GBF-2 : Arlène

« On l’a fait ! On a réussi ! exultait Arlène en trépignant sur son siège au risque de faire vaciller l’hélicoptère.

-         TU as réussi, tu veux dire, la corrigea Jonas après l’avoir goulûment embrassée dans le cou. C’est entièrement grâce à toi si je suis dehors, mon amour.

-         Tu t’es quand-même débrouillé pour être dans la cour à l’heure dite. Ce n’est pas pour m’enlever du mérite, mais de mon côté, le boulot a été étonnamment facile…

-         Du mien aussi. Presque trop facile, d’ailleurs. Mieux vaut ne pas sabrer le champagne tant qu’on n’est pas en sûreté…

-         Relax, mon chéri. Personne ne nous rattrapera maintenant. »

Jonas aurait aimé partager les certitudes de sa femme. Mais dans l’état d’excitation où il se trouvait, il lui était encore très difficile de se détendre. Fébrile, il ne pouvait s’empêcher de jeter continuellement des regards aux alentours, s’attendant à tout moment à apercevoir des avions de la garde nationale ou à se manger une volée de missiles anti-aériens.

Trop heureuse de retrouver son homme pour retenir sa joie, Arlène fit de son mieux pour le rassurer : la quasi-totalité des forces aéro-navales de la Fragma était postée sur les côtes, empêchant les bateaux et engins volants divers venus des pays voisins de s’approcher à moins de dix kilomètres de l’archipel. Une mission tout à fait irréalisable, le territoire de la Fragma étant constitué de multiples îles : il était ainsi presque impossible d’en surveiller chaque kilomètre de littoral. Ce qui n’empêchait pas l’armée d’essayer, réquisitionnant pour cela tous les moyens nécessaires. Policiers, fonctionnaires d’état, volontaires civils : tous étaient sur le pied de guerre le long des côtes, laissant l’intérieur des terres sans la moindre surveillance.

En conséquence, la criminalité connaissait une véritable flambée dans les villes et campagnes, les citoyens de base obligés d’assurer leur protection par leurs propres moyens.

Ce qui arrangeait tout à fait nos deux fuyards.

 

« C’est quand-même dingue… grommela Jonas après un quart d’heure de vol sans aucun problème. La situation à l’étranger est si catastrophique ?

-         On ne sait toujours pas ce qui s’y passe exactement, expliqua Arlène. Apparemment, le Pater et la Mater sont touchés par une épidémie qui se répand à toute vitesse. En conséquence, il y a pas mal d’émeutes et de révoltes. C’est en tout cas ce qu’ils racontent dans les journaux. Une chose est sûre : le gouvernement est prêt à tout pour que cette maladie ne vienne pas jusque chez nous.

-         Personnellement, j’en ai strictement rien à foutre. Le monde peut s’écrouler, ça m’est bien égal. Tant que je suis avec toi…

-         Tu n’imagines pas à quel point tu m’as manqué… soupira Arlène en caressant la cuisse de Jonas. Ça te dirait de piloter un peu ? J’ai envie de câlins…

-         Tu ne peux pas attendre qu’on soit arrivés à la planque ? »

Arlène secoua la tête, couvant son bien-aimé d’un regard passionné. Non, elle ne pouvait pas patienter une seconde de plus. Pas après toutes ces semaines. Aussi Jonas s’empressa-t-il de prendre les commandes de l’appareil. Il connaissait suffisamment bien sa femme pour savoir qu’elle n’était pas du genre à réfréner ses désirs. Aussi intelligente qu’accro à l’adrénaline, Arlène faisait ce qu’elle voulait quand elle le voulait ; seuls les idiots ou les inconscients osaient se mettre en travers de son chemin.

Depuis le temps qu’ils faisaient équipe tous les deux, ils en avaient vécu, des aventures. Dans le milieu très lucratif du trafic de drogue, leur duo avait acquis une réputation presque légendaire.

Arlène et Jonas, les meilleurs passeurs de la Fragma. Confiez-leur une cargaison, une destination et une rémunération satisfaisante, et ils vous la livraient en des temps records. Héroïne, cocaïne, morphine, méthédrine, LSD, opium, cannabis… En dix ans, ils avaient convoyé plus de stupéfiants que la plupart des douaniers en verraient jamais. De la drogue par dizaines de tonnes, qu’ils transportaient en hélicoptère, en avion, en bateau, en camion… Il n’existait probablement pas de véhicule que l’un ou l’autre n’ait jamais eu l’occasion de piloter.

