Chapitre 64 : la répétition

Publié le par RoN

« Est-ce vraiment bien nécessaire ? interrogea Jack en observant le soleil descendre vers l’horizon avec une inquiétude croissante. Je ne vois pas vraiment l’intérêt de faire un vol d’essai puisque l’opération aura lieu pour de bon dans quelques heures…

-         Justement, lui répondit une Abbie au moins aussi nerveuse que lui. C’est là ma seule occasion de m’exercer au pilotage réel. Hors de question de se lancer directement. Cette mission est déjà assez risquée sans que ce soit en plus ma première expérience en vol. Je n’aurai pas de deuxième chance, et l’échec ne peut pas être envisagé. Il faut absolument qu’on simule le bombardement au moins une fois. Et puis de toute façon, il est primordial d’effectuer une reconnaissance avant toute opération militaire.

-         C’est plus prudent, en effet, admit son camarade. Mais ça ne risque pas d’attirer les goules ? »

L’amirale haussa les épaules, voyant mal comment les millions de zombies en train de trépigner sur la côte auraient pu être plus excités encore. La journée avait beau toucher à sa fin, les monstres ne semblaient pas particulièrement pressés de se calmer. Ils ne cessaient d’avancer, de barboter un peu puis de reculer, piaillant sans arrêt et montrant un intérêt de plus en plus évident pour le Niels. Etant donnée l’intense activité qui avait régné sur le pont durant toute la journée, il était même surprenant qu’aucun évolué n’ait tenté de grimper à bord.

Jack avait plusieurs fois aperçu des zombies nageurs faire surface à proximité du porte-avion ; tous s‘étaient contentés d’observer la situation pendant quelques dizaines de secondes avant de disparaître sous les flots. Loin de rassurer le jeune homme, ce petit manège commençait à être sérieusement inquiétant. Pourquoi les goules n’attaquaient-elles pas ? Ce comportement était diamétralement opposé à leur attitude classique. Jamais un zombie n’avait ignoré volontairement une proie. Ils ne pouvaient pas ne pas voir les humains s’activant continuellement sur le Niels et l’Indépendant : ce qui signifiait qu’à l’image de la goule Lyons, la plupart des évolués étaient désormais capables de contrôler leurs instincts. Même s’ils bénéficiaient pour l’instant d’un certain répit, les nielsiens n’avaient assurément rien à en attendre de bon. Une raison de plus de partir dans la nuit.

 

Restait juste à espérer que les goules ne verraient pas le vol d’essai d’Abernathy comme une provocation. Sur les conseils de Jack, elle attendit tout de même que le soleil se soit couché pour faire démarrer l’hélicoptère. Les derniers tests moteurs prendraient de toute façon plusieurs heures. La militaire avait largement le temps d’effectuer une reconnaissance du Delta de l’Ouest et de ramener l’hélicoptère sur le Niels. Il n’y aurait plus alors qu’à installer les missiles thermobariques et à prier pour que la chance soit de leur côté lors du largage.  

« Vous n’aurez aucunement besoin de chance, amirale, puisque vous m’avez moi, objecta néanmoins la soldate qu’Abernathy avait choisie pour l’accompagner. On peut emporter un ou deux barils histoire de simuler le bombardement, si ça peut vous rassurer. Mais vous pouvez me faire confiance : quand il s’agit de larguer du matériel, je ne manque jamais ma cible.

-         Jack, je te présente le sergent Isabelle Higgins, déclara Abbie après avoir invité sa camarade à s’installer à l’arrière de l’hélicoptère. C’est elle qui va s’occuper du bombardement proprement dit.

-         On s’est déjà rencontrés, rappela le jeune homme en saluant la nouvelle arrivante. Tu es parachutiste, c’est ça ?

-         Oui, colonel. J’ai effectué une trentaine de sauts durant ma carrière, et j’ai participé à au moins autant de missions de largage. Je dispose donc d’une bonne expérience.

-         Cette opération risque quand-même d’être très différente de ce que tu connais, lui fit remarquer sa supérieure. J’aimerais d’ailleurs avoir ton avis : si jamais l’hélicoptère devait se crasher, tu crois qu’on aurait le temps de s’éjecter ?

