Chapitre 55 : Abbie et Ali

Publié le par RoN

Si Abernathy Banks connaissait déjà une partie de l’histoire de Jack et ses camarades, Ali Minami ignorait tout des nouveaux arrivants. Qui étaient-ils, ces curieux samouraïs qui ne laissaient personne se mettre en travers de leur route ? D’où venaient-ils, et dans quel but ? De quelles ressources disposaient-ils ? Et surtout, quelles étaient leurs intentions ? Que voulaient-ils obtenir en débarquant ici sabre en main ?

Jack ignora volontairement l’agressivité qu’il percevait dans certaines questions du maire. Après les efforts qu’il avait fait pour calmer la tension dans la pièce, il n’allait pas se laisser irriter par de simples provocations. Qui plus est, mieux valait que le jeune homme se concentre sur son récit : il serait en effet préférable de passer certains détails sous silence, notamment sa responsabilité dans l’origine de l’épidémie sur la Mater.

Il joua tout de même franc-jeu avec les deux chefs, ne leur cachant rien qui puisse leur être utile. Sa loquacité lui valut même les reproches de Kenji, inquiet de voir son leader révéler sans hésitation la position géographique de Genesia. C’était là prendre un gros risque ! Eux non plus ne connaissaient pas ces gens ! Dans leur état de désespoir, qui savait de quoi ils étaient capables en apprenant qu’existait une petite oasis cachée au sein de la Chaîne Plate ? Vouloir aider les inconnus était louable, mais ne signifiait pas leur faire aveuglément confiance.

Pour sa part, Jack ne voyait pas en quoi les nielsiens pouvaient représenter une quelconque menace pour leur ville-mère. Quand bien-même auraient-ils eu des intentions hostiles, comment attaquer une cité distante de mille kilomètres et protégée par des milliards de goules ? Le jeune homme n’était pas stupide : si le porte-avion restait ancré dans une zone aussi dangereuse, c’était évidemment parce qu’il ne pouvait pas s’en éloigner.

Le Niels était une forteresse, oui, mais plus une forteresse mobile. Les miraculés venus s’y réfugier en espérant laisser loin derrière eux ce continent maudit s’étaient méchamment fourvoyés ; à la place, ils avaient été aux premières loges pour assister à l’effondrement de leur société, sans pouvoir intervenir, sans pouvoir échapper à la vue de leurs anciens concitoyens devenus des monstres impitoyables ; condamnés à une mort lente, à une agonie interminable et dépourvue d’espoir.

 

« Vous avez songé à remettre les moteurs en état ? interrogea le jeune homme une fois son récit terminé. Ce serait quand même le meilleur moyen de se tirer d’ici…

-         Oh, mais quel génie tu nous as trouvé là, Abbie ! s’exclama Minami en ricanant. Heureusement que tu es arrivé chez nous, mon ami. Avec un champion comme toi, on va peut-être enfin réussir à trouver comment déboucher les chiottes !

-         Ne te moques pas, il essaie juste de nous aider, le rabroua l’amirale. Tu penses bien que ce n’est pas aussi simple, Jack…

-         Oui, j’imagine qu’il est difficile de se procurer les pièces ou de trouver des gens possédant les compétences nécessaires, dans le coin. Mais avec l’hélicoptère, on devrait pouvoir vous faciliter les choses, non ?

-         En effet, ça va accélérer les réparations, concéda Ali. Ce qui m’inquiète, c’est ce que vous attendez en retour. Dans les terres infectées, personne ne travaille gratuitement.

-         Parce que vous possédez quelque chose de valeur ? Je veux dire, quelque chose qu’on peut donner aux goules contre la vie sauve ? Personnellement, je n’ai rien vu de bien intéressant, ici. Chez nous, ça fait longtemps que nous avons abandonné la notion de paiement. Ou même d’échange. Nous sommes trop peu nombreux pour continuer à fonctionner avec un tel système. Donner, sans attendre de recevoir : à notre époque, il n’y a que comme ça que l’on peut espérer survivre.

-         Mais tu nous as dit être en voyage vers la Filia, non ? continua Ali, qui contrairement à l’amirale ne s’était pas laissé ensorceler par ces belles paroles. Donc vous allez avoir besoin d’un bateau. Qu’est-ce qui nous dit que vous ne comptez pas prendre possession du Niels, une fois qu’il sera remis en état ?

-         Et emmener tous ces gens vers la Filia ? C’est peut-être justement la solution, non ? Tout le monde semble d’accord pour dire que la vie ici n’est plus possible. Quoi qu’il arrive, il faut éloigner le Niels du Delta de l’Ouest. Reste juste à décider de la direction.

