Interlude : la princesse et les zombies.

Publié le par RoN

Salut tout le monde !

 

Je suis désolé de ne vous l'annoncer que maintenant, mais il n'y aura pas de chapitre ce lundi. Il vous faudra malheureusement attendre la semaine prochaine pour pouvoir lire la suite des aventures de Jack.

 

Ceci dit, je ne suis pas non plus resté à rien faire ce week-end ! Depuis un certain temps, j'avais en effet envie d'écrire un petit conte sur le thème zombie. Un truc court mais qui donnerait à réfléchir, et que je pourrais imprimer en masse afin de me faire un peu connaître.

 

Je m'y suis donc employé, et ai terminé aujourd'hui le fameux conte de la Princesse et des zombies. Je vous le livre tel quel, mais il y aura sans doute quelques petites modifications par la suite. Je prévois en tout cas de distribuer cette petite nouvelle un peu partout au Mans, nottament ce dimanche lors de la rencontre avec Charlie Adlard, et le 8-9 octobre à la 25ème Heure du Livre.

 

Comme d'hab, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça me permettra sans doute d'optimiser le conte. Et si jamais quelqu'un se sent motivé pour me réaliser une petite illustration (un truc simple, qui pourrait par exemple encadrer le titre), je lui serais extrêmement reconnaissant !

 

Bonne lecture et à jeudi !

 

 

 

 

 

La Princesse et les zombies, par Ronan Herraux.

 

Il y a bien longtemps, zombies et humains cohabitaient en paix sur la planète. Les deux peuples se respectaient autant qu’ils se craignaient : sans doute parce qu’ils ignoraient tout l’un de l’autre. Chacun restait sur son territoire sans chercher à savoir ce qui se passait chez le voisin, tous vivant ainsi en harmonie avec ses semblables.

Cadavres putréfiés dépourvus de désirs ou de besoins naturels, les zombies passaient leurs journées à déambuler au hasard, observant le temps s’écouler sans en ressentir les effets, se satisfaisant pleinement de cette existence sans but et donc sans soucis. Stupides et incapables de pensée consciente, les morts-vivants n’étaient pas particulièrement agressifs : leur seule présence suffisait à éloigner la plupart des prédateurs, effrayés par ces êtres froids et étranges chez qui ne brillait plus l’étincelle commune à chaque créature vivante.

Profitant indirectement de cette protection, la société humaine connaissait un essor très rapide. Dirigés par un roi intelligent et charismatique, les hommes s’activaient sans cesse pour faire progresser leur cher pays. Les agriculteurs cultivaient la terre, les ouvriers construisaient, les créatifs inventaient chaque jour de nouveaux outils, de nouvelles occupations. Saison après saison, le royaume s’enrichissait, se développait, s’agrandissait.

Heureux et épanouis, les gens fondaient des familles, faisaient des enfants. Ces enfants grandissaient, apprenaient, puis rendaient ce que la patrie leur avait donné en travaillant à leur tour, en faisant à leur tour des enfants ; contribuant ainsi à l’accroissement naturel de la population.

 

Or plus la population augmentait, plus il fallait cultiver, plus il fallait construire, plus il fallait inventer. Et plus il fallait de gens pour produire et consommer. Aveuglée par son propre enthousiasme, la société des hommes était entrée dans un cercle vicieux conduisant à un effondrement programmé. Mais personne ne semblait s’en rendre compte. Personne exceptée la fille du roi, qui avait dès son plus jeune âge bénéficié d’une éducation de haut niveau, et possédait par conséquent un esprit aussi éveillé qu’affûté.

« Les ressources de notre territoire étant inévitablement limitées, nous ne pourrons pas continuer à nous développer éternellement à ce rythme, fit-elle un jour remarquer à son père. Ne serait-il pas plus sage de réfléchir à d’autres moyens de gérer la population du royaume ?

-         Et remettre en question tout notre mode de vie ? Non, le peuple ne l’acceptera pas, lui répondit le roi. Si nous manquons de ressources, la seule solution est d’aller en chercher chez ceux qui n’en ont pas besoin… »

Le roi craignait-il réellement la réaction de ses sujets, ou bien était-il lui-même trop habitué à ce système de société pour pouvoir imaginer autre chose ? Sans doute avait-il également pris goût aux profusions de richesses qu’on lui livrait chaque jour ; seule la cupidité peut pousser un homme sage à confondre profit et bonheur.