-         Sauter en parachute d’un hélico en train de s’écraser ?!? s’exclama Jonas en grimpant à bord après avoir fait le plein de l’appareil. C’est une plaisanterie ?

-         Il faut bien considérer toutes les options. Même si c’est extrêmement risqué, je préfère tenter de m’éjecter plutôt que de rester le cul posé sur mon siège à attendre la mort… »

Il fallait vraiment espérer que les deux militaires n’en arriveraient pas là. Tout dépendrait en fait de la puissance des thermobariques et de la précision de Higgins. Si les conditions météorologiques étaient défavorables ou si la parachutiste n’était pas sûre de son coup, Abbie devrait faire diminuer leur altitude, au risque d’encaisser les terribles ondes de choc produites par les bombes. Si le temps était pour l’instant plutôt clément, le vent ne soufflant pas plus violemment que les semaines précédentes, rien ne permettait de savoir si Higgins serait en mesure d’atteindre ses cibles aussi facilement qu’elle le prétendait.

 

Oui, Abernathy ne serait rassurée qu’après avoir effectué une « répétition » en conditions réelles. Se sentant tous les deux très concernés, Jack et Jonas tinrent à accompagner les deux femmes. L’ex-passeur de la Fragma constata vite que ses leçon avaient été parfaitement acquises : l’amirale n’oublia pas de contrôler tous les voyants et jauges avant d’allumer le moteur, et parvint à faire décoller l’engin du premier coup malgré un stress évident. Elle prit alors de l’altitude, offrant à ses passagers une vue du Delta de l’Ouest aussi magnifique que terrifiante.

A plus de cinq cent mètres de haut, difficile de distinguer des détails. Le littoral n’était plus éclairé que par les dernières lueurs du crépuscule, et la densité de goules sur la côte était telle qu’il était de toute façon impossible d’observer un individu en particulier. Une masse informe et anonyme, grouillante et assoiffée de sang, dôtée d’une puissance que même Jack ne pouvait que difficilement concevoir. Un évolué seul était déjà redoutable ; à plusieurs, ils devenaient extrêmement dangereux ; et en hordes, pas grand-chose n’était en mesure de les arrêter. Alors une telle armée…

Et ce n’était encore là qu’un échantillon des effectifs zombies totaux. Jack fut prit d’un vertige en songeant aux goules du Pater, sans doute au moins deux fois plus nombreuses que sur son propre continent, et marchant elles aussi vers l’ouest. Même si son groupe et lui réussissaient à atteindre la Filia, s’ils parvenaient à se faire entendre des autorités et si le gouvernement décidait finalement de prendre les choses en main, que pourraient bien faire les humains pour stopper ces milliards de monstres ?

Etait-il seulement possible de concevoir un plan visant à protéger les filiens ? Pour le moment en tout cas, Jack séchait complètement. Qui était en mesure de savoir de quoi les goules étaient capables ? Aussi intelligents que surprenants, les évolués avaient toujours plusieurs coups d’avance sur les humains. Jack savait pertinemment que quels que soient les plans imaginés, ces saletés de zombies ne s’avouaient jamais vaincus. Et depuis sa fameuse rencontre avec la goule Lyons, il préférait de toute façon s’attendre à de l’imprévu.

Observant avec nervosité l’incessante activité des évolués, quelques centaines de mètres en contrebas, le jeune homme ne pouvait empêcher ses pensées de revenir sans cesse vers son ancien mentor. Il rêvait de Lyons beaucoup trop souvent à son goût depuis leur entrevue sur la plage du Delta de l’Ouest. Et se posait sans cesse des questions aussi insolubles que perturbantes. Comment la Ghoulobacter avait-elle pu transformer Lyons à ce point ? Etait-il différent des autres goules ? Avait-il réellement accès à ses souvenirs humains ? Que pouvait-il bien se passer dans son cerveau ? Que préparait-il au juste ? Et où se trouvait-il actuellement ?

