Chapitre 62 : mission suicide ?

Publié le par RoN

« Inutile d’en discuter, c’est strictement hors de question, déclara Jack en secouant la tête pour appuyer encore son propos. Je ne laisserai personne se lancer dans une mission suicide, Abbie.

-         Qui te dis qu’on n’en reviendra pas ? objecta l’amirale. Tout dépend de l’altitude et de la vitesse que peut atteindre votre hélicoptère. Laisse moi au moins en parler avec votre pilote…

-         Jonas est encore plus cinglé que toi, il se porterait sûrement volontaire. Et quelles que soient les capacités de l’hélico, je ne vois pas comment il serait possible de larguer une bombe nucléaire en vol et d’en réchapper…

-         C’est pourtant le seul moyen d’atomiser ces putains de monstres ! Et le moins risqué pour les nielsiens. On ne peut pas laisser les goules de la Mater aller sur la Filia, tu es bien d’accord ? Même si une personne doit se sacrifier pour mener à bien cette mission, ça vaudra largement le coup !

-         Comment peux-tu dire ça ? Aucune destruction ne justifie qu’on y laisse la vie ! »

Le sourire qu’Abernathy lui adressa en réponse exprimait autant de tristesse que de sympathie. Cette fois, c’était Jack qui manquait quelque peu de clairvoyance. Ses bonnes intentions étaient à tel point évidentes qu’elles le faisaient parfois passer pour légèrement naïf. Mais le jeune homme en était parfaitement conscient, et s’en était même fait une philosophie : pour lui, rien n’était plus important que de préserver la vie. Depuis le début de cette effroyable pandémie, il s’était démené pour protéger tous ceux qui croisaient sa route, faisant toujours passer la sécurité de son groupe avant toute autre préoccupation. Quels que soient les difficultés, il fallait survivre, protéger sa propre existence et celle de ses semblables à n’importe quel prix. Car les goules et les cadavres ne réfléchissent pas, ne se battent pas, ne se reconstruisent pas : rester humain implique avant tout de rester vivant.

S’il y avait bien une chose qu’Abbie avait apprise de Jack durant ces quelques semaines, c’était que la vie en général – et la condition humaine en particulier - constituait le trésor le plus précieux de cet univers. Un trésor extrêmement fragile en cette époque de chaos. L’amirale était parfaitement consciente de la gravité de ses propos : si le suicide est arbitrairement interdit par la plupart des religions, c’était aujourd’hui la logique et la responsabilité morale qui empêchaient un être éclairé de mettre fin à sa propre existence. A l’heure où chaque individu avait une importance vitale pour l’espèce, prendre une vie quelle qu’elle soit revenait à un crime contre l’humanité.

Abernathy elle-même avait passé de nombreuses heures à se retourner dans son lit sans trouver le sommeil, harcelée par ses propres doutes et par les visages de ses compagnons tombés au combat pour satisfaire sa « mission ». Et se détestait chaque jour un peu plus d’obliger les nielsiens à courir de tels risques. Oui, il était grand temps de faire passer la sécurité des civils avant les opérations militaires.

Mais si la sécurité des civils dépendait justement de la mission d’Abernathy ? C’était bien là ce que Jack ne voyait pas – où refusait de voir. Si les goules de la Mater n’étaient pas arrêtées ici, les conséquences seraient forcément dramatiques. Tôt ou tard, il faudrait en payer le prix. Cette armée de monstres n’allait certainement pas se contenter de faire un petit tour du monde à la nage. Jack l’avait dit lui-même : ils se dirigeaient vraisemblablement vers la Filia. Combien de victimes une fois qu’ils y auraient mis les griffes ? Comment arrêter des créatures quasi-invincibles, et que le courant pouvait transporter sur des milliers de kilomètres ?

Voilà pourquoi Abernathy trouvait qu’il « valait le coup » de se sacrifier pour détruire les goules de la Mater. Combien de vies humaines pourraient ainsi être sauvées ? La plupart des gens considéreraient cette mort comme un véritable honneur. Et l’amirale en faisait bien évidemment partie.

