Chapitre 27 : journal de Jack

Publié le par RoN

Observatoire de Talante, an 2, mois 2, jour 9

 

J’écris ces lignes à plus de 3500 mètres d’altitude. Non pas que cela ait une réelle importance. Mais se trouver si haut, au sommet de la Chaîne Platte, offre une certaine ivresse, un sentiment de puissance, de pouvoir. Comme si nous étions intouchables, loin au-dessus de la désolation qui règne sur le continent. Mais ce n’est hélas qu’une impression.

Comme à Genesia, la sécurité n’est que relative. Une nuée d’oiseaux-zombies pourrait très bien nous tomber dessus d’un instant à l’autre. Du ciel, les lumières de l’observatoire ne doivent pas être très discrètes. C’est pourquoi Kenji et moi avons décidé de veiller cette nuit, histoire que nos camarades puissent dormir sur les deux oreilles. Avec tout le travail qui les attend, Mitch et son équipe ont bien mérité un peu de repos.

Nous rendre jusqu’à l’observatoire nous a pris une bonne journée. Même sans rencontrer la moindre goule, ça n’a pas été une partie de plaisir. On a pu faire les premiers kilomètres en voiture, mais la route est rapidement devenue encombrée. Visiblement, un paquet de gens ont eu l’idée d’aller se réfugier dans les hauteurs quand l’infection a frappé Talante. Malheureusement, ça na pas dû beaucoup les aider. La plupart des véhicules sont vides de tout cadavre et présentent des fenêtres brisées, signe que les goules ont finalement réussi à choper les fuyards. Mais c’était il y a un bout de temps. Plus le moindre signe de vie aujourd’hui. Des centaines de carcasses de tôle bloquant le passage, voilà tout ce qui reste. Tout ça pour dire qu’on s’est finalement tapés les trois quarts du chemin à pied, chargés de kilos de vivres et de matériel. Ça n’a pas eu l’air de déranger Kenji outre-mesure, mais nos geeks de service n’ont pas arrêté de se plaindre.

Du moins jusqu’à ce qu’on arrive. Dès que l’observatoire a été en vue, Mitch et Rick ont détallé comme des lapins. A croire qu’ils n’avaient pas si mal aux pieds que ça… Enfin, il faut bien avouer que la station a de la gueule : des installations au top de la technologie ; un télescope aussi neuf que monumental ; une parabole de la taille d’une piscine. J’en oublie, mais Mitch a passé une bonne heure à s’extasier en nous décrivant tout ce qu’on pouvait trouver ici. Et la plupart du matériel est en parfait état de fonctionnement. Aucun problème d’électricité, je suis visiblement venu ici pour rien. Les seuls points noirs sont une odeur de pourriture assez tenace, et les vitres du bâtiment, fracturées pour la plupart. Mais Kenji et moi avons évacué les quelques cadavres putréfiés qui empuantissaient l’atmosphère, et nous colmaterons les fenêtres demain, avant que je reparte.

Je croise les doigts pour que Mitch réussisse à tirer des informations des satellites militaires. Si le retour de Saul a permis de répondre à pas mal de questions, il en a également soulevé beaucoup d’autres. Nous ne savons toujours pas si l’infection a touché l’intégralité du globe, ou bien seulement notre continent ; nous ignorons pourquoi les goules semblent se déplacer vers l’ouest ; et ce qui me préoccupe surtout, c’est de ne pas savoir ce qui se passe autour de Genesia. Des millions de goules pourraient encercler la Chaîne Platte, nous ne le découvririons que quand elles se décideraient à attaquer. Sommes-nous aussi bien cachés que nous le pensons ? J’aimerais tellement en avoir la confirmation…

 

 

Genesia, an 2, mois 2, jour 11

 

De retour dans notre chère ville. Kenji a décidé de rester à l’observatoire, à la grande joie de Mitch et son équipe. Un tueur de goule et un bon kilo de buster-weed : avec ça, ils n’ont pas grand-chose à craindre. C’est la pauvre Faye qui risque de ne pas être très heureuse. D’après Mitch, il va falloir au moins deux ou trois semaines pour récupérer et traiter les données des satellites d’observation. Si Kenji reste là-bas tout ce temps, il ne faudra pas qu’il s’étonne si sa femme va voir ailleurs…