-         Je le répète, c’est plus compliqué que ça, intervint une nouvelle fois l’amirale.

-         A moi, ça me semble pourtant simplissime, déclara Ali en souriant. C’est toi qui as ramené ce petit gars, Abbie. Tu ferais bien de l’écouter. Il est grand temps qu’on mette les voiles.

-         Tu sais ce que j’en pense…

-         Et tu sais ce qu’en pensent la majorité des gens sur ce bateau ! Mets-toi à leur place ! Eux n’ont pas les privilèges de tes soldats ! La vie ici est insupportable !

-         Nous avons des devoirs, des responsabilités !

-         Envers ceux qui sont toujours vivants ! C’est ça qui est important ! La guerre est finie, Abbie. Et nous avons perdu.

-         C’est ton point de vue. Moi, je n’ai jamais cessé de me battre. Et je n’arrêterai que quand mon cadavre sera froid.

-         C’est ton choix. Mais tu ne peux pas décider seule du destin de plusieurs dizaines de personnes. Il faut te soumettre à la décision de la majorité. Tu n’es pas d’accord, Jack ? »

Le jeune homme avait bien compris qu’ils touchaient là au fond du problème. S’il y avait une question sur laquelle les deux chefs s’opposaient diamétralement, c’était bien au sujet de l’avenir de la communauté. Il paraissait clair qu’Ali et les civils étaient partisans de l’exode. Jack ne pouvait que reconnaître la validité de leurs arguments. A ce qu’il avait vu et compris, la vie sur le Niels était plus proche de l’élevage en batterie que de l’existence paisible dont auraient du jouir les rescapés de pareille catastrophe. Comment ne pas partager leur désir de fuite ? Le jeune homme n’avait lui-même qu’une seule envie : sortir au plus vite de cette boîte de conserve pestilentielle.

 

Mais alors, qu’est-ce qui pouvait pousser une femme aussi intelligente que l’amirale Banks à refuser toute migration ? Voilà qui constituait le noyau des éternelles discordes entre civils et soldats. Bien malgré lui, Jack devait se ranger du côté d’Ali. Il avait pourtant beaucoup plus de sympathie pour la militaire – et s’en étonnait lui-même. Mais il devait s’en tenir à la logique : rien ne justifiait de s’éterniser dans un coin aussi dangereux.

A part précisément le fait que la zone soit à ce point hostile. Sur l’intégralité du continent, il n’existait aucun endroit où les goules soient plus nombreuses. Les données satellites fournies par Jack pouvaient même appuyer ces observations par des chiffres : sur le littoral occidental, la concentration moyenne en zombies dépassait les trois individus au mètre carré. Et les cinglés qui avaient osé s’approcher des plages avaient pu constater qu’il ne s’agissait pas des spécimens les plus inoffensifs. Impossible de nier l’évidence : au niveau du Delta de l’Ouest, l’armée de goule avait acquis une puissance inconcevable.

Puissance qui ne pouvait décemment pas être laissée sans surveillance. Pour le moment, les monstres innombrables restaient à grouiller sans but, piétinant sur place toute la journée en jouant des coudes pour capter un peu d’énergie lumineuse. Mais jusqu’à quand cela allait-il durer ? Comment savoir ce que les zombies attendaient au juste ? Que faire, si leur armée se mettait soudainement à bouger ? Qui savait de quoi était capable un tel nombre d’évolués ?

Pour toutes ces raisons, l’amirale Banks s’était fait un devoir de surveiller la horde gigantesque ; d’observer les créature se rassembler jour après jour ; d’évaluer leur nombre ; et d’intervenir si – ou plutôt quand – cela serait nécessaire. En tant que militaire et patriote, elle ne pouvait supporter de voir son pays envahi par ces monstres répugnants. Il était de sa responsabilité de tenir le front, de garder l’ennemi sous contrôle en attendant l’occasion de lui porter un grand coup.

Et contrairement à ce qu’on pouvait penser, elle en avait tout à fait les moyens. Que l’armée adverse soit aussi supérieure en nombre que dépourvue de peur ou de pitié importait peu : les goules n’étaient pas plus résistantes à la puissance de l’atome que n’importe quel soldat de l’histoire.

« Attends… c’est une blague ? balbutia Jack, les aisselles soudain très moites. Vous avez des bombes nucléaires ? En état de fonctionnement ? Ici avec nous ?