 

Mais Jack n’allait pas se laisser démonter par des arguments purement mathématiques. Lui aussi était capable de s’accrocher à ses principes. Et s’il y avait bien une chose qu’il détestait, c’était de se trouver prisonnier de ce type de choix : quand on lui présentait une situation où seules deux issues semblaient possibles, il n’essayait pas de déterminer la moins mauvaise, mais cherchait plutôt à se construire une troisième solution.

« Je suis certain qu’on peut trouver un autre moyen, assura-t-il. On pourrait par exemple installer les bombes dans un bateau vide qu’on enverrait droit vers la côte. Il suffit de fabriquer une minuterie ou un système de mise à feu à distance…

-         Et tu connais quelqu’un capable de nous faire ça en quelques jours ? interrogea Abernathy sans vraiment donner l’impression de s’intéresser à cette proposition. Personnellement, je n’ai pas trop envie de bricoler les détonateurs sans rien y connaître… Et qu’est-ce qui se passera si jamais le bateau dévie de sa trajectoire ou s’encastre dans une épave ?

-         Je… J’en sais rien, merde ! s’emporta Jack. Si tu y réfléchissais aussi, au lieu de te la jouer kamikaze ! Bordel, t’as vraiment envie de te suicider ou quoi ?

-         Et si c’était le cas ? rétorqua l’amirale en commençant elle aussi à élever la voix. C’est mon choix, personne n’a rien à y redire. Je croyais que tout le monde avait tous les droits, dans votre communauté. Alors comment oses-tu m’interdire de faire ce que je veux ?

-         Tu es libre, oui, mais tu as aussi des responsabilités ! Balancer ainsi sa propre vie aux ordures est tout simplement criminel ! Surtout de la part d’une femme ! Tu feras bien plus pour l’espèce humaine en restant vivante qu’en te sacrifiant pour détruire un nombre négligeable d’ennemis… Aujourd’hui, ta mission, c’est de faire des putains de gosses !

-         Arrête ta pseudo-chevalerie, Jack, tu deviens ridicule. Un utérus de plus ou de moins, ça ne change rien du tout à l’échelle de l’espèce. Les goules doivent être anéanties, et c’est à moi de le faire.

-         Abbie, non… tenta une dernière fois Jack, cette fois d’un ton suppliant. Pas toi… Tu… S’il faut vraiment le faire, demande des volontaires.

-         Comme tu l’as dit, j’ai des responsabilités. Je suis amirale. Hors de question de me défiler. Toi non plus, tu ne serais pas capable de demander une telle chose à tes amis…»

Malgré les émotions qui se bousculaient en lui et l’empêchaient d’argumenter efficacement, Jack n’osa pas prétendre le contraire. Jamais il n’aurait fait passer sa vie avant celle de ses camarades. Lui-même s’était déjà plusieurs fois trouvé dans des situations où il avait failli se sacrifier pour son groupe. S’il s’en était heureusement tiré à chaque fois, cela ne rendait pas son discours moins paradoxal ; un cas « d’hypocrisie du héros » typique : Jack était le premier à se mettre en danger pour ses semblables, mais refusait strictement qu’on lui rende la pareille.

Sans doute était-ce là une conséquence de sa responsabilité dans l’instigation de l’épidémie sur la Mater. Mais il était tout de même rare qu’il mette autant d’énergie à dissuader un collègue combattant de se lancer dans une entreprise, aussi risquée soit-elle. Après ces trois semaines sur le Niels, sans doute avait-il fini par s’attacher à l’amirale.

Ce qui n’avait au fond rien d’étonnant. Combien de nuits avaient-ils passé côte à côte en toute innocence (ou presque), combien de plaisanteries avaient-ils échangé, combien de pétards s’étaient-ils partagés ? Obligés de communiquer et de coopérer sans cesse, une véritable complicité avait fini par s’installer entre les leaders. Si Ali Minami restait toujours très professionnel, Abbie ne perdait pour sa part jamais une occasion de flirter avec le chef genesien. Et avait parfaitement remarqué qu’elle gagnait du terrain.