 

Quoi qu’il en soit, la décision du roi était prise : lui et ses dix meilleurs chevaliers partirent à la découverte du territoire des zombies, afin de déterminer si des ressources naturelles pouvaient y être récupérées. Et découvrirent non seulement que la zone était extrêmement riche et fertile, mais aussi que les zombies n’avaient rien des prédateurs redoutables que l’on décrivait le soir aux enfants. Non, il s’agissait en réalité de faibles squelettes recouverts d’une peau crasseuse, lents et patauds, presque aussi fragiles que du verre et dotés d’une intelligence quasi-nulle.

Des créatures aussi pitoyables n’avaient aucun besoin de tout ce bois, de tout ce métal, de toutes ces terres. Pourquoi les hommes devaient-ils se tasser dans des cités surpeuplées, alors que tout cet espace pouvait être occupé, exploité ? Oui, il aurait été criminel de ne pas en profiter. Les humains avaient ici la place de fonder un nouvel empire. Ils pourraient s’y reproduire, y vivre pendant des générations encore.

A condition cependant de se débarrasser des occupants actuels. Personne n’accepterait d’habiter ici tant que la zone n’aurait pas été nettoyée de tous ces cadavres répugnants. Ce que le roi et ses chevaliers entreprirent sur le champ, jugeant leur puissance largement suffisante pour éradiquer une poignée de morts-vivants. Face à leurs chevaux gigantesques, à leurs lourdes épées et à leurs épaisses armures, les zombies ne valaient guère mieux que des fétus de paille.

En quelques minutes, les guerriers en pourfendirent près d’une cinquantaine. Autour d’eux, les morts-vivants semblaient pourtant toujours aussi nombreux. Non, plus nombreux même. Et plus agressifs. Ils ne se contentaient plus de se laisser frapper sans réagir, mais tentaient maintenant d’agripper les cavaliers ou de mordre les montures. Si leur force individuelle était loin d’égaler celle des soldats, leur puissance collective était en revanche écrasante. A tel point que la plupart des chevaliers finirent par se faire désarçonner, et disparurent en hurlant sous une masse grouillante et putréfiée. Pour ne se relever qu’une fois devenus des zombies à leur tour.

 

Horrifié et furieux d’avoir ainsi perdu ses meilleurs hommes, le roi s’en retourna dans son château et convoqua ses généraux. La menace zombie n’était pas un mythe. Les morts-vivants étaient aussi innombrables que dangereux. Leur seule présence constituait un risque pour la vie des citoyens humains. Sans parler des richesses dont recelait leur territoire. Laisser des êtres aussi idiots jouir d’un tel paradis était inadmissible. Il fallait immédiatement lever une armée et débarrasser les terres voisines de ces impudents cadavres. Il fallait déclarer la guerre à la nation zombie.

Galvanisés par les discours de leur souverain, tous les hommes du royaume prirent les armes et se mirent en marche. La princesse tenta une nouvelle fois de raisonner son père : la guerre n’était jamais la solution. Conquérir de nouveaux territoires n’était qu’une manière de repousser l’inéluctable effondrement de ce modèle de société.

Mais le roi ne voulut rien entendre : pour le bien des citoyens, pour la grandeur du royaume, les zombies devaient être éliminés. Cette fois, la défaite était impossible. Les créatures ne réussiraient jamais à déborder une armée aussi grande, aussi puissante.

 

Malgré leur faible intelligence et leur force dérisoire individuellement, les zombies possédaient cependant certains avantages : bien que très fragiles, ils étaient en effet plutôt difficiles à tuer. Car même gravement blessés, ils restaient capables de se mouvoir et d’attaquer, et ce tant que leur cerveau n’avait pas été détruit. Même décapités, ils pouvaient donc toujours mordre les chevilles des imprudents qui ne regardaient pas où ils mettaient les pieds. Et les humains blessés par leurs crocs ou leurs griffes ne tardaient pas à se transformer à leur tour en zombie.

C’est précisément pour cette raison que la défaite des hommes était inéluctable. Un soldat tombé au combat signifiait un ennemi de plus à exécuter. A forces égales, le nombre de zombie ne pouvait que croître, décimant d’autant plus vite les troupes humaines. Il allait falloir faire preuve d’une bravoure titanesque pour renverser la balance.