Quelque part au milieu de ses congénères, cela ne faisait aucun doute. Jack le ressentait aussi clairement que l’imminence de leur départ. La goule Lyons était là, à haranguer ses troupes, à leur apprendre la parole et la nage, à organiser leur exode ; leur enseignant à contrôler leurs instincts, à observer et à réfléchir ; et changeant ainsi la horde en une véritable armée. Une armée n’attendant certainement que son ordre pour se mettre en marche. Oui, si les zombies n’avaient pas encore attaqué, Jack ne pouvait expliquer cela que par l’autorité évidente que possédait la goule Lyons. Mais pourquoi ? Qu’attendait-elle exactement ?

 

Jack avait un très mauvais pressentiment. Jamais les goules n’avaient parues si agitées. Le soleil avait pourtant bien disparu, les privant pour quelques heures de leur apport énergétique. Mais visiblement, elles n’auraient pas droit au repos du juste cette nuit là. Aussi frénétiques que des fourmis en pleine bataille, elles ne semblèrent même pas remarquer la disparition de l’astre solaire. Toutes continuèrent leur petit manège sans même prendre le temps de saluer leur dieu. C’était à croire que le soleil ne constituait plus leur principale source de bien-être… Ou bien avaient-elles justes de nouvelles priorités ?

Même dans la pénombre, le jeune homme voyait briller l’écume produite par leur éternelle baignade. La poussière dégagée par leur intense piétinement faisait comme une légère brume sur les plages. Jack n’avait aucun mal à percevoir cette énergie incroyable, cette agressivité à peine contenue. Malgré le bruit de l’hélicoptère, il pouvait entendre le grondement de leurs pas, leurs claquements de mâchoires, leurs caquètements grotesques et dénués de sens.

Et sentait presque le poids de leurs millions de regards, quelques centaines de mètres plus bas. Comme tant de ses comparses, Lyons était sans doute en train d’observer l’hélicoptère, s’interrogeant sur les intentions des humains. Impossible de savoir ce qu’il en déduirait. Jack ne préférait même pas se poser la question.

 

Il n’y eut heureusement aucun mouvement notable sur la côte pendant l’heure que passa Abernathy à s’exercer au pilotage. Monter et descendre de plusieurs centaines de mètres rapidement, effectuer des rotations, des demi-tours, des virages serrés, répondre à différentes pannes et problèmes, elle eut largement le temps de se faire aux manœuvres principales. Si Jonas avait eu plusieurs jours pour la former, sans doute aurait-il entrepris de lui enseigner le fameux atterrissage sans moteur. Mais Abernathy n’avait même pas encore eut l’occasion de poser son appareil de façon classique ; jamais elle ne pourrait effectuer une manœuvre aussi délicate. Si l’hélicoptère se mettait à tomber pour de bon, elle et Higgins n’auraient d’autre choix que de sauter et de rentrer sur le Niels à la nage. Ce qu’elles feraient évidemment tout pour éviter.

« Nous sommes actuellement à neuf cent mètres au-dessus de la côte nord, informa Abbie une fois qu’elle se sentit à l’aise avec les commandes. Tu en penses quoi, Higgins ? Tu peux réussir le largage à cette altitude ?

-         Merde, ça souffle quand-même plus que ce à quoi je m’attendais… commenta la parachutiste en faisant coulisser la porte de l’appareil. C’est sans doute parce qu’on est sur la côte… Faut que j’estime la trajectoire en fonction d’un tas de paramètres : notre vitesse à nous, celle du vent, le temps de chute, le moment où va s’ouvrir le parachute de la bombe, celui où elle doit exploser…

-         Il te faut longtemps pour effectuer ces calculs ? lui demanda Jack.

-         Des calculs ? La bonne blague ! »

Et après avoir jeté un dernier coup d’œil en dessous d’elle, Higgins balança un bon coup de pied dans un des deux barils censés représenter les thermobariques. Le tonneau d’acier bascula par-dessus bord, aspiré par le vent, avant de tomber en tournoyant sous le regard attentif de Jack. Quelques secondes plus tard, la « bombe » éclatait à dix mètres d’un hangar en ruine, écrasant pour la peine une ou deux goules et faisant méchamment sursauter les autres. Higgins fit la moue mais hocha néanmoins la tête, l’air plus ou moins satisfaite.

« Tu visais le bâtiment ? l’interrogea le leader genesien. C’est plutôt pas mal…

-         Je ferais bien un deuxième essai quand-même, commenta Isabelle. Avec leur parachute, les thermobariques risquent de dévier encore plus.