En tout cas, Aya et Gina étaient sacrément contentes de me revoir. La nuit qu’elles m’ont fait passer n’a pas été de tout repos… Il faut dire que je leur ai rapporté un cadeau qu’elle n’oublieront pas de sitôt : un lièvre de près de quatre kilos, que j’ai réussi à choper en redescendant de l’observatoire. Inutile de préciser qu’on s’est bien fait plaisir. Depuis le temps qu’on avait pas mangé de viande fraîche… Rien que d’y penser, j’en ai encore l’eau à la bouche. Les animaux sont encore trop rares pour être chassés de façon intensive, mais en se débrouillant bien, on pourrait réussir à en capturer et à les élever. Il faudra que je propose ça lors d’une prochaine réunion…

 

 

Genesia, an 2, mois 2, jour 15

 

Aujourd’hui a eu lieu l’assemblée générale hebdomadaire. La session a duré plus de trois heures, et les débats ont été pour le moins animés. Sans doute en partie par la faute de Krayzos, qui a fait son grand retour dans la vie publique. A croire que passer son temps à sniffer du speed ne lui suffit plus. Quoi qu’il en soit, j’en ai pris pour mon grade.

Les genesiens me reprochent toujours de n’avoir pas su prendre les bonnes décisions lors de la dernière attaque de goules. Je ne les en blâme pas, mais qu’ils laissent ce salopard de Krayzos utiliser leur peur pour les manipuler me rend malade. Notre cher ex-président n’a rien trouvé de mieux que de proposer la mise en place d’un « comité d’urgence » pour faire face aux « situations de crise ». Si la communauté est en danger, tout débat sera mis en suspens, et le pouvoir décisionnel reviendra à une personne unique, de façon à pouvoir réagir rapidement et efficacement.

Il faut bien admettre que ce n’est pas totalement une mauvaise idée. Mais comme je l’ai expliqué à mes camarades, ce genre de loi peut également être très dangereuse. Remettre le sort de la communauté toute entière dans les mains d’un seul individu est un pari risqué. Personne n’est à l’abri d’une erreur ; un leader, même habitué à diriger un groupe, ne peut pas penser à tout. Opposer ses idées à celles des autres est la seule manière d’avoir une vision d’ensemble.

Sans parler des éventuelles conséquences sur notre système de société. Qu’appelle-t-on exactement une « situation de crise » ? Et comment être certain qu’une fois le danger passé, le chef remettra son pouvoir dans les mains des citoyens ? Dans le monde d’avant l’épidémie, combien de dirigeants se sont servis de telles lois pour se saisir de « pouvoirs exceptionnels », et transformer de façon tout à fait légitime une démocratie en régime dictatorial ? Renoncer à la liberté au profit de la sécurité, voilà une erreur que firent bien des peuples durant l’histoire de l’humanité. Et la plupart s’en mordirent les doigts.

Aya et pas mal d’autres n’ont pas manqué de me soutenir. Mais rien n’y a fait. Les genesiens ont décidé d’adopter cette proposition, à la grande joie de Krayzos. Mais pas bonheur, ils n’ont pas poussé la folie jusqu’à placer ce dernier sur le trône. C’est le général Hadida, enfin sur pied après une bonne semaine de convalescence, qui a été élu « leader d’urgence ». Espérons qu’il saura faire preuve de sagesse, et n’abusera pas de ce pouvoir…

 

J’ai pensé à parler à mes camarades de la possibilité d’élever des animaux. Si la perspective de consommer à nouveau de la viande en a réjouit plus d’un, on ne peut pas dire que cette proposition soit au sommet de la liste de nos priorités. Et pour cause : il faudrait beaucoup de temps et de travail avant de pouvoir fournir des protéines animales à tout le monde. Or la plupart des genesiens considèrent qu’ils consacrent déjà largement assez de temps à l’agriculture. J’en connais pourtant beaucoup qui ne font que le strict minimum, et ne passent jamais plus de deux ou trois heures dans les champs… Un choix certes critiquable, mais qu’on ne peut leur reprocher.