Infatigables, les morts-vivants attaquaient sans cesse, n’accordant pas un regard à leurs camarades pourfendus. Au contraire des humains, horrifiés d’avoir à combattre leurs amis contaminés. Malgré les encouragements de leur roi, les hommes devaient maintenant faire face à la peur, au doute. Ces terres valaient-elles vraiment tous ces sacrifices ?

Constatant des pertes énormes dans leurs rangs, ils décidèrent que la réponse était non. Le roi n’eut d’autre choix que de sonner la retraite, rassemblant les survivants et rentrant piteusement au pays. Mais la bataille avait été à tel point violente que les zombies avaient pris goût au sang ; excités par ces proies en train de déguerpir à toutes jambes, certains d’entre eux se lancèrent à leur poursuite. Etres stupides ne fonctionnant que par automatismes, la majeure partie de l’armée de morts-vivants suivit ces instigateurs, pourchassant les humains jusque dans leur royaume.

Lequel n’était plus gardé que par les femmes, les enfants et les vieillards ! Ils n’eurent cependant pas le temps de faire le deuil de leurs pères, frères ou fils. Car ces mêmes pères, frères et fils étaient maintenant à leurs portes, avec la ferme intention de faire de ces proies terrifiées de nouveaux membres de la grande armée zombie. Terrorisés et trop faibles pour se défendre, les malheureux humains ne pouvaient leur opposer qu’une résistance dérisoire.

 

Du haut de son château, le roi miraculeusement rentré pouvait voir les morts-vivants envahir la capitale, provoquant chaos et terreur, s’attaquant à tout ce qui bougeait. La violence des hommes à l’égard de leurs étranges voisins leur retombait maintenant dessus : la bataille avait réveillé en eux des instincts sauvages, incontrôlables. Frénétiques, les zombies massacraient sans distinction tous ceux qui tombaient sous leurs griffes. Alors qu’une simple morsure suffisait à transformer immédiatement un humain, les monstres allaient parfois jusqu’à réduire leurs victimes en charpie ou même les dévorer entièrement.

Constatant ces atroces tueries, le roi fit enfermer sa fille et ses plus proches amis dans la pièce la mieux protégée du château, pour assister seul à la chute de son empire. Le souverain ne put que se rendre à l’évidence : la défaite était totale. Le royaume était définitivement perdu. La quasi-totalité des humains étaient maintenant devenus des zombies. Zombies qui menaçaient de défoncer les portes du château pour massacrer celui qui était responsable de cette guerre.

Accablé de désespoir et sachant qu’il vivait de toute manière ses derniers instants, le roi songea à mettre fin à ses jours. Mieux valait mourir sans douleur que se faire écharper par des milliers des monstres en furie. Mais alors qu’il allait s’enfoncer son épée dans le cœur, le souverain eut une idée. Une idée folle, insensée ; mais dans son extrême chagrin, cela lui apparut comme la solution à tous ses problèmes.

La lame de son épée était encore couverte du sang coagulé et de la chair putréfiée des zombies. Plutôt que de s’en servir pour trancher un point vital, le roi se contenta de s’entailler légèrement le bras. Il observa sans grande émotion son sang couler, se mélanger aux restes toxiques. Puis banda la plaie, remis en place sa couronne, réajusta ses vêtements dorés ; et s’assit finalement sur son trône, devenant le premier humain de l’histoire – et le seul - à s’être volontairement transformé en zombie.

Une manière comme une autre d’échapper au massacre qui l’attendait. Les morts-vivants ne s’en prendraient pas à un des leurs. Peut-être même reconnaîtraient-ils en lui la grandeur d’un souverain. Après tout, le roi était certainement le seul zombie à être presque parfaitement en état : ses comparses putréfiés verraient nécessairement un chef en lui. Après avoir été le roi des hommes, il allait devenir le roi des morts-vivants. Une solution juste, et qui lui permettrait de conserver son pouvoir tant chéri.

C’est avec ces maigres espoirs que l’humanité du roi s’éteignit. Quand les milliers de zombies envahirent finalement le château, ils n’y trouvèrent qu’un de leurs comparses, aussi richement vêtu qu’ahuri et maladroit. Ce qui ne représentait strictement aucun intérêt pour eux.