-         Sinon, on peut aussi descendre un peu plus bas, proposa Abbie. On fait comme tu le sens, Higgins. De toute façon, l’altitude de largage est le dernier paramètre qu’on programme dans les bombes, puisque c’est de ça que dépend le moment de la détonation.

-         D’accord, alors essayons à quatre ou cinq cent mètres. Ça reste une marge de sécurité correcte, non ? »

Ça, tous auraient bien aimé le savoir. Peut-être sous-estimaient-ils complètement la puissance des thermobariques. Mais procéder au largage à une altitude trop élevée risquait logiquement de faire diminuer la précision. Et il fallait tout de même essayer de toucher des zones d’intérêt, dans lesquelles les goules étaient les plus concentrées.

 

D’après les opérateurs restés au poste de commande, les tests moteurs finals venaient juste de démarrer sur le Niels ; nos éclaireurs avaient encore tout leur temps. La « répétition » du bombardement put donc continuer, Abernathy menant cette fois l’hélicoptère au-dessus de la côte sud. Sur les conseils de Higgins, elle fit diminuer leur altitude et survola une sorte de grand couloir sableux séparant deux digues artificielles aussi hautes que massives.

Une cible de choix quand viendrait le moment du bombardement réel : les goules y étaient fort nombreuses, et la configuration des lieux favoriserait autant l’effet de souffle que la propagation de la vague de feu. Les armes termobariques étaient en effet réputées pour faire des gros dégâts dans les zones étroites ou présentant des reliefs. Qu’une bombe de ce type explose entre les deux digues, et les ravages seraient certainement terribles chez les goules.

Ce qui signifiait logiquement plus de risques pour Abernathy et sa camarade. Si elles voulaient vraiment profiter de la forme du terrain pour optimiser la force de la déflagration, elles allaient devoir évacuer immédiatement après le largage. Pour cette deuxième partie de la simulation, la pilote profita donc des conseils de Jonas pour s’exercer à une manœuvre de dégagement d’urgence.

Prête à agir, son équipière ouvrit la porte alors que l’hélicoptère était encore dans sa phase de descente. Même deux fois moins haut que lors du premier largage, le vent soufflait toujours violemment – peut-être parce que l’hélicoptère avait cette fois une certaine vélocité. Faisant de son mieux pour garder une trajectoire stable et une vitesse relativement constante, Abbie se mit à égrener un compte à rebours lui indiquant combien de temps restait avant d’atteindre les quatre cent mètres d’altitude.

Entre le vent qui le chahutait et la désagréable impression d’être en train de tomber, Jack n’en menait pas bien large. Il réussit cependant à garder son dîner dans son estomac et ses yeux dans les jumelles. Bien que l’hélicoptère entame une violente remontée dès l’instant où Higgins eut expulsé le second baril, il put ainsi admirer la « bombe » effectuer une magnifique courbe descendante la menant droit au milieu du couloir de sable. En plein dans le mille. Ce qui n’empêcha pas le jeune homme d’avoir un hoquet de stupeur.

« Ah non, mec ! s’exclama Jonas. Me dis pas que tu vas dégueuler !

-         Mais non ! souffla son ami, blanc comme un linge. C’est juste que… cette fois, aucune goule ne s’est faite écrasée. Elles se sont écartées.

-         Et alors ? interrogea Higgins. Elles nous ont vu venir, c’est tout. Elles ne pourront pas aller bien loin quand l’air prendra feu autour d’elles… Moi, je dis qu’on est au point.

-         Alors il est grand temps de rentrer et d’équiper l’hélico, conclut Abernathy en orientant déjà l’appareil en direction du porte-avion. Regardez : j’ai l’impression que le Niels est en train de pivoter. Les techniciens sont donc passés à la dernière phase des tests.

-         Tu ne voudrais pas refaire un passage au-dessus des digues ? la pria cependant Jack. A basse altitude, si possible.

-         Toi qui émettais des objections quant à la nécessité de cette répétition, tu veux maintenant nous faire prendre des risques inutiles ? objecta Jonas.

