qu’on soit prêts à partir… »

 

Les nielsiens avaient maintenant toutes les cartes en main. La liste des réparations et des tâches à effectuer pour préparer le départ était impressionnante ; le travail logistique effectué par Ali et Abbie le fut encore plus. Choisir les activités prioritaires, constituer des équipes, trouver des chefs qualifiés et efficaces, leur expliquer leur objectif, les mettre en relation avec leurs correspondants genesiens… Les leaders passèrent de nombreuses heures à s’y arracher les cheveux. Mais au bout de deux jours, les choses commençaient déjà à bien s’organiser.

Désormais, rares seraient les habitants du Niels à trouver le temps long. Chacun allait avoir largement de quoi s’occuper durant les semaines à venir. Jack et ses camarades en particulier. Car aider les nielsiens dans leur migration était une chose ; mais il ne fallait pas oublier ce qui avait amené son groupe jusqu’ici. Si les habitants du porte-avion restaient décidés à migrer vers Genesia, le jeune homme allait devoir se contenter de leur souhaiter bon voyage. Car son objectif restait la Filia.

Une expédition qui demandait une préparation au moins aussi minutieuse que l’exode des nielsiens. Mais tant que Jonas n’était pas sur pied pour de bon, il était difficile à Jack de savoir à quel genre de préparatifs se consacrer. Il ne savait même pas quel bateau était le plus adapté pour un tel voyage, ni à quelles conditions s’attendre durant la traversée. Et le médecin en charge de l’infirmerie ne laissa pas l’expert pilote sortir de son lit avant une bonne semaine.

En désespoir de cause, Jack entreprit d’installer le logiciel de communication de Mitch sur tous les téléphones et terminaux qu’il put trouver. Une excellente manière d’assurer une communication constante avec Genesia. Les nielsiens pouvaient ainsi quérir les conseils de leurs assistants à toute heure du jour ou de la nuit, sans avoir à passer par le poste de commande. Cela accéléra grandement les travaux, tout en déchargeant Abbie et Ali d’une partie de leurs responsabilités. Assumant pleinement son rôle de génie de l’informatique, Mitch avait même trouvé le temps d’adapter un programme de téléconférence à son logiciel, ce qui permit aux volontaires genesiens de suivre les réparations en temps réel.

 

Après avoir reçu les clichés et informations envoyés par leur leader, ceux-ci avaient pu faire leurs recherches et créer leur propre groupe de travail. Supervisés par Saul Gook et le général Hadida, les volontaires se répartirent les tâches selon leurs propres qualifications et les besoins des nielsiens, et s’imposèrent bientôt comme des membres à part entière des équipes de réparations. Sans leur soutien et la précision de leurs instructions, les mécaniciens improvisés auraient certainement passé des mois à comprendre comment faire fonctionner les machines du porte-avion. Si le premier test moteur fut un succès, deux semaines après l’arrivée de Jack sur le Niels, c’était en grande partie grâce aux techniciens genesiens.

Dans un monde où chacun était obligé de faire des choix difficiles pour espérer survivre, une telle solidarité entre inconnus faisait très plaisir à voir. Après des mois à se laisser aller et à s’ignorer les uns les autres, les nielsiens ne pouvaient que prendre exemple sur leurs correspondants. Rares furent ceux à se plaindre durant les trois semaines de travaux. La plupart étaient bien contents d’avoir quelque chose à faire de leurs journées ; et tous étaient très impatients de partir.

Aussi travaillèrent-ils avec un enthousiasme et une persévérance impressionnants, ne rechignant jamais à se lever plus tôt que d’habitude ou à s’astreindre à des labeurs ingrats ou pénibles. Chacun devait de toute manière mettre la main à la pâte. Les femmes et les enfants étaient trop faibles pour participer aux opérations de réparation ? Il y avait une infinité d’autres tâches à leur faire faire.

Ménage, entretien, ravitaillement des équipes, travail dans les cultures, mise en place de bâches pour récupérer l’eau, conditionnement et stockage de vivres… La préparation de l’exode demandait un travail collectif et constant. Même en faisant au plus vite, les nielsiens devraient passer encore au moins un mois ou deux sur leur vaisseau. Et une fois au large, il ne serait plus possible de se ravitailler. Aussi était-il primordial de parer à toutes les éventualités avant le départ.