Ne reniflant plus de chair fraîche, les monstres ne tardèrent pas à tourner les talons et à s’en retourner vers leur territoire, évacuant peu à peu le pays ravagé. Le roi devenu zombie n’eut même pas un regard pour ces terres qui avaient un jour été siennes, suivant machinalement la horde sans se poser de question, sa seule couronne le différenciant de la masse anonyme.

 

Bien cachés dans le château, la princesse et sa cour patientèrent pendant des jours. Et quand enfin ils osèrent mettre le nez dehors, ce fut pour constater que le royaume était désert de toute âme. Plus de zombie, mais plus rien de vivant non plus. Tout était à refaire, à reconstruire, à réinventer. En voulant se créer un avenir, l’humanité avait fait un bond de plusieurs décennies en arrière.

« Quel malheur ! s’apitoya la première confidente de la princesse. Nous avons tout perdu ! Notre royaume ne pourrait connaître pire désastre !

-         Et tout ça est de la faute du roi, renchérit un serviteur. Sans vouloir vous offenser, princesse, si votre père ne s’était pas montré aussi avide, nous n’en serions pas là.

-         A quoi bon blâmer mon père ? se contenta de répondre la princesse. L’erreur est humaine.

-         Mais l’erreur d’un souverain à toujours de graves conséquences. On ne se lance pas dans une guerre contre un ennemi inconnu !

-         Soit. Cette remarque aurait cependant été plus pertinente il y a quelques jours. Si vous cherchez vraiment des responsables, regardez-vous plutôt dans un miroir. Mon père n’a fait que chercher la solution la plus facile à notre problème d’accroissement de la population. Nul doute que vous auriez agit pareillement.

-         La faute nous revient donc à nous, humains, qui n’avons pas su limiter notre reproduction et notre désir de richesse ?

-         Tout être vivant cherche à se reproduire le plus possible et à agrandir son territoire, objecta la princesse. Non, nous n’avons fait qu’obéir aux lois les plus naturelles de l’univers. Nulle conscience ne saurait nous en blâmer. Mais nous avons bien commis une faute. Une faute grave, la plus grave qui soit pour un être pensant. Car notre erreur a précisément été de ne pas penser. D’avoir obéi aux ordres sans y réfléchir. De ne pas avoir remis en question la volonté du roi. Nous l’avons suivi aveuglément à la guerre, sans s’interroger, sans se poser la moindre question. Oubliant que le peuple à le devoir de surveiller ses dirigeants, de mettre en doute toutes leurs décisions. En réalité, c’est même encore pire, car nous avons toujours vécu ainsi sans même nous en rendre compte : nous étions des automates, des machines qui faisaient ce qu’on leur disait, des robots consommant simplement parce que c’est ce que nous faisons depuis la nuit des temps. Vivant au jour le jour, jouissant d’une existence sans soucis. Exactement comme nos voisins morts-vivants. Oui, depuis le début, les zombies, c’était nous.

-         Quelle terrible constatation ! Et quel prix atroce il aura fallu payer pour cette leçon !

-         L’humanité sortira plus forte de cette catastrophe, assura cependant la princesse dans sa grande sagesse. Les enseignements à tirer de ce désastre sont nombreux. Je ne vous ferai pas l’affront de vous en donner une analyse complète. Réfléchissez-y par vous-même. Prouvez-moi que vous n’êtes pas des zombies. Utilisez l’outil qui fait de vous une créature unique, formidable. Quelle que soit la situation, quoi qu’on vous dise, faites fonctionner votre cerveau. Pensez. Car il n’y a qu’ainsi que vous deviendrez des humains dignes de ce nom. »

 

 

Publié dans Commentage

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tistoulacasa 21/09/2011 19:22


J'ai lu avec attention ce conte. Voici mes remarques : au lieu de 10 chevaliers j'en metterai 7 (chiffre magique des contes qui de plus ne change rien à l'histoire). De plus entre l'assaut des 7 et
l'assaut final, je rajouterai un assaut intermédiaire (style le roi envoya son armée personnelle...). Ainsi le nombre d'assauts sera de 3 (autre chiffre très important dans les contes).Pour moi le
roi ne doit aller à aucun de ces assauts (3assauts consécutifs avec à chaque fois des défaites mettera plus en valeur la stupidité du roi ainsi que sa lacheté s'il n'y participe pas).
Je pense que la partie moralisatrice de la princesse est un peu longue, je trouve que l'histoire se suffit, pas la peine de la résumer entièrement à la fin...
Enfin, si tu veux réduire un peu l'histoire, je te conseil de la raconter, ce que tu oubliera de dire n'est alors pas nécessaire à ce conte...
Ouf me voilà arrivé au bout de mon com...
PS : j'ai fait deux dessins pour cette histoire, un P et un Z enluminés...Pour le moment sans couleur lol


RoN 21/09/2011 21:30



Remarques intéressantes, je prends note. En particulier vis-à-vis des "chiffres magiques".