-         Allez, ça ne coûte rien. On peut être de retour sur le Niels en quoi ? Trente secondes ? Et j’ai vraiment cru voir un truc bizarre. Il faut que j’en aie le cœur net… »

Devant le malaise de leur ami et camarade, les trois autres ne purent qu’accepter sa requête. A quelques heures au maximum de la grande opération, mieux valait ne rien laisser au hasard. Et quoi qu’ait vu le jeune homme, cela avait suffi à lui glacer les sangs.

 

Une fois l’hélicoptère descendu à deux cent mètres d’altitude seulement, Jack ne daigna plus prononcer un mot, ignorant les questions de ses équipiers pour consacrer toute son attention aux goules en dessous de lui. Malgré leur nombre hallucinant et leur façon de bouger sans aucun signe distinctif, il aurait presque pu se passer des jumelles. Car ce qu’il cherchait, ce qu’il avait aperçu lors du précédent passage, avait justement tendance à sortir du paysage.

Et au bout d’une ou deux minutes, il le revit. Un récif dans une mer griffue et anonyme. Un diable parmi les monstres. Une super-goule à la tête des évolués.

Lyons était là, dressé de toute sa taille à l’endroit précis où s’était écrasé le baril balancé par Higgins. Le respect que lui vouaient ses semblables paraissait évident : les goules « normales » conservaient toujours avec lui une distance d’au moins deux mètres. Il devait d’ailleurs être seule créature à des kilomètres à la ronde à bénéficier d’un minimum d’espace vital. C’était même sans doute ce qu’il cherchait à prouver aux humains : nul autre que lui ne contrôlait cette armée.

Comparée au physique classique des goules, sa silhouette était aussi différente des autres goules que son attitude. Plus droite, plus lourde, plus imposante. Comme un roi à la tête de son peuple, jubilant avant d’éradiquer ses ennemis. Immobile au milieu du grouillement de ses sujets, il semblait rire, se moquer des proies pitoyables attendant leur sort sur le fleuve.

Et il regardait l’hélicoptère, bien évidemment. Non, il observait Jack. Le jeune homme en était tout simplement persuadé. Littéralement hypnotisé par la vision de son pire cauchemar -  son propre passé - il ne pouvait détacher ses yeux des jumelles. Le regard de la créature était braqué sur lui, ne le lâchait pas, le transperçait comme d’invisibles rayons. Et son rictus glacial lui était adressé à lui personnellement.

 

Jack savait très bien que ce n’était là que de l’intimidation. Ce qui n’empêchait pas cela de fonctionner. Le jeune homme n’aurait même pas pu essayer de le cacher : Lyons lui fichait une trouille de tous les diables. Et ce que la super-goule fit ensuite ne le rassura aucunement.

Sans jamais quitter l’hélicoptère des yeux, la créature leva la main vers le ciel, doigt tendu, peut-être pour être certaine d’avoir l’attention des humains. Attitude terrifiante car terriblement humaine. Et ce n’était pas fini.

Au bout de quelques instants, le bras de Lyons s’abaissa, son index long et griffu pointant cette fois horizontalement. Terriblement à cran, Jack mit plusieurs secondes à comprendre le message. Ce n’est que quand la radio de l’hélicoptère grésilla pour précéder la voix paniquée de l’opérateur qu’il réalisa ce qui était en train de sa passer. Car c’était bien la direction du Niels que Lyons indiquait ainsi.

« Amirale ! beuglait le soldat chargé des communications. Il faut que vous reveniez à bord immédiatement !

-         Souviens-toi du protocole, Karl, ça t’aidera à garder ton sang-froid, conseilla Abernathy sans attendre plus d’explications pour obtempérer. Au rapport.

-         Je… oui… euh… Code noir ! Les… Les…

-         Les goules attaquent » conclut Jack à sa place.

Publié dans Chapitres

Commenter cet article

tistoulacasa 07/12/2011 10:33

Cela m'aurait étonné que tout se passe comme prévu... :)

Marianne 04/12/2011 12:23

Terrifiant... je ne vais pas dormir jusqu'à lundi!

RoN 05/12/2011 19:36



Ah, content d'avoir réussi à transmettre ce que peuvent ressentir nos pauvres survivants ^^



Bigdool 01/12/2011 20:35

Haha, enfin! Ça promet! ^^