-         Hey, c’est pas une raison pour stresser ! le rassura Abernathy en riant. Aucun risque que ça pète tant que les ogives ne sont pas armées. Même en cas de choc. Et puis quand on y réfléchit, une bombe atomique, c’est moins flippant qu’une armée de zombies, non ? Personnellement, je préfère être désintégrée instantanément que me faire dévorer vivante…

-         Je sais pas trop si ça doit me rassurer… commenta le jeune homme. Donc ton plan est de balancer ces bombes sur la côte si les goules commencent à s’agiter ?

-         Ou bien une fois qu’elles seront suffisamment nombreuses pour que ça vaille le coup.  Une belle façon de conclure l’histoire de ce porte-avion…

-         Et la notre avec ! fit remarquer Ali. Le Niels est beaucoup trop près de la côte pour résister aux ondes de choc. Mais ce n’est pas ce qui empêchera notre amirale d’appuyer sur le bouton si elle le juge nécessaire. N’est-ce pas ? Tu es complètement obsédée par les goules, Abbie. Je sais que pour vous, les militaires, il doit être encore plus difficile d’accepter la défaite. Mais tout est bel et bien fini. Nous avons perdu. Protéger les survivants est plus important que de venger ceux qui sont morts. Il serait temps de le comprendre… »

Encore une fois, Jack ne pouvait que soutenir le maire. En ces temps chaotiques, les vies humaines étaient beaucoup trop rares pour les risquer ainsi. La principale priorité de tout groupe de survivant devait logiquement être de rester vivant. Ali l’avait bien rappelé : la guerre était finie depuis longtemps. A vrai dire, sans doute n’avait-elle jamais commencé. Pour Jack, l’épidémie goule tenait plus de la catastrophe naturelle que de l’affrontement avec un peuple hostile ; même si sa récente rencontre avec le zombie Lyons lui avait démontré que les créatures avaient de plus en plus tendance à devenir des « ennemis » au sens propre du terme. 

Oui, si les vies de deux cent personnes n’avaient pas été dans la balance, le jeune homme n’aurait pu qu’approuver la mission dont s’était astreinte Abernathy. Lui mieux que quiconque ressentait la menace de l’armée goule. Il aurait été fou de ne pas reconnaître l’importance d’une surveillance constante. Et l’emploi de mesures aussi drastiques que la force nucléaire résoudrait une bonne partie du problème zombie sur la Mater. Combien pourraient ainsi être éliminés ? Soixante-dix pour cent ? Plus encore ? Comment ne pas être tenté par une telle opportunité ? A condition cependant de se trouver assez loin pour admirer le spectacle sans finir en bouillie radioactive.

 

Jack sentait que la solution était proche. Ni Abbie ni Ali n’avaient tort ; ils avaient donc tous les deux raison. D’où leurs constantes difficultés à s’entendre. Pour quelqu’un venant de l’extérieur, il ne semblait pourtant pas difficile d’établir un compromis. En effet, plutôt que de se lancer aveuglément dans une voie ou dans l’autre, pourquoi ne pas choisir de suivre les deux routes ? Qu’est-ce qui empêchait les nielsiens de se préparer à un exode massif, tout en se tenant prêts à bombarder les goules au moindre mouvement de troupes ? En coordonnant efficacement les tâches, il y avait sur le porte-avion largement assez de main d’œuvre pour satisfaire les deux objectifs.

« Je ne suis pas ici depuis assez longtemps pour être certain de la situation, conclut le leader genesien. Mais depuis le temps que j’étudie les goules, je commence quand-même à connaître certaines de leurs habitudes. Et s’il y a bien une chose que je sais, c’est que ces saloperies réussissent toujours à nous surprendre. J’ignore pourquoi elles restent à attendre sur la côte, mais c’est clair que ça ne sent pas bon. Tôt ou tard, il va se passer quelque chose… Et à ce moment là, il faudra être prêts. Prêts à intervenir, et prêts à partir.

-         Ça me semble envisageable… admit Ali Minami, réfléchissant intensément. A condition de réussir à organiser tout ça.