Au fil des années, ils avaient acquis une polyvalence sans faille, leur permettant de se sortir de n’importe quelle situation, de mener à bien leur mission quelles que soient les difficultés rencontrées. Si on exceptait leur dernier contrat qui, par la faute d’un indic sans scrupule, avait momentanément coûté sa liberté à Jonas. Celui-ci avait été contraint de se rendre aux forces de l’ordre, endossant toutes les charges pour permettre à sa compagne d’échapper à la prison. 

Ce qui n’avait nullement entamé la complicité du couple, bien au contraire. Ces longues semaines passées loin l’un de l’autre n’avaient fait qu’exacerber leur passion ; si le plan d’évasion ne s’était pas aussi bien passé, Arlène n’aurait sans doute pas hésité à recourir à la manière forte pour secourir son bien-aimé. Jonas ne se souvenait que trop bien de la fois où, au volant d’un tank dérobé à l’armée du Pater, elle l’avait sorti des griffes de trafiquants sans foi ni loi qui comptaient payer leur passeur d’un chargeur de plomb…

 

Plus épris que jamais, Jonas observa sa compagne s’étirer sur son siège. Quelle beauté ! Une peau fraîche et nacrée, des cheveux couleurs de nuit, des yeux pétillants, des formes généreuses et fermes… Bon dieu, elle lui semblait même encore plus sexy que dans son souvenir !

Arlène ne manqua pas de remarquer avec quelle intensité le regard de son homme s’attardait sur son corps, et se fit un plaisir de prendre des poses plus lascives les unes que les autres. Ce qui eut un effet tout à fait prévisible sur l’ex-prisonnier privé de femmes depuis trop, beaucoup trop longtemps à son goût.

« Eh bien, tu as l’air en forme… commenta Arlène en observant d’un œil crapuleux l’érection palpitante de son homme, impossible à dissimuler sous son pantalon de toile.

-         Pour toi, je suis toujours à cent pour cent, déclara Jonas avec un clin d’œil.

-         Vraiment ? Voyons ça… »

Et elle s’agenouilla à côté de lui, ses doigts se refermant sur la grosseur afin d’en tester la dureté. Visiblement impressionnée, elle entreprit alors de faire glisser le pantalon de Jonas jusqu’à ses genoux. Manœuvre assez délicate, le pilote scotché à son siège ne pouvant s’autoriser de mouvement intempestif.

« Attend, attend ! supplia celui-ci, le souffle court. Si tu me déconcentres, on va finir par se planter !

-         Tu pourrais conduire ce machin en dormant ! objecta Arlène, ses mains commençant déjà à s’activer sur le phallus au garde-à-vous. Contente-toi de tenir le manche, moi je m’occupe de ton manche… »

Et de refermer ses lèvres autour de l’objet en question. Jonas dut se mordre les joues pour éviter de se laisser emporter par la vague de plaisir qui déferla immédiatement dans sa moelle épinière. Et ce n’était rien à côté de ce qu’il ressentit quand la bouche d’Arlène commença à exécuter des va-et-vient sur son membre, déclenchant en lui de véritables éruptions de volupté.

Jonas crut qu’il allait jouir en moins de dix secondes. La douceur de ses lèvres, l’humidité de sa langue, la chaleur de sa gorge… Toute l’énergie d’Arlène semblait se concentrer dans sa bouche, offrant à son homme des délices qu’elle était loin de ne pas partager. A mesure que Jonas grossissait et durcissait dans sa bouche, elle aussi sentait un plaisir indescriptible monter dans son ventre. A tel point qu’elle ne tarda pas à gémir de bien-être, une chaleur humide lui picotant l’entrejambe à chaque fois que ses lèvres atteignaient la base du pénis.

La trajectoire de l’hélicoptère devenait de plus en plus chaotique, le pilote éprouvant toutes les difficultés du monde à rester concentré sur le vol. Par bonheur, la planque était maintenant en vue. Se rapprochant de l’extase à chaque seconde, Jonas fit de son mieux pour descendre rapidement vers la piste d’atterrissage. L’altitude diminuait tandis que son plaisir montait, montait jusqu’à atteindre son apogée.

Et enfin, l’ultime secousse de l’atterrissage se confondant avec les convulsions de son vît gonflé au maximum, Jonas déchargea dans un râle extatique.

 

 

 

 

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