Bien que faisant son possible pour conserver une certaine distance avec la militaire, Jack était de moins en moins insensible à ses charmes. Une histoire de phéromones, probablement. Mais il fallait également bien avouer qu’Abernathy était un personnage fort particulier. Elle n’était pas qu’une belle femme ; son intelligence, sa détermination, sa droiture, son courage : tout cela faisait d’elle une personne vraie, sincère dans son combat comme dans ses rapports avec les autres. Et au moins aussi séduisante que Gina ou Aya.

Oui, Jack avait beau résister toujours à ses avances, il ne pouvait désormais plus se cacher la vérité : imaginer qu’Abernathy puisse disparaître lui causait presque autant de peine que si ses femmes genesiennes étaient elles-mêmes concernées. Qu’est-ce que cela impliquait exactement ? Jack n’était pas encore assez sûr de ses sentiments pour le savoir. Il y avait en tout cas une chose dont il était certain : il ne supporterait pas de laisser Abbie partir dans le feu de l’atome.

« Non, déclara-t-il, catégorique. Je ne te laisserai pas faire ça.

-         Je suis désolée, Jack, mais ça ne dépend pas de toi, fit remarquer Abbie en haussant les épaules. Maintenant écarte toi de mon chemin. Je vais parler à Jonas, et il n’y a rien que tu puisses faire pour m’en empêcher.

-         Ah vraiment ? »

Et de s’interposer entre elle et l’échelle de corde permettant de descendre sur l’imposant voilier en train d’être équipé pour le voyage vers la Filia.

 

Depuis qu’il avait été autorisé à sortir de l’infirmerie, Jonas y passait quasiment toutes ses nuits, s’inquiétant de chaque détail et préparant la traversée de façon extrêmement minutieuse. Abbie savait parfaitement où le trouver à cette heure. Mais elle voyait aussi clairement que Jack ne plaisantait pas du tout. Le jeune homme n’avait aucunement l’intention de la laisser descendre sur le voilier. Visiblement, il était même prêt à en venir aux mains pour empêcher l’amirale de s’entretenir avec Jonas. Ce qu’il démontra en la repoussant sans ménagement dès qu’elle tenta d’avancer. Fort mécontente qu’on l’empêche ainsi de circuler librement sur son propre bâtiment, Abbie lui lança un regard courroucé et lui donna un dernier avertissement : elle non plus n’hésiterait pas à employer la manière forte si Jack refusait de la laisser passer. Et histoire d’appuyer ses dires, sa main descendit ostensiblement vers le revolver à sa ceinture.

Ce qui n’eut certainement pas l’effet escompté. Jack n’était pas du genre à plier sous la menace, bien au contraire. Mais il ne souhaitait pas non plus finir avec une balle dans le ventre. Si lui ou Abernathy commençaient à sortir leurs armes, tout cela risquait de très mal se terminer. Aussi préféra-t-il adopter l’attitude inverse, laissant tomber son katana pour ne pas être tenté de s’en servir. Mais resta tout de même sur sa position, bras grands ouverts comme pour encourager la militaire à tenter sa chance. Oui, si elle voulait vraiment parler à Jonas de sa folle idée, elle allait devoir passer sur le corps de Jack.

Les deux chefs s’affrontèrent du regard pendant une minute interminable, chacun se demandant jusqu’où l’autre serait prêt à aller. Soupirant de frustration, l’amirale se détourna finalement. Pour faire volte-face dès l’instant où Jack relâcha sa vigilance, lui portant un balayage qui le précipita face contre terre.