Bref, le projet du vieux Claireau concernant la mise en place de serres pour varier un peu les cultures a déjà suffisamment de mal à se lancer. Il faudra attendre encore avant de pouvoir élever nos vaches, cochons, poules et lapins…

 

 

Genesia, an 2, mois 2, jour 18

 

Cela fait maintenant une dizaine de jours que nous avons rétabli l’électricité domestique, et nous n’avons toujours pas eu de nouveau problème de goule. Soit l’intensité lumineuse est trop faible pour qu’elles nous détectent, soit la horde qui nous a attaqué constituait un cas isolé. Si ce que Saul a raconté est vrai, la plupart des zombies doivent avoir migré à l’ouest du continent. Ce qui signifierait que les territoires de l’est sont désormais sécurisés. On ne le saura pas avant d’avoir obtenu les images satellites.

Via la radio, j’ai passé une bonne heure à discuter avec Mitch de la progression de leurs travaux. Je n’ai pas compris la moitié de son charabia d’informaticien, mais apparemment, ils ont déjà réussi à obtenir une certaine quantité de données. Comme on l’espérait, les satellites militaires ont continué à fonctionner de façon autonome, et avec les codes fournis par Hadida, Mitch n’a pas eu beaucoup de mal à en prendre le contrôle. Reste maintenant à analyser la montagne d’images récupérées, ce qui représente visiblement un travail considérable. Mitch et Rick essaient de mettre au point des programmes sensés leur faciliter la tâche, mais ils ne pourront pas nous fournir de résultats exploitables avant une bonne quinzaine de jours.

 

 

Genesia, an 2, mois 2, jour 21

 

Aujourd’hui, les « ninjas de Gook » se sont enfin décidés à s’installer avec le reste de la communauté. Il n’a pas fallu longtemps à ce vieux Saul pour renouer ses liens avec Strychnine, mais ses camarades ont mis un certain temps avant de se sentir vraiment à l’aise avec les genesiens. Nous ne sommes pourtant pas bien méchants. Mais après un an d’horreur dans les terres infectées, il doit être difficile de baisser sa garde.

Ce qui ne les empêche pas de s’intégrer progressivement, sans qu’aucun incident ne soit à déplorer. Rares sont ceux qui refusent encore de laisser leurs armes au vestiaire, et la plupart ne craignent plus de se balader sans leurs combinaisons ignifugées. Ils participent au travail dans les champs avec enthousiasme, aident les genesiens lors des entraînements collectifs, et festoient comme si le lendemain ne devait jamais arriver. J’ignore quelle quantité de buster-weed a été fumée lors de la soirée d’hier, mais on a certainement dû battre des records…

 

Et ce matin, tous ont rejoint le quartier d’habitation et s’y sont choisi une maison. La plupart ont décidé de rester entre eux, en groupes de trois ou quatre personnes, ce qui est parfaitement compréhensible. Tôt ou tard, ils finiront probablement par accepter les invitations de nombreuses genesiennes esseulées, qui ne lésinent pas sur les moyens pour s’attirer les faveurs de ces gaillards tout en muscles et cicatrices.

La concurrence est sacrément rude entre toutes ces célibataires contraintes de partager les mâles. Beaucoup ont repris l’habitude de se battre en duel pour déterminer qui aura la priorité sur untel ou untel, et si ces combats sont toujours très divertissants, ils ne se terminent pas toujours par une poignée de main. Hier, une mauvaise perdante à essayé de prendre sa revanche de manière fort peu loyale, se jetant sur son adversaire pour essayer de l’étrangler alors que l’arbitre avait ordonné la fin du combat. Espérons que ce genre de rivalités ne s’enflammera pas de manière incontrôlable. Je suis fier de pouvoir dire que la plupart des genesiens sont des gens sages et intelligents ; mais quand il s’agit de sentiments, nous redevenons tous de stupides gosses…

 

Il y en a au moins deux qui ont réussi à mettre de côté leurs rancunes respectives. Contrairement à ce qu’il avait promis, Gook n’a pas essayé d’en remettre une couche à Hadida lorsque celui-ci a été sur pied. Et le général, qui a pourtant passé plusieurs jours à l’infirmerie, n’a pas manifesté le moindre ressentiment envers notre ingénieur. Il paraît même que ces deux-là passent pas mal de temps ensemble, à travailler sur un certain « projet hélice », dont ils refusent de parler à qui que se soit. Je suis curieux de savoir ce qu’ils nous préparent… En tout cas, ça fait plaisir de voir qu’ils ont fait table rase du passé.