Pour ce qui est du roi, je ne voulais justement pas qu'il soit trop sarkoz... euh pardon, "caricatural". Parce que sinon, ça voudrait dire que le peuple est VRAIMENT stupide...


Concenant la morale, celle-ci pourrait etre encore plus longue. Comme le dit la princesse, les enseignements à tirer de cette histoire sont nombreux. Il n'y a pas que le "servez vous de votre
cerveau", mais j'ai essayé de me focalisé là-dessus, puisque c'est justement la "clé" qui permet d'analyser le conte. Je pense déjà avoir essayé de réduire son discours au minimum, mais je vais
voir si je peux encore arranger ça...


Sinon, je ne comprends pas vraiment ta dernière remarque...


Pour les dessins c'est cool, laisse tomber la couleur, si je veux imprimer ça en grande quantité ce sera nécéssairement en noir et blanc !


Merci !



Marianne 19/09/2011 19:03


Pas mal ce petit conte philosophique décroissant, on retrouve là certains de tes thèmes de prédilection...
Toutefois dans la vie réelle, l'augmentation du niveau de vie des habitants s'accompagne rarement d'une augmentation du nombre d'enfants par famille. En tous cas l'augmentation de la population
étant inférieure en proportion à celle du PIB, elle ne peut être tenue seule pour responsable de l'épuisement des ressources du territoire, c'est plutôt la cupidité des possédants qui en est la
cause. La croissance est rendue nécessaire non pas par l'augmentation seule des besoins humains, mais par le désir des actionnaires d'un profit toujours plus grand, mais c'est peut-être un peu
compliqué à développer dans un conte de quelques pages.

D'ailleurs n'est-ce pas un peu long pour être imprimé en flyers?
D'où viennent les zombies du début du conte? Puisque ce sont des morts vivants, qui étaient-ils avant? ou est-ce une autre espèce?
Sinon, une ou deux maladresses syntaxiques peut-être:
-Tous vivaient en harmonie avec ses semblables: tous est un pluriel, ses implique un seul possesseur, il vaudrait mieux écrire chacun vivait .. avec ses semblables ou tous vivaient avec leurs
semblables.
- leur force dérisoire individuellement, c'est un peu lourd je trouve, leur force individuelle dérisoire serait préférable mais tu fais ce que tu veux bien sûr.
- le nombre de zombie: il faudrait un S à zombies
- sans but et sans souci ( pas de S à souci)
- les richesses que recelait leur territoire ( et non pas dont recelait)

Il y a un concours de nouvelles avec Télérama, tu pourrais y participer? je tiens le règlement du concours à ta dispo

Désolée pour la longueur du commentaire!


RoN 19/09/2011 19:21



Pas de souci, je prends note de ces remarques et je corrige les fautes.


Il m'était en effet difficile de développer le problème de l'accroissement de la population, ça aurait beaucoup compliqué les choses... Je pense qu'un conte doit avoir une intrigue assez brève,
de façon à rester "léger" dans sa narration. On doit passer rapidement d'une idée à une autre. Trop m'étendre sur les mécanismes pervers de la société capitaliste était inutile, tout esprit un
minimum éclairé se rendant bien compte des dégâts causés par ce système. Ca aurait je pense rendu le récit trop lourd à lire. La nouvelle est déjà deux fois plus longue que ce que j'avais prévu
initialement, j'ai vraiment essayé de simplifier au maximum et de ne garder que le nécessaire.


Pareil pour la situation initiale : la plupart des contes se déroulent dans des dimensions oniriques, fantastiques, où l'étrangeté est admise dès le départ. On laisse toujours l'imagination du
lecteur interpréter, se construire sa propre vision du monde décrit.  Je n'ai donc pas vu la nécessité d'expliquer pourquoi les zombies étaient là au départ, ni de trop détailler la
géographie des territoires par exemple.