Sonné par le choc, le jeune homme eut à peine le temps de se relever. Abernathy était déjà en train d’enjamber la rambarde pour emprunter l’échelle. Grimaçant de colère, Jack se rua vers elle et la tira en arrière avec brutalité, la ramenant de force sur le pont. Il récolta pour la peine de méchants coups de coude, mais ne lâcha pas prise. Abbie ruait, frappait en aveugle, se débattait en glapissant tandis que son adversaire se démenait pour l’immobiliser. Tous deux luttèrent au sol pendant plusieurs minutes, s’épuisant plus qu’ils ne se faisaient mal.

De forces quasi-égales, Jack eut bien du mal à prendre le dessus sur la militaire. Abbie ne bénéficiait peut-être pas de la puissance musculaire d’un homme, mais elle savait parfaitement tirer parti de sa souplesse féminine et du handicap de Jack. Attaquant constamment dans l’angle mort de son œil crevé, elle manqua plusieurs fois l’assommer.

Si le jeune homme n’avait pas eu une si bonne expérience des combats singuliers – les duels amicaux n’étant pas rares à Genesia – il ne s’en serait certainement pas si bien tiré. Depuis le temps, il avait heureusement développé des techniques lui permettant d’ignorer son handicap. L’appréciation des distances, par exemple, n’était plus un problème si l’on se trouvait en contact physique avec son adversaire. Combien de fois Jack s’était-il mangé une douloureuse contre-attaque après avoir frappé dans le vide ? Dans son cas, le mieux n’était pas de frapper mais de saisir.

Dans toute l’histoire du combat, combien d’artistes martiaux étaient tombés devant des lutteurs, capables d’endurer la douleur aussi bien que de l’infliger ? L’immobilisation constituait de plus la meilleure manière de maîtriser un adversaire sans le détruire. Et Jack n’avait aucune envie de détruire Abernathy. Ce qu’il cherchait à faire, c’était justement la protéger.

 

Ne la laissant jamais rompre le contact, Jack parvint tant bien que mal à passer dans son dos et à lui bloquer les coudes. Malgré la souffrance qu’elle devait éprouver dans cette position, Abbie ne cessa jamais de se débattre ; en vain. Jack la fit rouler sur le côté, utilisa ses jambes pour paralyser ses hanches, avant de glisser son bras sous sa gorge et de commencer à faire pression. Il ne fallut alors pas plus de dix secondes pour que son adversaire abandonne, privée d’oxygène. Le jeune homme relâcha légèrement sa prise dès que l’amirale se laissa aller, sans pour autant la libérer.

« C’est bon, t’es calmée ? interrogea-t-il, haletant et moite de sueur. On peut continuer à discuter ?

-         J’ai rien à te dire, enfoiré, cracha une Abernathy au moins aussi essoufflée que lui. Merde, comment ça se fait que tu connais la « clé des généraux » ? On n’apprend pas ce genre de technique aux colonels, normalement…

-         Un cadeau de Hadida. Désolé, Abbie. Je ne veux pas te faire de mal, mais tu ne me laisses pas le choix…

-         Et toi alors ?!? explosa-t-elle. Tu ne me laisses pas de choix non plus ! Bordel, qui t’es pour décider de mon destin à ma place ? T’as une idée de ce que j’ai vécu ces derniers mois ? J’en peux plus de cette putain de vie ! A quoi bon continuer, à quoi bon essayer de se reconstruire ? Je suis si fatiguée… Si je veux arrêter ici, si je veux terminer ma vie en beauté, tu n’as pas le droit de m’en priver ! Allez, lâche moi, putain ! Laisse-moi mener à bien ma dernière mission ! »

Abernathy doutait que ses pleurs ou son ton à la limite de l’hystérique puissent avoir une chance de convaincre son adversaire. Elle sentit pourtant le jeune homme la relâcher sur le champ, sa prise se transformant en une étreinte plus classique autour de ses épaules, ses mains se faisant plus douces sur sa peau, son souffle et son cœur s’apaisant pour lui transmettre sa bienveillance.