 

 

Genesia, an 2, mois 2, jour 26

 

Aujourd’hui, je me suis fait passer un savon par Gina. Il paraîtrait que nos gosses jouent à des jeux-vidéos trop violents… Franchement, je ne vois pas trop en quoi cela constitue un problème. Après toutes les atrocités qu’ils ont déjà vécues, comment pourraient-ils être choqués par des horreurs virtuelles ? Cela leur permet au contraire de jouer aux héros sans courir de danger, d’affronter leurs cauchemars en ayant les moyens de se défendre. Je n’ai pas été étonné de constater qu’un de leurs jeux préférés met en scène une bande de mercenaires luttant contre des hordes de zombies. Ceux-ci ressemblent plus aux cadavres putréfiés qu’on pouvait voir dans des tas de séries B qu’à de vraies goules, et sont bien moins coriaces. Gina dit que ça risque de leur faire perdre le sens de la réalité. Je crois plutôt que ça la dérange de voir ses protégés passer autant de temps à s’éclater sur leurs consoles.

Mais bon, je me suis plié à sa volonté et j’ai passé l’après-midi avec les enfants, histoire de m’assurer qu’ils ne jouent pas à des trucs trop gores. Ça m’a permis de faire plus ample connaissance avec la petite Tricia, qui squatte généralement notre sous-sol avec le reste de la bande. Je ne suis pas psychologue, mais j’ai vraiment une impression étrange avec cette gamine. Elle a beau se la jouer timide et naïve, je sens bien qu’elle est beaucoup plus intelligente qu’elle ne le laisse savoir. Cela saute immédiatement aux yeux quand on la regarde jouer. Du simple jeu de plate-forme au RPG le plus complexe, elle comprend instantanément son rôle et est capable de mettre au point des tactiques qui ne laissent aucune chance aux autres gosses.

Même chose quand on essaie de discuter avec elle. Elle ne vous regarde jamais dans les yeux, aligne rarement plus de deux ou trois phrases, mais fait pourtant preuve d’une maturité et d’une intelligence assez perturbantes. On a presque l’impression d’avoir affaire à une adulte dans le corps d’une enfant.

Mais après tout, ça n’a rien de bien étonnant. Saul m’a raconté que quand il l’a trouvée, elle était dans un tel état de confusion et de terreur qu’elle avait essayé de s’offrir à lui en échange de sa protection. Nous vivons dans un monde foutrement cruel, qui n’épargne l’innocence de personne. C’est malheureux, mais nos gosses seront adultes avant d’être adolescents…

 

 

Genesia, an 2, mois 3, jour 2

 

J’essaie de consacrer chaque jour un peu de temps à mes recherches sur la buster-weed et ses interactions avec la Ghoulobacter. Ce qui est beaucoup plus facile maintenant que nous possédons l’électricité. Marie et moi nous sommes partagés les différents axes d’étude : Samuel et elle continuent leurs expériences sur Lydia, essayant de perfectionner la façon de lui administrer son traitement et de déterminer de quelle façon la bactérie agit sur son cerveau ; pour ma part, je tente de savoir par quel processus la buster-weed parvient à éliminer la Ghoulobacter. De cette manière, nos travaux sont complémentaires : tout progrès réalisé de mon côté la fait avancer, et réciproquement. 

Même en utilisant des ordinateurs, microscopes électroniques, séquenceurs ADN et toute machine pouvant nous faciliter la tâche, cela représente un travail gargantuesque. Pour donner une idée du merdier dans lequel on se débat, j’essaie en ce moment de déterminer quel gène ou quelle interaction de gènes est responsable de la toxicité de la buster-weed vis-à-vis de la Ghoulobacter. Sachant que ma marijuana modifiée est un cocktail génétique de près d’une douzaine de plantes différentes, je vous laisse imaginer le nombre de tests que je dois effectuer. En gros, je dois faire le travail inverse de celui qui m’a amené à la création de la buster-weed : décomposer la souche originale en de multiples sous-espèces, essayer de faire pousser les plantes ainsi obtenues, et voir si elles permettent de détruire la bactérie.

Si les résultats de ces expériences sont extrêmement intéressants, les obtenir demande énormément de temps, et est assez rébarbatif. Mais qui sait, cela me permettra peut-être de mettre au point une nouvelle variété de buster-weed (quoi que j’aie du mal à voir comment je pourrais l’améliorer encore).