A condition bien entendu que les goules leur en laissent le temps. Jours après jours, Jack avait l’impression de sentir une tension croissante dans l’atmosphère. Il était maintenant clair que les goules étaient capables de nager. Combien circulaient actuellement dans le fleuve ? D’après Kenji, qui dépensait beaucoup de temps et d’énergie à surveiller les alentours, il en passait au moins une dizaine par jour à proximité du Niels. Jusqu’ici, aucune n’avait semblé s’intéresser au porte-avion. Les clopeurs n’avaient pas non plus eu l’occasion d’en attraper une autre dans leurs filets. A vrai dire, pas un seul nielsien ne fut blessé par un zombie durant les opérations. Le seul accident à déplorer eut lieu lors de l’extraction du hors-bord encastré dans les hélices du porte-avion, et ne fit qu’un blessé léger. Un vrai miracle, étant donnés les risques courus par les volontaires.

Pilotant l’hélicoptère avec une dextérité de plus en plus impressionnante, Béate mena avec succès plusieurs expéditions visant à récupérer des pièces détachées, des vivres, des médicaments. Et des armes, toutes les armes utilisables contre les goules. Car si la tactique de camouflage du « buster-zeppelin » était utilisée, il allait falloir une sacrée quantité de visque pour recouvrir l’énorme navire.

Dans cette optique, les frères Bronson entreprirent de former les nielsiens au combat contre les goules. En effet, rares étaient ceux à avoir déjà vu un zombie de près. La plupart des rescapés  avaient eu la chance d’embarquer sur le Niels avant que la Ghoulobacter envahisse le port du Delta de l’Ouest. Certains ignoraient même que la seule manière de neutraliser ces créatures était de détruire leur cerveau. Arvis et Lloyd avaient assurément beaucoup de choses à leur apprendre. A commencer par le maniement des différentes armes utilisables contre les morts-vivants. Quand on était encerclé par des millions de prédateurs redoutables, il n’était de toute façon pas nécessaire de démontrer l’importance de toujours disposer d’un arsenal aussi conséquent que varié.

 

En dehors de ses ogives nucléaires, le Niels était d’ailleurs équipé d’une artillerie plus abondante et dévastatrice que n’importe quel blindé terrestre ou aérien. Canons et mitrailleuses de calibre suffisant pour couper un homme en deux ; missiles aux effets aussi divers que colorés ; mortiers, torpilles. De quoi raser plusieurs ports à lui seul. Même si une bonne partie des munitions avaient été utilisées, le Niels disposait encore d’assez de puissance de feu pour faire regretter à pas mal de goules d’être venus bronzer au Delta de l’Ouest. Ou au moins pour les repousser si elles se décidaient à bouger avant l’heure.

Une fois que la plupart des réparations eurent été effectuées, l’amirale Banks jugea donc judicieux d’effectuer une vérification complète des armements du porte-avion, afin de déterminer lesquels pouvaient être utilisés en cas d’attaque. Si l’inspection permit de voir que les réserves de munitions étaient en réalité supérieures à ce qu’Abernathy avait estimé, les techniciens firent également une terrible découverte : les huit tubes de lancement des torpilles étaient tous inondés. Et ce depuis un bon bout de temps, à en juger par la rouille qui avait commencé à ronger les parois. Les capteurs étaient noyés, les systèmes électriques complètement ruinés. Les mécaniciens doutaient même qu’il soit possible de remettre les tubes en état.

L’amirale Banks blêmit d’un seul coup quand elle comprit ce que cela signifiait : dans ces conditions, il serait strictement impossible de procéder au lancement des ogives nucléaires.

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Tistoulacasa 21/11/2011 18:56

Ouf, cette "folle" ne pourra pas faire péter une ogive nucléaire (cela aurait été un désastre de plus sur cette planète qui a déjà tant souffert). Un bon coup de missiles sur les berges devrait
déjà faire pas mal de dégât...

RoN 21/11/2011 21:46



Mais Abbie ne va peut-être pas renoncer aussi facilement...