-         Faudra que mes hommes forment des civils… songea Abbie. Si on constitue des équipes mixtes, ça devrait gagner du temps…

-         Tout ça, c’est votre problème, déclara Jack, heureux de voir que ces deux là consacraient enfin leur énergie à autre chose que leurs éternelles disputes. Un gouvernement, c’est une administration avant tout. Il vous reste juste à répondre à une question : où aller ? Vous savez où nous nous rendons, mon groupe et moi. Et vous savez aussi d’où nous venons. Ça vous fait déjà deux possibilités de destination. »

Tout en leur laissant une infinité d’autres choix. Il y avait là matière à réflexion. Si les moteurs du Niels pouvaient vraiment être remis en fonction, les survivants pourraient  s’installer ou bon leur semblait sur la planète. Peut-être même que les genesiens seraient intéressés par un exode vers une éventuelle île lointaine, si le porte-avion pouvait se permettre un léger détour. Tout dépendait maintenant de ce que les nielsiens allaient décider.

Abbie et Ali allaient avoir fort à faire pour informer leurs concitoyens et mettre en place une organisation digne de ce nom…

 

« Tu aurais dû essayer de les convaincre de nous emmener sur la Filia, fit remarquer Kenji à Jack une fois l’entretien avec les deux chefs terminé. Avec un moyen de transport pareil, on serait certains d’arriver à destination…

-         Rien n’est moins sûr, tu sais, soupira son leader. D’après les dernières infos envoyées par Mitch, c’est toujours la quarantaine chez les filiens. Il y a des chances pour qu’on se fasse refouler…

-         Raison de plus pour y aller en porte-avion blindé !

-         Je l’ai mentionné, ça devrait suffire. Ali est un politicien. Difficile de manipuler ces mecs-là. Si on lui force la main, il risque de se rétracter. Mieux vaut les laisser aboutir à leur propre conclusion. Et d’un point de vue personnel, je me sentirais plus serein sans avoir à surveiller deux cent personnes pendant la traversée… »

D’autant plus qu’il existait probablement d’autres moyens de parcourir les quelques milles kilomètres d’océan les séparant du continent rescapé. Durant l’épuisante nage vers le Niels, Jack avait repéré quantité d’embarcations relativement intactes, du simple zodiak au riche voilier de plaisance. Devant le refus d’Abernathy d’organiser la migration, les nielsiens avaient visiblement entrepris de se débrouiller eux-mêmes, rassemblant autour du porte-avion tous les navires pouvant servir à évacuer les familles. Si certains avaient grand besoin de réparations avant de se lancer dans un voyage quelconque, d’autres semblaient en revanche prêts à prendre le large.

Mais peut-être était-il plus sage de s’en assurer avant de songer à une quelconque réquisition. Qui savait quels dangers le groupe allait affronter durant la traversée ? Jack pourrait sans doute trouver dans la communauté quelqu’un capable de lui dire quel bateau leur offrirait les meilleures chances. A vrai dire, le jeune homme était impatient de discuter avec les gens d’ici. Depuis le temps qu’ils voyaient les goules arriver, ceux-ci avaient assurément un tas de choses à lui apprendre. Peut-être se montreraient-ils moins craintifs maintenant que Jack et Kenji n’étaient plus escortés par l’amirale.

 

N’ayant aucun doute sur leurs capacités à retrouver le chemin menant au pont extérieur, les deux samouraïs s’éloignèrent du bureau du maire, et prirent cette fois le temps de regarder autour d’eux. Pour constater qu’il n’y avait hélas pas grand-chose à voir. Etonnamment, la plupart des couloirs semblaient déserts. Jack supposa que la plupart des gens étaient encore endormis : comme chez Darius le cannibale, les survivants avaient adopté un rythme d’activité opposé à celui des goules. Les humains qui vivaient assiégés par les zombies devenaient inévitablement des créatures nocturnes, se reposant le jour, ne s’activant que pendant la période de sommeil des prédateurs.

Ouvrant discrètement les portes de quelques cabines, Jack put constater qu’il avait vu juste : partout des gens assoupis, en train de ronfler, de grommeler dans leurs rêves ou de baver en songeant à une assiette chaude. Souvent en tenues légères pour supporter l’atmosphère étouffante, parfois tassés à plus de huit dans la même pièce, pataugeant toujours dans une humidité crasseuse et malodorante. Jack ne s’attarda pas devant ces scènes : si les nielsiens ne semblaient pas gênés de se montrer dans un tel état, ceux réveillés par le jeune homme ne faisant pas mine de se cacher, il était tout de même quelque peu dérangeant de voir des êtres humains accepter de vivre dans des conditions aussi sordides. Déchets, poussière, crasse : les murs d’acier suintaient littéralement, faisant de l’intérieur du Niels un environnement aussi étrange que repoussant. Entre l’aspect humide, presque organique des parois, l’odeur fauve et âcre qui imprégnait chaque objet et le murmure incessant des respirations, Jack avait l’impression de se trouver à bord d’une créature marine aussi titanesque que putréfiée.