 

De toute manière, j’ai maintenant des apprentis, à qui je ne manquerai pas de refiler les tâches qui m’ennuient le plus (du moment qu’elles ne nécessitent pas de compétences trop pointues). Ce matin, Pierre et Roland ont en effet débarqué au laboratoire, et m’ont solennellement demandé de faire d’eux mes disciples. La bonne blague ! Comme s’ils avaient le niveau scientifique requis ! Ce à quoi ils m’ont répliqué qu’ils ne risquaient pas d’apprendre quoi que ce soit d’utile dans ce domaine avec Gina. Marie ayant déjà entrepris de former sa copine Mickie et ne souhaitant pas particulièrement avoir deux ados collés à ses basques, je suis apparemment le seul à pouvoir leur enseigner la biologie et les sciences associées.

Devant ces arguments, je n’ai pu qu’accéder à leur demande, et ai donc entrepris de leur transmettre mon savoir. Cela va sans soute me faire perdre beaucoup de temps au début, mais vaut probablement le coup à long terme. A condition qu’ils ne baissent pas les bras trop vite. Ils ont beau avoir l’air motivés, ils déchanteront sans doute en prenant conscience de la montagne de connaissances qu’ils ont à engranger…

 

 

Genesia, an 2, mois 3, jour 7

 

Ça y est. Bordel, ça y est ! On a reçu un appel de Mitch dans la soirée, et il nous a confirmé ce qu’on espérait : leurs travaux sont finis. Son équipe et lui ont récupéré toutes les données dont ils avaient besoin, et les ont traitées pour les rendre exploitables. Mitch ne nous a donné aucun détail, refusant de parler avant d’être de retour à Genesia. Mais d’après l’excitation que j’ai perçue dans sa voix, je sais qu’il sait. Il sait ce qui se passe dans le reste du monde.

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tistoulacasa 06/04/2011 08:30


manière interessante de faire avancer le récit...


Tagazok 18/03/2011 22:09


Et bien soit, j'attends ! Bonne continuation ;)


Tagazok 18/03/2011 12:16


Je comprends parfaitement ton point de vue mais, au stade où tu en es arrivé, ne serait-il pas possible de réintégrer (d'une manière que ton imagination fertile saura débusquer)quelques vrais
zombies ? ^^


RoN 18/03/2011 19:10



Encore un peu de patience, mon ami ^^



Tagazok 18/03/2011 00:04


C'est peut être subjectif mais je trouve que tu as complètement dénaturé le zombie. Un mort-vivant c'est un homme puant et déchiqueté, pas un grizzli glabre et noirâtre. Inutile de continuer à dire
que tu écris une histoire de goules, ce n'est pas vrai. C'est un roman de... bestioles évoquant vaguement des crevettes géantes à l'épiderme sombre ? Évidemment c'est original, on ne peut pas te
l'enlever, mais personnellement je préfère les bon vieux zombies à la Resident Evil !


RoN 18/03/2011 02:11



Ce que tu dis n'est ni tout à fait vrai ni tout à fait faut.


On ne peut en effet pas dire que le terme de zombie s'applique encore à ces créatures, même si ce mot est encore employé dans le roman par habitude.


En revanche, le terme de goule convient relativement bien. Il s'applique généralement à des humains ressucités qui se nourissent d'autres hommes. Bien souvent, on fait l'approximation de croire
que ce mot est un synonyme de zombie, qui est généralement un mort-vivant, un cadvre putréfié comme tu dis. Pour plus d'informations sur le mot "goule", je te conseille d'aller voir sur
wikipedia, tu y trouveras de nombreuses définitions ; dont celle de Lovecraft, je j'aprécie particulièrement : "des nécrophages capables d'absorber les souvenirs de leur « repas » et de prendre son aspect pour un temps limité."


Après, tu as parfaitement le droit de préférer le style Resident Evil. Mais pour enrichir l'histoire, j'ai jugé qu'il était préférable de faire en sorte que les "zombies" de départ deviennent de
plus en plus coriaces, de plus en plus dangereux.



Arty 17/03/2011 17:01


Eventuellement une nouvelle variété de weed a l'horizon? J'imagine bien la création de diférentes variétés avec des capacités particulières sur les ghoules, l'équivalent IRL des grenades spéciales
en quelque sorte.