Comment ne pas être touché par le désespoir de l’amirale ? Jack comprenait maintenant ce qui la poussait à vouloir se sacrifier. Abbie laissait enfin voir la femme derrière la militaire. Finalement, elle n’était qu’une survivante comme les autres. Aussi fragile, aussi traumatisée. Elle aussi avait tout perdu : biens, famille, amis… Et que pouvait-elle bien espérer de l’avenir ? Les goules étaient partout. Dans l’absolu, il était clairement préférable d’en terminer vite que de continuer à lutter. Mais cela serait revenu à admettre la fin de l’humanité. Et c’était précisément cela que Jack tentait d’éviter. Tant que les survivants croyaient en l’avenir, rien n’était perdu. Restait juste à le faire comprendre à Abernathy. La seule compassion de Jack n’allait certainement pas y suffire. Mais le jeune homme était prêt à donner de sa personne pour sauver son amie.

 

Fébrile et sanglotante, Abernathy accepta cette fois son contact avec gratitude. Et quand elle osa relever les yeux, les lèvres de Jack se collèrent aux siennes en un baiser aussi intense qu’inattendu. Ainsi prise au dépourvu, Abbie en ressentit immédiatement une excitation intense, presque violente, sa souffrance se muant en un plaisir chaud et puissant. Elle ne put retenir un gémissement de bien-être quand la langue de Jack caressa la sienne, et frissonna de désir quand ses mains caressèrent la peau de ses épaules.

« Il me semble t’avoir déjà dit que tu avais désormais une autre mission… murmura le jeune homme à son oreille quand leur baiser s’éteignit.

-         Faire des enfants, einh ? se rappela l’amirale, les joues rougies par les larmes et l’émotion. Je… je dois comprendre que tu veux bien m’y aider, finalement ?

-         Je suis ouvert à toute proposition. A condition que tu renonces à ta mission-suicide.

-         Ça me semble un marché équitable… accepta-t-elle finalement. Mais ça va surtout dépendre de tes performances… 

-         Poulette, si après ce que je vais te faire, tu ne reprends pas goût à la vie, c’est que t’es pas humaine !

-         Grande gueule. Allez grouille, on va dans ma cabine… »

Le temps de rassurer les peintres interloqués par cette scène pour le moins originale et de les encourager à continuer leur excellent travail, et les deux jeunes gens foncèrent dans les quartiers de l’amirale, où résonnèrent bientôt des plaintes et râles forts éloquents. N’ayant pas eu de telle occasion depuis des mois, Abernathy ne fut pas bien difficile à contenter – surtout par quelqu’un habitué à s’occuper de deux femmes !

Jack en tira aussi beaucoup de satisfaction, mais également de logiques remords : il lui faudrait certainement soulager sa conscience en se confessant à ses compagnes genesiennes. Mais pour le moment, autant profiter de cet échange tendre et sensuel. Le pétard qu’ils fumèrent après leurs ébats avait plus le goût du plaisir que de la culpabilité. Et c’était peut-être là l’occasion pour Jack de découvrir s’il pouvait ou non mettre une femme enceinte…

« Je vais certainement pas tomber en cloque en une seule fois… fit d’ailleurs remarquer Abernathy en caressant le torse encore moite de son partenaire. Si tu veux vraiment que j’arrête de penser aux goules, il va m’en falloir un peu plus…

-         Je suis loin d’en avoir fini avec toi, la rassura Jack, lisant distraitement l’inventaire des armes et des munitions. Ni avec ces connards de zombies. Même sans utiliser les bombes nucléaires, je suis sûr qu’il y a moyen de réduire un peu le nombre d’évolués sur la côte. D’après ce relevé, on dispose d’une bonne puissance de feu. Canons, mortiers, on a de quoi faire des ravages… Et il y a plein d’autres trucs que je ne connais pas, dans cette liste. C’est quoi exactement, une bombe thermobarique ? »

Publié dans Chapitres

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tistoulacasa 30/11/2011 10:41

sacré Jack !
La vie serait toute autre si les conflits étaient tous réglé ainsi :)