Oui, on aurait presque pu croire que le Niels lui-même avait été zombifié. Inutile de préciser que l’idée d’y dormir n’enchantait pas le jeune homme. En tant que scientifique, il frémissait en imaginant les millions de virus et de germes qui devaient traîner dans cette fange. Il comprenait que le nettoyage ne soit pas la principale priorité des habitants. Mais à ce point ! Depuis combien de temps avaient-ils abandonné tout entretien ? Jack n’avait même pas envie de le savoir. Comment pouvait-on laisser se dégrader ainsi son environnement de vie ? Comment ces gens supportaient-ils de se vautrer dans leurs saletés, de laisser leurs enfants crapahuter dans la moisissure, de respirer constamment cet air vicié ? Et ces seaux malodorants et remplis de liquide, à l’entrée de chaque cabine ? Le jeune homme doutait qu’ils soient vidés chaque jour. Le Niels ne méritait même pas le statut de bidonville : c’était une véritable porcherie.

Cette totale absence d’hygiène prouvait que les rescapés étaient au bout du rouleau. Ils n’attendaient plus rien du lendemain, étaient même incapables de s’imaginer un avenir. Comme tant d’autres survivants, ils avaient perdu tout espoir de retrouver un jour le bonheur. L’arrivée de Jack et de ses joyeux gaillards prouvait cependant qu’il était possible de vivre et de s’épanouir dans les terres infectées. Peut-être que les nielsiens finiraient eux-aussi par goûter au plaisir de reconstruire une société digne de ce nom. Les genesiens seraient assurément très heureux de les accueillir dans leur utopie s’ils décidaient de se joindre à eux.

« On ferait bien de leur demander quand-même leur avis, fit remarquer Kenji. Si la population de Genesia double d’un seul coup, ça risque de poser des problèmes…

-         On a encore largement le temps d’y penser, assura Jack. Inutile de tirer des plans sur la comète tant que les nielsiens n’ont pas décidé où aller…

-         Ouais. En tout cas, à leur place, je resterai loin au large. Ce porte-avion a beau être solide, les goules n’auront aucun mal à percer la coque…

-         C’est vrai ça… S’ils passent trop près des côtes, des zombies risquent de réussir à s’infiltrer à bord. Sans parler des oiseaux et autres bestioles. Il faudrait réfléchir à un moyen de les éloigner…

-         Ou bien de camoufler le bateau. De le rendre invisible aux yeux des goules.

-         Un peu comme dans le retour du Ghoul-Buster ?

-         Précisément. »

 

 

 

 

Comme vous l'avez sans doute compris, le prochain chapitre racontera une nouvelle aventure de votre super-héros / chasseur de goule préféré ! Bon, j'espère que ça ne tombe pas trop comme un cheveu sur la soupe, parce que ce n'est pas vraiment ce que j'avais prévu à la base (mais finalement, c'est très bien ainsi).

Comme les précédents, ce petit interlude super-héroïque devrait donc faire à peu près la taille d'un chapitre de Fragma. En effet, je n'aurai sans doute pas le temps d'écrire un chapitre aussi long que d'habitude pour lundi prochain.

 

Car comme je vous l'ai déjà annoncé, je participerai le week end prochain au festival de la 25ème Heure du Livre du Mans (72) ! Pour ceux qui auraient envie d'y faire un tour, je serai sur le stand de la librairie l'Atalante, qui se trouve tout de suite à gauche en entrant dans le salon ! Il y aura normalement d'autres auteurs spécialistes de la SF / horreur / fantasy, dont certains assez connus (Pierre Bordage par exemple).

 

N'hésitez donc pas à passer me faire un petit coucou et/ou vous faire dédicacer vos exemplaires de Ghoul-Buster ! Bien entendu, il y en aura à vendre. J'ai aussi prévu de distribuer gratuitement la nouvelle de "La princesse et les zombies", avec un joli titre enluminé par Tistoulacasa. Ah oui, je porterai le premier t-shirt officiel Ghoul-Buster (méga-classe) ! Alors venez nombreux (enfin pas trop quand-même, je suis pas fan du bain de foule).

Publié dans Chapitres

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tistoulacasa 05/10/2011 08:06


YEAH ! Jpasserai évidemment te voir à ton stand même si mes exemplaires sont déjà dédicac"s ;)

Jverrai si ce nouvel épisode du Ghoulbuster m'inspire un ptit truc (et si j'ai le temps...)

A+